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26/09/2017

Silence radio

silence radio, tu dois travailler 

silence porno je dois me calmer

manque de mots

et le corps cris famine

les doigts sont nerveux de ne plus taper l'écran qui nous lie

le téléphone est muet 

la peur d'être oublié, remplacé 

écrire, dire, se dénouer 

des mots encore des mots, la seule chose que je peux te donner

enfin pas quand tu dois travailler

13:55 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (1)

20/09/2017

Retour rue Ste Thérèse

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Se lever ... ranger les restes éparses ... faire le lit ... se laver et déguster la mémoire des images de la nuit.

Talons hauts

Corps déhanchés

Culottes déculottées

Culs culbutés

Rales  gémissements

Corps nus enlacés

Baisers doux

Cloche de verre et bonbons

Pour mon retour j'ai brulé la chandelle par les deux bouts

 

21:27 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (0)

06/09/2017

L'Hôtel Rotary n'est plus

 

Le Paris libertin vient de perdre un haut lieux chargé d'histoire, l'hôtel Rotary rue de Vintimille vient de fermer, officiellement il s'agissait d'un hôtel sage et la propriétaire avait protesté sur un article que j'avais publié vantant les mérites libertins de ces lieux.

En réalité l'adresse se donnait de libertin à libertine.

Il s'agissait d'un ancien bordel qui avait gardé toute sa décoration, une petite estrade pour les spectacles dans un salon qui n'était plus accessible, les chambres parfaitement insonorisées avec de petites lumières rouges au dessus de l'entrée et surtout la chambre numéro 5 dite la chinoise, avec un lit chinois d'époque offert par un bourgeois à une danseuse du moulin rouge qui résidait dans les lieux des tentures japonaises et une chambre année à trente dans son jus, bien sur l'éléctricité était aussi dans son jus et les couvertures très minces, mais ces lieux pourpres avaient vu tant de couples copuler que l'égrégor de tous ces coïts donnaient une énergie incroyable.

Et il y avait la chambre à la statue à l'étage, elle très quarante avec son miroir qui découpait les silhouettes et sa balustrade pour se cramponner.

Que de belles nuits blanches passées en ces lieux, que de belles photos.

Le Paris authentique perd un lieux magnifique, R I P

ESCALIER.jpg

 

l'escalier

 

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 la chambre chinoise

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la chambre à la statue

quelques notes là bas

nuit du reflet dans le lit chinois

 

séances photos dans la chambre chinoise

 

portrait dans la chambre à la statue

14/06/2017

Nuit costumée

 

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Nous sommes chez Eros et Camélia

Les angelots dansent dans un ciel bleu, pastiche contemporain des plafonds de Tiepelo comme des souvenirs made in china de la beauté des plafonds licencieux des palais vénitiens.

Ma redingote rouge, emprunt à Jacomo Casanova, me tient chaud, soirée costumée à thème baroque oblige.

Le loup masque mon visage mais mon accompagnatrice va l'empourprer.

Imaginez, sur le lit d'une pièce hausmannienne un peu gnangnan dans la décoration, nous voilà allongés, mon pantalon glisse, mes dessous qui ne sont pas d'époque sont ôtés et je suis embouché.

Le feu de sa langue se propage et raidi mon sexe, le plaisir monte et elle glisse le long de ma hampe.

Bouche infernale , sensuelle, goulue, enveloppante qui m'arrache des tortillements et des gémissements.

Les voisins ne sont pas choqués. En face de nous une bouche féminine aussi s'active dans des froufrous de jupons troussés, d'une heureuse dégustée dont la paire de jambes tangue bien haut.

Deux bouches qui jouent de nous, langues insidieuses qui par corps interposés gémissent, je peux regarder ma suceuse puis observer l'autre d'en face, les soupirs se mélangent dans le volume de la pièce comme une fumée qui danserait aux volutes des lèvres.

Je vois un dos nue tatoué de fleurs et une tête dodeliner entre les jambes qui se tendent d'orgasme.

Je ferme les yeux jouis, les ouvre voit les jambes s'agiter et le dos tatoué de la jeune femme qui suçait se tortiller et rire.

