08.11.2009
Nuit d'un souvenir d'automne
Nuit d'un souvenir d'automne
Il y a deux ans, cette nuit là fut comme une initiation et ma vie a changé. Merci à vous deux de m'avoir si bien corrompu ... je vous embrasse tendrement.
Songe d’une nuit d’automne:
Le prix était accordé, le défi lancé, je ne pouvais y renoncer. Je pars à la rencontre de nos hôtes, GPS en main, inquiétude au ventre.
Celui-ci me mène sur le piton rocheux où ils résident.
Comme les prêtres aztèques qui nourrissent et choient leurs victimes sacrificielles, je suis dans un premier temps comblé de douces et bonnes nourritures, au son d’une conversation cultivée, badine, coquine, avec pour ambroisie le nectar pétillant de nos vignes de l’est.
Guidé par cette vineuse inconscience, je descends l’escalier qui mène à la chambre blanche où officie notre X, son boîtier cyclopéen en guise de couteau sacrificiel.

Telle vénus qui change de tenue, Evea m'apparaît revêtue de sa tenue d’officiante, écrin de la perfection de son corps.
Janus possède 2 bouches, Evea n’en possède qu’une, mais si belle, si douce, si sensuelle que je m'en suis délecté à foison.
Abandon à la sensation de plénitude de sa fraîche douceur.
Naturellement une valse de poses s’opère, comme si j’avais toujours pratiqué ce pas de trois temps :
pose,
tension,
photo.

Mon corps deviens plus agile, mes mains moins gauches, le corps de ma partenaire ma complice et guide, pour être à son unisson.
Les heures s’égrènent, mes habits disparaissent sans que la conscience de l’impudeur de ma nudité me frôle, il faut dire que notre X utilise une muleta qui me captive en la personne d’Evea dont les proportions au nombre d’or me font m’oublier.
Jugez vous-même, pauvres lecteurs qui n'avez pas le trésor de la mémoire de mes doigts sur sa peau.
Poser est non seulement un art, mais encore une performance, qui échauffe et fatigue les corps, il faut savoir aussi le délasser, le reposer, le récompenser.
Mes muscles tendus, mon corps surchauffé, demandent grâce.

En maître de cérémonie attentif, notre X nous conduit sur une terrasse azuréenne, et d’une main découvre un bain de source chaude, invite pour un bain communautaire.
Notre trio y pénètre nu, heureux, un nuage de bulles nous emporte dans des délices de sensualité, l’eau, la chaleur, le lieu, nous ne faisons rapidement plus qu’un ….
Chassés par les agapes voisines, priapiques et bruyantes de jeunes faunes, nos voisins de terrasse venus pour aussi s’égayer avec des nymphes aussi délicieuses qu'excitées, nous nous réfugions dans la chambre, sur un lit de la taille de celui du roi Salomon, immaculé, et auquel on parvient par un escabeau à deux marches.
Les corps se touchent, les bouches fusionnent, sucent, lapent, caressent, les mains dansent, jouissent.
Découverte de cet amour pour un homme comme moi si simplement fidèle, ou peut-être si sottement ignorant, initiation, mais sans gêne, naturelle, pleine de grâce, de respect, de beauté, comme celle de l'amour qui unit mes deux corrupteurs.
Je n’existe plus, mes souvenirs se voilent, comme si je l'avais vécu dans le brouillard des contes de fée.

Le lendemain, je suis comme le grand Meaulnes du lendemain de la fête, je ne sais si elle a existé ou s’il elle n’a été que rêvée.
Ma chair en est pourtant marquée, de ces marques que reconnaissent les initiés (il en est). Waid était vraiment né.
X-Addict aux photos, Waid au texte légèrement modifié de celui originellement publié.

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02.11.2009
En deuil de nos ébats

