26/08/2009
Ich bin ein berliner

Dans la ville génocidaire, coupée et réunie nous sommes partis.
L'amant complice, ni le dominant ni le très membré.
L'amante amie, ni l'inconnue ni l'amoureuse.
Sur un vélo à travers la ville,
en envie de nos autres vies
nous avons ri, tu as pleuré, je t'ai serrée.
Nous nous sommes embrassés sur la Karl Marx strasse
Le mur est tombé, sous les pavés la plage, derrière la brèche la Jamaïque.
Berlin plage sur la Spree, havre de ta tempête.
Le taxi t'a emportée vers tes orages.
Moi, dans le bordel d'une vie schizophrène, je me réfugie au plus célèbre bordel de la ville.
Les filles défilent et je fixe les mots
Les filles me fixent et je me défile de mes maux.
Je ne peux retenir l'eau de mes mains percées.
Je ne peux qu'en écrire le goût.
Mots souvenirs et aiguillons d'autres à venir.
écrire le désir et désir d'écrire.
J'aime y penser dans le stupre de ma décadence
pendant qu'une main caresse mon intime.
19:20 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (45)