Je déshabille ma suceuse et la place devant moi, son intime trahi l'excitation du plaisir qu'elle a pris de m'enflammer la chair.C'est un entrejambe trempé qui accueille mon envie de me livrer. Comme une sorte de soulagement je me trouve en elle, si bien que je suis parcouru d'un frisson dans le dos.

Je joue de la contraction de mes fesses pour que mes muscles redressent mon sexe en elle, et je commence sensuellement à jouer de nos accords.

Corps en harmonie de mes glissements, je ne vois plus mes voisins j'ai fermé les yeux pour me concentrer sur nos sensations.

Il n'y a plus d'anges au plafond, plus de déco gnangnan, plus de trio en face, il y a le noir duquel des couleurs apparaissent au gré de mes jouissances.

Son coeur bat, mon sexe le ressent je tente de mettre mon rythme sur le sien.

Danse subtile où nous jouons de si peu pour un si grand plaisir.

Il fait chaud et me voilà nu en costume d'adam.

je me couche sur son dos pour mieux l'envelopper, mes reins et mon périnée jouent à la rendre folle.

Nous continuons un temps que j'ai oublié,

Deux corps et pourtant nous ne formons qu'un ...

 

 

 

12/06/2017

Dégustation de chocolat

 

J'avoue que je suis gourmand, j'aime le chocolat et j'aime les fesses des femmes, alors naturellement j'aime déguster un gâteau sur une fesse, un péché mignon, même s'il est capital.

Alors quand après ma note sur les 7 péchés capitaux,il m'été commandé un gâteau pour trois, je n'ai pas hésité.

1er étape

Aller à la pâtisserie, choisir un gâteau pour 4, oui personne n'a pensé créer des gâteaux pour 3. Là désigner le gâteau et s'entendre dire par une personne de 20 cm plus haute que vous

"ahhhhhh c'est ce gâteau que je voulais"

Lui répondre je vous aurai bien invité à la partager mais que

"nous avons ce soir prévu de le déguster à 3, une autre fois peut être"

l'entendre dire

"nous aussi ce soir on est trois"

et se dire que décidement les trios du vendredi fleurissent.

 

2e étape

 

ouvrir le champagne et faire des parts 

 

3e étape

 

poser les parts sur les fesses, et ne pas être adroit du tout

 

4e étape

 

manger les gateaux

 

5e étape 

 

éteindre la lumière et se faire manger ...

 

21:59 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (5)

02/03/2017

Nuit des surprises

 

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(version relue suite aux nombreuses protestations reçues ...)

 

 

La pièce étroite est bondée de nous, six à forniquer, corps qui jouissent peaux qui se frôlent, peu d'espace mais grande complicité dans cette cabine des retrouvailles. Je dois lui faire une surprise et je lui ai donné rendez vous au sauna de son initiation, elle ignore que deux complices invités la lutineront.

Plaisirs multiples et saphiques pour plus de lubricité d'une passée novice, vite convertie.

Son sourire énigmatique dont la cause se résout lorsque durant une brassée dans les bains bouillonnants du lieu une main me touche l'épaule.

Celle de ma chère C ... en évasion de son amoureux avec un complice de ses libertés, lui même grand corrupteur de mon invitée laquelle savait cette présence.

Tel est surpris qui croit surprendre, deux vielles connaissances coquines en ces lieux à cet instant !

 

A quatre, bras dessus dessous aller vers les cabines et s'attarder sur un attroupement de voyeurs en admiration de galipettes exhibitionnistes.

 

Y reconnaitre que l'objet de l'attention du public est mon couple de complices lutineurs qui las d'attendre s'est en public lutiné.

 

Cela tombe bien mon couple complice est ami de longue date de celui surprise, réunion de vieilles connaissances. Le hasard crée de bonnes surprises et les surprises jamais n'abolissent le hasard.

 

Vite s'enfermer pour mieux s'enlacer.

 

Retrouvailles en effusion.

 

Amoncèlements de chairs qui tanguent vers l'extase ou en ce qui me concerne pestent de ne point assez vite bander.