Les mots me manquent pour te dire que tu me manques.
Le plaisir de tes lignes matinales s'est envolé, mon ciel c'est voilé.
Ce t'était rien et m'était tout,
Un peu de vie dans l'eau de mon ennui, le trouble d'une envie.
Je jette ces mots comme une pelletée de terre sur la tombe de nos échanges,
sans fleurs ni cérémonie, je fais le deuil de nos furieux ébats.
Le crêpe et le noir pour condoléances de la rage de nos corps.
Ni pleureuse, ni sanglot mais ton nouveau bonheur pour glas de nous deux.
En échos mourants résonnent tes mots d'amour.
En murmures me reviennent tes reproches sur mes retenues.
Sourire de cette mémoire.
Sonne ton appel, bris de ton silence.
Rires de comprendre qu'il est intéressé.
Va et soit heureuse.
Cela est le jeu, j'en connais les règles.
Légères comme une catin,
douloureuses comme une mater dolorosa,
mais aussi brûlantes que ton cul désormais à mes oreilles silencieux.
10:04 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (30) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
30.10.2009
Hotel Boatel, Arles
HOTEL BOATEL
Où :
Hôtel BOATEL dans une péniche au bord du Rhône, Arles
100 euros la nuit pour une chambre à 2 hublots.
AVEC QUI :
Surtout pas une Arlésienne par peur du lapin, animal honni des amoureux et des marins, ce que vous serez dans cet hôtel.
POURQUOI FAIRE :
Commencer par baiser, culotte baissée et tout habillé, puis nettoyer la robe de la demoiselle des traces de plaisir pour aller manger au pont supérieur.
Barboter dans le jacuzzi avant de s'amuser à nouveau.
Voir à 5h du matin les berges du Rhône dans la lumière d'un daguerréotype puis remettre le couvert.
Se régaler d'une croisière coquine à quai.
BOIRE AVEC :
Vin Blanc, Pic St Loup Château Lancyre.
AUX ALENTOURS :
Le pont peint par Van Gogh.
De l'eau pour ne pas que la demoiselle puisse fuir, ben oui, on sait jamais ...
L'île sur Sorgue pour une balade brocanteur si des envies d'engagement et d'aménagement pointent après la nuit passée avec elle.




09:16 Publié dans HOTEL D'UNE NUIT | Lien permanent | Commentaires (36) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.10.2009
Toute existence , même de chiotte, peut être une oeuvre d'art

Les vies sont comme les oeuvres d'art , depuis que Marcel Duchamps a mis une pissotière au musée, toute existence , même de chiotte, peut être exposée , il suffit d'en trouver le piédestal.
Ces pages blanches en white cube , pour exposer mes impudeurs.
L'art contemporain est souvent incompris , foutaise , scandale , n'importe quoi, les visiteurs en sortent persuadés que tout le monde peut faire de même.
Il en est de même des vies , tout le monde peut en faire une oeuvre s'il est assez artiste pour oser.
09:04 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (26) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18.10.2009
Pour A ...

Comme un cheval de course à l'écurie,
je piaffe de mes prochains galops.
M'enivrer de la course et du vent qui siffle.
Vivre en zéphyr, bouillir en sirocco.
A moins que de mes ébats je ne me transforme en tramontane,
oubliant l'accent de mon mistral.
Jouir en ivresse de ces moments si brefs.
Jouir de cette course qui te fait si belle.
Je bande et vois tes yeux,
comme un caprice des dieux.
Le diable est en ton regard,
et l'enfer de ne pas s'y brûler.
Mais avant le paradis de ta couche,
le purgatoire de l'attente.
Comme une épreuve à notre désir,
si fort malgré tous les autres soupirs,
qui dans l'attente nous attirent.
21:15 Publié dans ENVIES | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13.10.2009
paul Eluard en main

Un livre de Paul Eluard en main,
je t'ai vue.
Le même sourire, le nez rond et l’œil pétillant.
Je t'ai vue et je me suis souvenu.
Le bruit de nos pas dans la ville.
Le bruit de la pluie sous nos rires.
Combien de temps maintenant et toujours ce sortilège.
Nous n'étions pas faits l'un pour l'autre
et pourtant j'ai aimé nos instants.
Ils se sont éloignés vers d'autres horizons.
Pas de nostalgie mais une immense tendresse,
et le bonheur de ce souvenir dans le visage de cette inconnue.
Instants avec toi dans cette librairie si loin de toi.
Son amoureux est venu et tu as disparu,
ce n'était plus qu'un joli couple qui avait chassé ton fantôme.
J'ai payé le livre et écrit ces lignes,
pour rester encore avec toi le temps de ces mots.
12:41 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (26) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.10.2009
Nuit de la vierge

