02.11.2009

En deuil de nos ébats

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Les mots me manquent pour te dire que tu me manques. 
Le plaisir de tes lignes matinales s'est envolé, mon ciel c'est voilé. 
Ce t'était rien et m'était tout, 
Un peu de vie dans l'eau de mon ennui, le trouble d'une envie. 
Je jette ces mots comme une pelletée de terre sur la tombe de nos échanges, 
sans fleurs ni cérémonie, je fais le deuil de nos furieux ébats. 
Le crêpe et le noir pour condoléances de la rage de nos corps. 
Ni pleureuse, ni sanglot mais ton nouveau bonheur pour glas de nous deux. 
En échos mourants résonnent tes mots d'amour. 
En murmures me reviennent tes reproches sur mes retenues. 
Sourire de cette mémoire. 
Sonne ton appel, bris de ton silence. 
Rires de comprendre qu'il est intéressé. 
Va et soit heureuse.

Cela est le jeu, j'en connais les règles. 
Légères comme une catin, 
douloureuses comme une mater dolorosa, 
mais aussi brûlantes que ton cul désormais à mes oreilles silencieux.

13.10.2009

paul Eluard en main

 

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max ernst - nush - paul eluard
photo de lee miller

 

 

 

Un livre de Paul Eluard en main,

je t'ai vue.

Le même sourire, le nez rond et l’œil pétillant.

Je t'ai vue et je me suis souvenu.

Le bruit de nos pas dans la ville.

Le bruit de la pluie sous nos rires.

Combien de temps maintenant et toujours ce sortilège.

Nous n'étions pas faits l'un pour l'autre

et pourtant j'ai aimé nos instants.

Ils se sont éloignés vers d'autres horizons.

Pas de nostalgie mais une immense tendresse,

et le bonheur de ce souvenir dans le visage de cette inconnue.

Instants avec toi dans cette librairie si loin de toi.

Son amoureux est venu et tu as disparu,

ce n'était plus qu'un joli couple qui avait chassé ton fantôme.

J'ai payé le livre et écrit ces lignes,

pour rester encore avec toi le temps de ces mots.

 

 

 

28.07.2009

Lettre de grâce

 

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Madame,

Je vous adresse ce mot comme l'on dépose un recours en grâce.

Je sais que je suis condamné à la peine suprême, je ne referai pas ma vie et ne plaiderai pas l'absence de mes fautes passées.

Oui je fut un coquin, oui mes ébats furent donnés en lectures bloguesques.

Mais est-il digne en ce début de millénaire de perpétuer encore un châtiment digne des temps obscurs?

Le sang  ne lave plus depuis bien longtemps alors pourquoi imposer de faire bouillir le mien ?

Je sais vos considérations. Vous êtes une femme mariée, mais imaginative, alors vous ne pouvez pas accéder à mon placet.

Je suis un libertin, et vous ne voulez pas d'un amant qui expose ses conquêtes dans l'indécence de mots, même choisis.

Mais de grâce, mesurez les dégâts de vos résolutions sur ma personne.

Je ne vis plus, je ne dors plus sans votre fantôme, vous me possédez comme vous possédez les mots des textes que vous domptez.

Je suis un envoûté, un zombie à vos ordres.

Or ceux-ci sont des plus cruels qu'il soit puisqu'ils ne me disent pas « faites-moi jouir ».

J’ose pourtant pressentir que mes mots vous envoûtent, et espère que vous luttez de façon bien plus grande encore contre votre envie.

Alors je vous dis, Madame, le temps passe, il détruit tout ce qu'il touche. Acceptez l'éternité d'un souvenir d'une étreinte désirée.

Acceptez de céder à vos désirs, et rejoignez-moi dans cette couche adultérine qui nous transportera vers l'océan de nos désirs.

Madame, de grâce, acceptez moi en vous.