 

Sucions de bites, de cons, de seins, de langues, de pieds et de culs.

 

Orgasmes qui se vivent ou s'entendent.

 

6 à baiser dans 6 m2

 

Pourtant point d'angoisse de la sardine en sa boite enfermée, nous sommes des anguilles dans la mer des sargasses à frayer.

 

Flashs de ces instants trop riches pour être tous fixés:

 

Ma bouche dans son sexe pendant que sa tête par la fenêtre hors de la cabine sortie se fait caresser par les passants des couloirs , mains inconnues  qui la soutiennent ou la caressent , langues qui l'enlaçent et moi qui la suce.

 

Son orgasme à mes cotés sur notre complice qu'elle chevauche, celui sonore de ma complice qui bien vite se lassant du saphisme par moi se fait empaler.

 

Les levrettes et autre foutreries à nos cotés et puis le calme, plus que 4 à rester , corps épanouis et libérés de nos orgasmes , rien faire , rien dire , juste vidés par le plein de nos émois encore surpris de nos surprises.

 

Se décider à sortir, surprise ;  le soleil de l'après midi a disparu, une heure du matin, temps de rentrer.

 

Mais la nuit est ainsi faite que celle qui m'accompagne à l'hôtel veut encore de moi, cela tombe bien je brûle d'elle , sexe à deux infiniment plus fort que nos multiplicités pour achever nos moments de lubricités.

Expérience nouvelle avec un gode anal de l'orgasme prostatique en une fulgurance qui la laisse sans jambe, tétanisée par la force de mon membre qui jamais n'a autant bandé si dur, bonheur partagé de cette tension qui écrase mes chairs et éclate son con.

 

Au matin , des encore et des encore d'autant plus puissants que le plaisir doit de loin être retrouvé et pour la première fois l'entendre dire à midi « tu m'a tuée ».

 

Aveu de satisfaction de trop de pâmoisons, de ses muqueuses ivres de trop de satiété, de ses jambes molles d'avoir tant tétanisées , de sa bouche épuisée de ses si longues sucées , de son corps apaisé et pourtant martyrisé.

 

Croyant, je sais qu'elle va bien avant le troisième jour ressusciter, pour en croix encore haleter aux plaisirs de ses vices.

 

07/02/2017

Jamais avant 8h du matin ...

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7h la porte s’ouvre, elle se glisse dans le lit, nous nous enlaçons  pour qu'elle se réchauffe, elle a traversé paris pour me cueillir dans la chaleur de ma nuit.

Nous faisons l’amour, collés l’un à l’autre intensément, avec cette gravité des instants trop rares à nos appétences. Au fond de sa matrice je libère mon énergie en lâchant un gémissement animal, fauve contenté.

Notre sommeil reprend, je m’endors rassasié avec une faim d’absence de petit déjeuner.

A notre réveil, elle me dirige vers ses cuisses, les ouvre et me tend son sexe aux lèvres encore froissées de nos ébats.Il bouillant, coulant, sent sa cyprine, l’odeur de la capote.

Je pose mes lèvres sur son bouton, il est brulant, je salive, trop à mon gout et mon habitude, je crains que cette salive soit de mauvais augure.

Je commence de ma langue les mouvements qui lui plaisent, elle feule, s’agite, commence à jouir, me tire les cheveux, je continue à l’aspirer, à pincer son bouton avec mes lèvres, à dessiner des arabesques autour, dessus, ma salive est toujours abondante, trop.J'ai mon estomac qui me serre.

J’accélère mes caresses buccales, je crains de ne pas tenir  ne longtemps, heureusement elle non plus, voilà ses cuisses qui se ferment sur ma tête, écrasent mes tempes, je n’entend plus rien, mes cheveux sont puissamment tirés, ma langue continue, je suis en apnée, mon crâne est libéré, les cuisses s’ouvrent et son sexe m’est arraché de ma bouche, elle hoquète, me supplie de ne pas l’approcher.