La vierge ne l’était qu’au regard de son anniversaire.
La vierge était joueuse, enculeuse de bloggeurs, elle était pour une fois à un jet de voiture.
Rendez-vous pris, 20ème étage, un appartement avec vue sur mer.
Porte franchie, cul offert, pluggé, en prosternation d'attente.
Le bandeau qui lui cache ma vue évite de lui communiquer mon trouble,
une bouche vorace, un corps qui se tord,
la sauvage mérite un gage.
Une boule bâillon pour la dompter.
Faut-il révéler que l'on a doigté, sucé, baisé, fisté, une vierge sans avouer un sacrilège ?
Pour le rachat de mon âme et le plus grand déplaisir de la vierge, je n'ai pas voulu la sodomiser.
J'ai toutefois reçu l'annonciation de ma défloration.
Une vierge qui veut vous sodomiser est ce catholique ?
En des hurlements de joie, je fus embroché par un pal cyclopéen, mes chairs ouvertes , dilatées.
Sodomisateur sodomisé.
Je dois vous confesser que j'ai joui, terriblement joui, horriblement joui.
Mon sexe sucé, mon cul envahi, cette présence et cette forme que je ressentais, j'ai approché vos coïts mesdames et je n'en suis pas revenu.
J'ai perdu ma virginité entre les reins d'une vierge.
Je ne suis plus vierge de rien, une verge de caoutchouc m'a fait hurler.
Vue sur la mer et cul culbuté.
Comment ne pas être chamboulé ?
Ne dites plus enculé, je me retournerai et sourirai.
La revanche d'une vierge frustée de n'être sodomisée.
08:19 Publié dans NUIT AVEC ELLE | Lien permanent | Commentaires (55) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29.09.2009
Colère

Monsieur,
Je viens, par la présente, vous saisir d'une réclamation concernant l'usage inconvenant du packaging de votre produit gel.
Vous ne disconviendrez pas que certaines situations méritent une réponse rapide, il en est particulièrement de celles où votre gel est nécessaire.
Devant l’impérieuse nécessité de l'utilisation de votre produit, l'objet de l'attention commune se détourne alors sur votre tube, dont on attend qu'il délivre une noisette qui sera promptement étalée sur la zone à lubrifier.
Or tel n'est jamais le cas si l'on n’a pas préalablement pensé à amorcer la pompe.
Il s'ensuit une très pénible et trop longue séance de pompage avant la venue, tel le messie, de votre substance. Malheureusement, comme le messie, elle se fait trop attendre, au risque de perdre la foi.
Il vous paraîtra peut-être évident, en qualité de technicien de la pompe, de la nécessité de prévoir un tel amorçage, mais croyez vous que votre clientèle soit spécialiste du pompage, ou pense, avant de commencer à s'accoupler en des positions bestiales, à pomper préalablement l'objet facilitant l'effet des dites positions ?
Bref, passée la première surprise, l'on pompe, pompe pour amorcer et l'on use de votre produit.
Toutefois apparaît alors le deuxième inconvénient de votre packaging.
Quand un nouvel usage est nécessaire, la forme de votre tube et sa préhension sont incompatibles avec des doigts humides de cyprine et de lubrifiant.
Oui convenez avec moi qu'il soit envisageable que les doigts d'un amant soient glissants de tels sucs. Mais votre service développement, lui, semble ignorer une telle possibilité, sinon il se serait aperçu qu'il est impossible de pomper dans une telle configuration.
Votre pompe glisse des doigts et refuse le lubrifiant espéré.
Quelle contrariété de devoir se sécher les mains sur les draps pour obtenir enfin votre liquide, car outre le contretemps, c'est avec la propriétaire du lit qu'il faudra justifier de l'impérieuse nécessité de cette tache.
Puis-je, Monsieur, vous suggérer de revenir à plus de simplicité dans la forme ; un simple tube souple, muni d'un trou et d'un capuchon pourrait pallier à tous les inconvénients décrits.
Certes votre produit aura moins d'attraits technologiques, mais la rusticité de son concept le garantirait des frustrations et contrariétés qu’il engendre quotidiennement, enfin pour les plus persévérants.
Dans cet espoir, moi et mes complices, victimes d'une technologie inadaptée de vos produits, vous prient d'espérer un prompt retour de la simplicité et de l'efficacité de votre tube.
Waid, utilisateur contrarié
21:35 Publié dans COUPS DE GUEULE | Lien permanent | Commentaires (46) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.09.2009
café

Tous les matins c'est avec le gout suave du café que j'ouvre mes mails.
il n'est pas italien , mais yemmenite , je n'ai pas trouvé de photos erotiques yemmenites.
je vous offre celle d'une italienne, le goût en est plus corsé.
c'est plus pronto et plus stretto.
remarquez je n'ai jamais couché avec une Yemmenite, le sexe en est il aussi suave ?
18.09.2009
Envie ... bientôt