Je vous prie de me croire votre plus attaché,

 

Waid

 

 

19.07.2009

retour sur terre

 

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En bas la terre.

En haut le ciel bleu.

A 800 km/H , au dessus des nuages,  je rentre.

Mes yeux pleurent,

ils ne m’obéissent plus ...


09.07.2009

24 H

 

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24 h sans nouvelle de toi 

je manque de toi

je n'ai pas bandé depuis 24 h

je n'entends plus ta voix

4 fois 24 h et je serai avec toi

24 h à bander pour ton émoi


 

 

05.07.2009

désolé Audrey

 

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Désolé Audrey mais je crains ne devoir retenir aussi samedi votre amie.

Il me semble que notre appétit mutuel ne pourra être rassasié en une seule aprés midi.

Bien que ne soyons tous deux point affamés, le menu annoncé s'avère festin , avec les digestifs nécéssaires.

Comment me faire pardonner ?

Une glace rue de Seine , peut être ...

 

 

24.06.2009

Trois heures du matin

 

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(jacques-wisman)

 Je sors, il est trois heures du matin, il n'y a  rien, ni ciel, ni fenêtres, ni vent, ni chats, absolument rien que le sentiment de plénitude et cette brûlure entre mes jambes.

19.06.2009

Je vais te sucer l'anus ...

 

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Chut, ne dis rien, ferme les yeux voila ce qui t'attends, ici, maintenant

Je vais te sucer l'anus lentement pour qu'il s'ouvre, t'inonder de salive. 
 
La douceur et l'humide en ce lieu si sensible te fera frissonner.
 
Puis c'est au tour d'un doigt de pénétrer, s'habituer, coulisser doucement, tes muscles s'ouvrent pour laisser le plaisir s'installer en toi, ton cul m'avale la phalange pour plus de pénétration. Là je sens ton pouls, ta chaleur, les vibrations de tes boyaux,  douce prison qui s'ouvre.
 
Mon doigt solitaire met du gel et un ami à lui le rejoint, ils jouent doucement avec tes muscles pour les apprivoiser, les ouvrir et commencer à faire jouir ce coquin de sauvage.
 
Ton clito n'est pas en reste et ma bouche te lèche, t'aspire, te lutine pendant que tes seins sont pétris pour, comme des points d'acupuncture, embraser ton corps.
 
Vient mon sexe qui pénètre profondément dans ton vagin, pour contenter le corps et l'amener à s'ouvrir.
 
De mes grands coups de boutoir tu es heureuse, mais ton cul te chauffe et tu me tends l'obscur objet de mon désir.
 
Mon sexe luisant de ta cyprine, pose devant ton regard avide et anxieux, cette chair en mon intérieur ?
 
A l'entrée noyée de gel, le gland que l'on pousse délicatement pour pénétrer, la pause que l'on fait, et puis l'enfoncement dans tes chairs, je te sens à la fois concentrée et heureuse.
 
Point de douleur mais ce sentiment d'abandon et de plein dans tes entrailles qui brûlent mon vit.
 
Le temps d'attente suspendu, puis les très léger va-et-vient. imperceptibles au début 
 
Ta douleur a disparu, tu commences à jouir,  tu augmentes ton plaisir en touchant ton clito, main gourmande puis vibratoire staccato de ton plaisir. 
 
Mes va-et-vient deviennent de plus en plus forts pour ton plus grand plaisir. 
 
Tu perds tout sens, ton cul est source d'un plaisir intense tu gémis, pleure de plaisir, de râles, tu exiges de la force, de l'entrain, de la vie, tu hurles aux coups de mes reins et au choc de mon corps sur tes fesses tendues.
 
Mes coups deviennent syncopés et violents sans retenue, pour ton abandon à toute douceur, frénésie de jouir, état bestial où nous ne sommes plus nous mais embrasement de nos corps.
 
Et là tu le sens venir, monter de tes entrailles, de ton clito, de partout il monte comme un tsunami de l'apocalypse.
 