Je me redresse, heureux du résultat, inquiet de mon état, je salive encore et mon estomac gronde, un premier soubresaut et la gorge me pique, je bondis hors du lit, elle ne comprends pas moi qui d'habitude est très câlin après sa periode répulsive.

A genoux , j’attends et soudain cela viens , un jet qui traverse ma gorge, envahit ma bouche et se projette dans la cuvette des wc … je vomis toute ma nuit … les yeux me pleurent la gorge et le nez me piquent.

Après quelques minutes les spasmes diminuent et cessent.

Conclusion:

ne plus jamais cuniter à jeun avant 8h du matin … je suis définitivement de l’après midi.

Après lavage des dents et reprise d’une haleine normale, achat en bas d’un morceau de pain pour caler mon estomac nous avons rebaisé et c’était trop bon.

A 13h je travaillais totalement épuisé mais si plein d’elle.

27/01/2017

Nuit de la galette

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Pourpres mes souvenirs,

Mon sexe en elle je retrouve la douceur de ses chairs , j’ondule, glisse et ressent la géographie de son intime, le point exact qui me procure l’acmé de la jouissance, celui où quand je m'enfonce elle crisse ses ongles dans mon dos.

Point de grands coups, d’emphase, une fusion, simple, intense, puissante.

Je quitte son regard  et au dessus d’elle, regarde .

De l’autre coté de la grille un quatuor bruyant joue et rit

Derrière une chinoise accrochée à La Croix de saint André jambe levée se fait prendre avec puissance par son complice.

À ma droite la jolie brune s’enfonce sur son homme.

Elle me dit qu’elle adore et moi j’adore qu’elle adore.

Plaisir des doubles retrouvailles, son corps et le taken

Nous avons gouté la galette et j’ai tiré la reine.

 

23/01/2017

Albert Cossery

 

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Alors que l'Egypte est en révolution, comment ne pas évoquer Albert Cossery, cet égyptien issu de la bourgeoisie fut éduqué dans la langue Française, de sa rencontre en 1940, avec Henry Miller il sera encouragé à publier son premier roman, cinq ans plus tard il s'installera à Saint Germain des prés, Hôtel la Louisiane où il vivra dans une simple chambre, sans rien posséder.

Dandy et diléttante heureux, il traverse la vie intellectuelle et littéraire du Saint Germain des Prés, son copain de drague sera Albert Camus, ne faisant rien que jouir du temps présent, de la richesse de conversations et de rencontres féminines, il ne possédera rien et refusera les dons de ses amis artistes comme Giacometti qui aurait pu le mettre à l'abri du besoin.

Ses sept romans en 50 ans qui se déroulent tous dans le petit peuple d'égypte, il les écrit lentement, une page par semaine, jouir du temps prend du temps.

Albert Cossery n'est pourtant pas un hédoniste égoïste, ses romans sont écrits à l'encre de la révolte.

«Je ne peux pas écrire une phrase qui ne contienne pas une dose de rébellion. Sinon elle ne m'intéresse pas. Je suis toujours indigné de tout ce que je vois…» dira t il.

De cette vie qui s'éteindra à 94 ans il dit «J'ai vécu ma vie minute par minute».

Magnifique Albert Cossery, sorte de Diogène de Saint Germain qui avait pour une fois donné sur demande d'une belle femme dira t il , parlant de son éditrice, une très belle interview.

L'homme aux semelles de vent et à la montre gousset , toujours en retard et pressé comme le Lapin d'Alice que je suis ne peut qu'être admiratif d"Albert Cossery.

Peut être un jour vous me retrouverez détaché de tout sauf de l'essentiel, l'art , l'amour, l'amitié dans une chambre d'hôtel.

SON REPORTAGE

23:39 Publié dans ENVIES | Lien permanent | Commentaires (20)

14/01/2017

Paris la nuit

Alors que nous traversons Paris à l'heure du laitier, le calme de la ville et son manteau noir me fait penser aux magnifiques photos de Brassaï PARIS LA NUIT.

Magie surréaliste de la ville de nuit, de ses bas fonds, de ses joies tarifiées, de ses amusements interlopes.