Plus sur corthay :
Rendez vous avec elles le 6 octobre qui m'accompagne ?
des précédentes rencontres avec Mr Corthay :
22:33 Publié dans ENVIES | Lien permanent | Commentaires (28) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.09.2009
la blessure

Je n'ai pas pu et pourtant j'aurais tant voulu.
Trahi par mon corps
A mon cœur défendant me sentir impuissant
Ne pouvoir brandir mon dard
Ne pouvoir pénétrer au plus profond ses chairs
Alors faire fi, de ma langue et mes doigts lui offrir le plaisir désiré
La faire frissonner et l'étourdir malgré une blessure qui vous étreint
La sentir toute heureuse alors que l’on est malheureux
Espérer qu'elle ne vous en voudra pas
Etre surpris qu'elle vous dise avoir joui
Se rassurer de ses chauds baisers mais être blessé
Savoir que ça n'est rien mais redouter de récidiver
22:24 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (32) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.09.2009
Nuit de Clichy

A Clichy, Henry Miller baisait Anaïs Nin qui trompait son mari. La chambre de cet ancien claque a-t-elle accueilli leurs ébats ?
Au moment où elle se déshabille, peu importe, je ne pense qu'à l'histoire à écrire, notre nuit de Clichy. Mes mains sur son corps enfin vécu. Accroupie, elle se tord nue sur le sol de la salle de bain, effet d'un œuf vibrant en son sexe planté. Mes doigts jouent dans ses cheveux et changent la vitesse de l'intrus, mon blaireau mousse ses seins , son corps , son sexe de chanel n°5, puis deviennent rasoir, otant la mousse de son mont.
Je la soulève et l'emmène sur le lit. Je veux baiser ses lèvres intimes, lécher sa fente joyeuse, aspirer son clito turgescent. L'œuf vibre, ma bouche suce, mes doigts caressent son point G. Le temps ne court plus, il se dilate, s'écarte comme ses chairs au plaisir administré. Nulle ne peut résister à tant, pourtant elle se refuse de céder, exige encore pour jouir plus. Je prolonge ces instants au rythme des trémolos, jusqu'à ce que son anus visité lui fasse perdre tout contrôle. Délirium de doigts, de langue, de vibrations en libération de trop. La jouissance est sonore et affole mon désir.
En fauve excité, je ne peux me contenter d'un succès trop facile. Ma libido veut plus, sexe dressé devant elle, j'annonce l'empalement à venir. Le dard ne pénètre pas, il est happé , aspiré , digéré. Plantée de ce supplice, elle hoquète de jouissance, je sent de mon jouet intime le rythme de ses contractions.
j'entre et sort pour mieux soulager mon désir , apaisement de la tention que me procure ma bandaison.
Mes reins se font fous à mesure de ses cris, de sa bouche qui s'ouvre.Je deviens piston, frénésie et emballement dans le sifflement de ses gémissements, croix de ses bras, de ses doigts qui arrachent les draps du lit. A la limite de son explosion, mon regard sadique annonce une grâce provisoire, je tourne le manège pour debout en levrette affoler son intime.
J'entre si facilement que j'oublie que l'on nomme petit ce trou si avide. Ma queue y est accueillie en reine,celle ci pourtant bien élevée devient vite un soudard bourrant ses parois intimes, cogne de droite, de gauche, en dilatation de son anneau. Ses mains crispées sur le corps de garde de la balustrade elle jouit de concert à mes sauvages hommages. Mes couilles claquent sur ses fesses, mon aine brule des chocs de nos peaux.
J'ignore ses cris mais lui donne le répit d'un retour sur le lit, Elle en prosternation de nos concupiscences , moi en pénétration de cette antre désormais béante.
Elle reçoit mon boutoir implacable, corps en feu bouillant de perles de sueurs, il n'y a plus de temps mais des battements, striés de fessées aléatoires.
Ses cris s'effacent aux sanglots d'un nouvel orgasme. Tête dans les draps, dents serrées comme pour mieux ressentir les vagues d'indicible, elle pleure, geint, jouit, cris. Jouissance insoupçonnable pour un pauvre mâle qui ne peut qu'en être témoin.
Mon sexe sort pour mieux la contempler, il se redresse plus encore, ivre d'air libre,de frais , mon regard toise ses yeux, elle hurle que je jouisse, veut m'ouvrir la porte de l'infini.
Alors je prends ma queue luisante pour inonder son corps, exploser devant elle en remerciement des instants qu'elle a suspendus.
J'arrache la membrane de latex et prépare le feu d'artifice. Les sons de ma voix se bousculent, s'amplifient, se choquent, s'expurgent. Je viens, viens jusqu'au bigbang d'un temps qui n'est plus, m'arrache de cette chambre. Sexe qui crache, tête qui explose, jets chauds, je l'inonde, je noie son visage du suc brulant de mon stupre.
Mes mains caressent le corps maculé qui frissonne encore. je m'allonge contre elle, goûte la tendresse de notre repos, sentir son dos, dessiner ses hanches. Ineffable douceur en opposition à la frénésie précédente, repos si court mais si beau. Chaud et froid de notre consentante torture, sa peau se tend au souffle de ma main, la nuit ne fait que commencer, elle sera fanfare de notre complétude.
11 préservatifs, 16 orgasmes féminins, 4 masculins, vous noterez l'injustice de la nature à ce propos et 21h plus tard, son corps crie grâce de n'en pouvoir plus, moi je suis mort depuis longtemps mais ses cris m'avaient ressuscité, mon sexe s'appelait Lazare, miracle de Clichy, hommage à Henry et Anaïs.
17:31 Publié dans NUIT AVEC ELLE | Lien permanent | Commentaires (53) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.08.2009
Ich bin ein berliner