Un  orgasme anal, plus violent que tout ce que tu as déjà vécu,
 
mon sexe est broyé par tes contractions, tes mouvements de jouir
 
Tu y es et moi pas, je sors, enlève ma capote et enfourne mon sexe rouge et avide dans ta bouche, tu suces, pompes, aspires littéralement, mon sperme monte, monte, je crie, râle, et tente de sortir du four de ta bouche.
 
Je ne peux, tu exiges ton tribut, j'explose en des cris non humains ...
 
La libération me rend mes esprits, j'embrasse cette bouche pleine et bois avec toi l'essence de ma turpitude.

 

11.06.2009

La question

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Un matin ma boîte mail contenait ce message :

M. Waid

Peut-être vous souvenez-vous m'avoir contactée 
(... j'ai coupé ...)  avec une question cruciale :

Une femme peut-elle être séduite par des mots au-delà d'un physique.

A cette occasion nous avions partagé un café virtuel.

Je reviens vers vous avec une réponse plus concrète.

Une amie me confiait récemment son expérience et j'ai pensé à vous.

Il y a quelque mois elle fut séduite par des mots. Des lettres qui arrivaient chaque nuit et dont les mots la faisaient vibrer au point de sortir de son sommeil afin de vérifier ses messages.

L'élégance des mots, la sincérité…

2 mois durant, elle vibra. Aucune photo.


Vint la rencontre et la déception qui s'ensuivit. L'homme se matérialisait et son apparence n'était en rien le reflet de ses mots. L'extérieur n'était en rien le miroir de ses émotions.
Au-delà de la déception le dialogue s'engagea. Passées les premières réticences, le courant fut rétabli  et les personnes se retrouvèrent. S'ensuivit le désir, la passion, le plaisir, le jeu. L'autre tel qu'on le rêve dans un habile mélange de complicité et de jeux sexuels.

Son histoire me fait réfléchir à chaque instant.


L'écrit permettrait-t-il la mise à nu, l'accord des âmes avant celui des corps … Moi qui n'ai toujours cherché que l'accord des corps comme point de départ incontournable et nécessaire.
L'attrait "animal" "hormonal" pour un physique, un corps. L'attrait du mystère.
Serait-ce là ma faiblesse ?

Je me balade parfois sur votre blog et pour faire écho à l'une de vos lectrices, il y a quelque chose de très féminin dans votre mise en scène de la sexualité. A lire les commentaires féminins, serait-ce un secret de séduction ? Vous savez placer l'émotion à sa juste place dans les jeux des corps "sans cynisme ni piquant" ce qui m'évoque agréablement le plaisir quand le cynisme ne m'évoquerait que frustration et désillusion.

Merci d'écrire. Les méandres d'un cerveau masculin me passionneront toujours.

A...

J'ai répondu à celui-ci, et je vous en publierai, la réponse mais il nous a semblé intéressant de connaître aussi votre opinion.

A... et moi l'attendons avec impatience.

Ps : s'il y a des hommes qui viennent lire (si, si, il y en a, je le sais), A ... attend avec impatience votre sentiment, vos expériences, l'anonymat permet d'être sincère , je garantis le secret le plus absolu.

22.05.2009

File le train , monte le désir

 

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-Doisneau-

 

 

Dans le train de mes envies,

file l'ennui,

monte le désir.

Te savoir à m'attendre

avec ton bagage indécent pour viatique.

Encore une nuit ensemble

pluriel d'une rencontre qui devait être unique.

mais unique elle l'a été et pluriel j'en suis fier.

te compter parmi mes nuits libertines

malgré l'éloignement , et tes sentiments.

Libertins et attachés voilà l'improbable 

Oui jouir de nous , et rire de nos envies

Oui se dire que ce qui parait si naturel ici , serait choquant ailleurs.

être avec toi si naturellement

 

 

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