Un Paris qui n'est plus et une nostalgie de l'ancien temps ?

Non ! Paris est eternel et le Paris de ces nuits existe encore, il suffit de rentrer tard le soir, accompagné et fatigué du TAKEN , des CHANDELLES pour le revivre encore.

Remonter les rue et croiser, les lampadaires de l'ile, les quais, la colonne de la bastille, le boulevard Beaumarchais, au bruit des talons , aux morsures du froid, au bonheur des corps qui ont jouis et des yeux qui ont fantasmés.

La poésie insolite et envoûtante de Paris de nuit

Alors pour ces instants nocturnes ou ultra matinaux, pour ces traversées de Paris, les photos de BrassaÏ sont comme comme des madeleines de Proust.

" Le surréalisme de mes images ne fut autre que le réel rendu fantastique par la vision. Je ne cherchais qu'à exprimer la réalité, car rien n'est plus surréel... Mon ambition fut toujours de faire voir un aspect de la vie quotidienne comme si nous la découvrions pour la première fois. "

Brassaï 


21/12/2016

Journal d'un manque (2)

Midi, la circulation est faible, je traverse la rue de Rennes au niveau de la boutique Armani. J’ai trouvé le cadeau pour mon père. Je tiens le paquet et mon œil glisse sur la vitrine d’en face.

Une robe noire sans intérêt, un sac indifférent, une paire de stilleto boots, chaussant en serpent vert, talons noirs hauts et fins.

Elle revient à mes pensées, je pense à l’effet que de telles chaussures ferait sur sa silhouette, envie de lui faire une photo et de lui envoyer, avant de me ressaisir. Fantôme qui de jour me visite, le bruit des chaînes remplacé par celui des talons.

Soir, rue du Chapon, il fait déjà nuit. Je presse le pas, la pollution me pique, j’ai mangé seul, pas envie de discussion, de dialogue, juste celui avec moi-même. Besoin de rentrer, de contempler la nuit parisienne de mon nid douillet, envie de me recentrer.

Dans l’obscurité de ce coin de trottoir,  la Blouse est éclairée, suspendue dans la vitrine, soie plissée irisée et noire, chatoiement raffiné de la matière, élégance du sombre et de ses reflets.

Elle revient à nouveau à mon esprit, et de mémoire je l’habille de ce haut noir diamant pour éclairer encore sa peau blanche et mieux faire flamboyer ses cheveux de feu.

Nuit, Je ne dors pas et contemple le catalogue des ventes d’une maison d’enchères, la photo me touche, je l’enregistre pour lui demander si elle lui plait aussi, avant de me raviser de son absence et du manque né de celle-i.

 

 

18:56 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (0)

19/12/2016

Journal d'un manque (1)

Dans la nuit, en rêve, j’ai ressenti la chaleur de son corps, mes réveils éloignés d’elle et mes retours contre son dos, ma main sur son ventre et la sienne qui la guidait vers ses seins. Ses cheveux que je respirais et mon pied que je lovais sous le sien. Aucune envie de sexe, juste de fusion, être dans l’instant, le savourer.

Cette sensation habite mes nuits comme un songe qui me visiterait.

Il est là, je rêve.

Je me réveil, il n’est plus là.

Je me sens vide, vide d’elle, vide de moi, vide de vie, débordement de vide qui emplie mes matins.

Ces mots impudiques explorent ce sentiment. En terre inconnue, je marche et ces lignes sont le journal de bord de ce voyage autour d’une chambre solitaire.

Manque d’elle ou de mes désirs d’amour, je ne sais ?

J’explore et me regarde spectateur de moi-même, auteur compositeur de cette frustration.

Je l’écoute, l’examine, la sonde, masochisme de la plume qui ne sait écrire que dans la douleur.

Ce soir elle jubile la plume, dans le noir de ce manque, le blanc de ce vide et ses mots posés ici ne comblent rien.

19:41 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (0)

23/09/2016

L'infidélité promise, Eve de Candaulie , Tabou éditions

 

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C'est la rentrée littéraire, je lis le deuxième livre que va publier Eve de Candaulie aux éditions Tabou et qu'elle m'a bien gentiment envoyé en avant première pour recueillir mon avis.