Dans la ville génocidaire, coupée et réunie nous sommes partis.
L'amant complice, ni le dominant ni le très membré.
L'amante amie, ni l'inconnue ni l'amoureuse.
Sur un vélo à travers la ville,
en envie de nos autres vies
nous avons ri, tu as pleuré, je t'ai serrée.
Nous nous sommes embrassés sur la Karl Marx strasse
Le mur est tombé, sous les pavés la plage, derrière la brèche la Jamaïque.
Berlin plage sur la Spree, havre de ta tempête.
Le taxi t'a emportée vers tes orages.
Moi, dans le bordel d'une vie schizophrène, je me réfugie au plus célèbre bordel de la ville.
Les filles défilent et je fixe les mots
Les filles me fixent et je me défile de mes maux.
Je ne peux retenir l'eau de mes mains percées.
Je ne peux qu'en écrire le goût.
Mots souvenirs et aiguillons d'autres à venir.
écrire le désir et désir d'écrire.
J'aime y penser dans le stupre de ma décadence
pendant qu'une main caresse mon intime.
19:20 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (43) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.08.2009
Fellace moi
photo contractuelle
Viens contre moi
De tes yeux coquins regarde-moi
Que tes mains parcourent mon buste
Suce mes seins
Caresse mon sexe
Fais-le grossir de chaleur, de salive, de douceur
Suce-le, gonfle-le, donne lui ton "en vie"
Ajoute des doigts dans mon anus
Explore-moi, oui là, parfaitement, d'un doigt recourbé excite la bosse
Vois comment je me tords
Que ta bouche monte, descende, pompe, aspire, relâche, branle, crache, noie de ta salive
De ta mouille barbouille-moi les lèvres, inonde mes seins
En cercles concentriques excite-les, pince-les, tire-les
Embrasse-moi
Rebranle-moi
Doigte-moi
Suce
Mord
Agite
Nulle douceur
Presse-moi
Tourne ta langue sur feu mon frein
Avale-moi jusqu'à la garde
Serre la base et recommence
Ma gorge râle, gémit
Je suis sans arme à tes caresses abandonné
Entends-tu ce grondement ?
C'est mon sperme qui bout
C'est mon orgasme qui monte
C'est mon supplice qui exulte
C'est l'éclair avant le tonnerre
Exécute-moi
Je veux exploser mon cerveau
En des hurlements je m'expulserai
En des jets ma descendance sera projetée
Sur ton visage et ton corps tu seras souillée
Alors comme un théâtre abandonné je me lâcherai
Et ton visage sur mon torse j'implorerai
10:06 Publié dans ENVIES | Lien permanent | Commentaires (24) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06.08.2009
Solitude en couple

solitude en couple
dialogues de silence
corps en jachère
envie menottée
en évadé me réver
quitter le lit glacé
me reveiller dans celui enflammé