 

L'auteure de Mon mari est un homme formidable nous livre un deuxième opus, tout aussi chaud mais plus introspectif de ses expériences.

 

Les pages défilent noircies de rencontres, de sexe, de baises multiples, saphiques, colorées, noires, métisses et d'amours.

 

En ce moment, je me sens de plus en plus éloigné du libertinage pur et dur, des clubs, des rencontres classes, champagne et saphisme obligatoire et les sentiments qu'expriment ce nouvel opus de cette libertine de haut vol raisonnent particulièrement en moi.

 

L'un des amants black qu'elle interroge sur sa désertion des clubs libertins au profit des soirées danse lui révèle la clef de cette aspiration nouvelle :"Ils veulent une fille à eux."

 

L'orgasme ne suffit plus, on y trouve ses limites, exister dans le regard de la partenaire avant et après la baise, voilà le nouveau chemin du plaisir.

 

Le shoot d'hormones n'est pas assez long aux voyageurs long court du jouir, il faut l'ardent plaisir.

 

Certains le recherchent dans le BDSM.

 

Comme tous jouets nouveaux ils croient qu'ils sont plus amusants que ceux d'avant et glosent sur l'ennui d'une relation simplement vanille.

 

Pour ceux qui ne jouissent ni d'ordonner, ni de se soumettre que reste-t-il à part l'ennui ?

 

Le nouveau livre d'Eve nous donne une expérience, des questions, une réponse.

 

Au milieu des partouzes, des intrusions dans le monde BDSM, il nous révèle que le duo est cet îlot d'outre plaisir qui fait que l'on existe au yeux de l'autre.

 

Vous découvrirez que Florent ou David, ses partenaires de jeux ont certes des coups de reins incroyables mais qu'au delà il y autre chose qui les rendent spéciaux, remarqués dans le maelstrom des amants ou amantes d'un coït dont on ne peut se souvenir du nombre.

 

Ils sont eux avec leurs coups de reins divins et experts mais aussi et surtout eux avec leur personnalité attachante qui peut faire basculer dans l'amour certes pluriel mais bien réel, fort et très addictif.

 

l'attention à l'autre, les milliers de SMS échangés et l'addiction créée de cela, vont faire fondre l'armure libertine d'Eve. Le sexe sans sentiment peut être repris par les sentiments.

 

La découverte de ce que j’appellerai le  liber-sentiment , c'est à dire du sentiment et du libertinage est une aventure qui bouscule et met en danger.

 

Les sentiments sont des trolls qui se jouent de vous, ils se plaisent dans la dissymétrie, Eve va le vivre, en être bousculée et nous le conter.

 

le jeu devient plus fort, ambigus, dangereux pour son couple, comment va t elle réagir, comment va réagir son mari et comment ses amants vont ils le vivre ?

 

Ses expériences raisonnent par certains points en moi, non sur ses aventures bien trop extraordinaires par rapport aux miennes, mais sur cette dissymétrie, et l'addiction à l'attention, ou au milliers de SMS.

 

Le libertinage n'est pas une aventure du corps mais bien de l'âme. Il trouble et oblige à entrer en soi pour tenter de mieux se connaitre afin de le vivre en harmonie avec ses sentiments.

 

Ce livre est un récit au jour le jour de cette démarche.

 

Il y a une évolution dans l'écriture d'EVE, une introspection qui prends de plus en plus le dessus par rapport à une écriture de récit et d'exhibition des situations dantesques où elle se retrouve avec l'accord de son mari.

 

Le livre n'en est que plus intéressant, car plus riche d'une expérience contée dans toute ses dimensions, le factuel et le psychologique.

 

Alex, le mari est là, présent, peut-être pas assez à ma curiosité de lecteur, je pense que le troisième opus nous le fera plus encore découvrir, car l'impudique Eve ne s'est pas encore totalement mise à nue en ce qui le concerne.

 

Nous le découvrons tolérant bienveillant, merveilleusement présent malgré le vague à l'âme de sa femme.

 

Mais quels sont ses ressorts, ses angoisses dans ce jeu à deux où les autres dépassent parfois le rôle de jouet ?

 

Vous le découvrirez bien que cela reste encore à mon avis pudique sur ce point.

 

Oui je trouve Eve pudique parfois, non pour elle mais pour son mari.

 

En tout cas ce livre est leur enfant et comme tous les enfants dés la naissance il ne leur appartient plus, il va vivre sa vie et va faire sa propre postérité.

 

A vous de le découvrir, il sera je le pense assurément une rencontre qui sera forte et interpellative comme le libertinage.

 

 

Pour le trouver  http://www.tabou-editions.com/

 

 

 

 

17:10 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (3)

18/09/2016

Hotel Jules_César_Arles

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Hotel Jules_César Arles  *****  entre 150 et 300 euros la nuit

 

Avec qui ?

Surtout pas une parisienne, Arles se déguste entre sudistes, en sandalette et par un soleil de plomb.

Privilégiez les amatrices de Mas avec platanes, de bon vin et d'huile d'olive.

 

Pour quoi faire ?

 

Bien sur on peut se reposer de la fatigue des expos de photos, et profiter de l'adresse hyper centrale et de la piscine, mais la chambre est si belle que votre libido va être une faena qui va ensorceler la bête qui est en vous.

Faites le avec doigté et perversité.

service de draps impeccable et très bienveillant en cas de traces compromettantes.

 

Que faire autour ?

 

Arles est délicieuse la nuit, marcher dans ses rues après avoir pris l'apéritif sur le péron de l’hôtel.

Si l'on a le temps aller au alyscamps et y déclamer le célèbre poème de Jean Toulet.

 

Dans Arles, où sont les Aliscams,
Quand l'ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,

Prends garde à la douceur des choses.
Lorsque tu sens battre sans cause
Ton coeur trop lourd ;

Et que se taisent les colombes :
Parle tout bas, si c'est d'amour,
Au bord des tombes.

 

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09/09/2016

L’inconnue du train

 

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Chapitre I

 

 

Une jolie brune dans un train, c’est commun.

Une jolie brune dans un train qui dort encore à son arrivée, c’est moins commun.

Une jolie brune dans un train qui dort encore à son arrivée et que vous tentez de réveiller est plus du tout commun.

Une jolie brune dans un train qui dort encore à son arrivée qui vous sourit quand vous la bousculez pour la réveiller, c’est rare.

Une jolie brune dans un train qui dort encore à son arrivée que vous réveillez et qui vous sourit et vous invite à dîner le lendemain cela n’arrive pas.

Sauf à moi ce jour-là …

 

Chapitre II

 

Quand l’inconnue du train vous propose vous l’inconnu, un merveilleux petit restaurant qui se trouve être à côté de chez vous - Hasard

Quand l’inconnue du Train parle de son ex amant, tycoon financier, et des médias et que votre ex sexote justement avec lui – Trouble

Quand l’inconnue du train vous trouve mignon mais veut faire un enfant – Mauvaise pioche

Quand l’inconnue du train ne vous donne plus signe de vie – Normal

 

Chapitre III

 

Deux ans écoulés, un SMS reçu d’un numéro anonyme :

« je suis dans le TGV et pense à notre incroyable rencontre, comment vas-tu ? »

728 jours écoulés c’est une mère célibataire qui m’invite à manger.

Bébé sur les genoux gazouillis et retrouvailles culinaires.

Bébé dans la poussette, nouveau repas le lendemain parce que c’est une évidence.

Vacances de la nounou et frustration du manque d’intimité possible.

 

Chapitre IV

 

Si par une journée caniculaire tu sautes dans un avion vers Londres la pluvieuse, pour y retrouver l’inconnue du train qui est seule sans son fils et évoque le champ des possibles.

Alors :

Prends la voiture

Prends l’avion

Prends le train

Mais oublie les capotes

Ce sera un lapin

 

Épilogue

 

Toute inconnue rit aux dépens de celui qui la réveille