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05/09/2021

Nuit au Raphael

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photo contractuelle

 

L’hôtel Raphaël, avenue Kleber, Serge Gainsbourg s'y noyait au whisky dans un fauteuil de velours rouge, toujours le même, celui en face l'entrée pour surveiller qui allait aux chambres, l'hôtel a la réputation d'un hôtel de rencontres adultérines.

Helmutt Newton y shootait ses modèles subversifs dans des chambres au décor délicieusement bourgeois.

Je rêvais d'y aller, nourri de ces imaginaires, rêve prémonitoire, j'y suis allé pour être shooté.

Rien n'a changé, tout y reste ampoulé et désuet, témoignage d'une époque d'avant les promoteurs millionnaires en euros et pingres en mètre carrés.

Dans le long couloir, je passe devant un tableau de Turner à me faire tourner la tête, s'il n'y avait deux têtes blondes et chatain qui m'attendaient.

La coquine et la photographe

La photographe veut shooter les ébats d'une rencontre adultérine, dans la chambre obscure capturer le vice, ou l'amour tel est son désir.

J'ai eu le vice d'accepter, ma complice, d'être enthousiasmée, nous sommes le 1er couple qui sera photographié.

Nous voilà à nous dévoiler, raconter pourquoi ces infidélités, philosophie de vie, culpabilité et autres confessions sur le toit terrasse de l'hôtel avec les monuments de Paris et parfois une ancienne miss France qui chaperonne des futures miss comme voisins.

Dans l'immense chambre un dernier verre, puis ma complice ouvre ses jambes et m'invite, la nuit ne fait que commencer, sous les déclics de la photographes qui capturera nos instants.

Je tairais ceux-ci, les photos parleront, encore que je me suis trouvé plus intimidé que je le pensais, et qu'il fut un moment oublié l'appareil  photo.

Quelques jours plus tard les photos me sont montrées.

Mon dieu, je n'imaginais pas un tel résultat.

Habitué des photographes libertins je prévisualisais quelques visions sulfureuses,

rien de tout cela, on y voit la tendresse, la complicité, la fusion et la beauté.

 

 

08/06/2021

Divagation post mortem

Je lis de Delphine Horvilleur, une femme Rabbin, son livre vivre avec nos morts, il s'ouvre sur l’enterrement d’Elsa Cayat assassinée dans le massacre de Charlie Hebdo en 2015 et l'accompagnement de sa fille lors de l'enterrement.

Rue le Sueur dans le 16e, il existe prés d’un sauna appelé rituel Foch, une petite boutique poussiéreuse, meublée d’étagères avec des chaussures, d’un vieux tapis élimé, de fauteuils club, l’antre d’un patineur de chaussure hollandais.

Me revient le souvenir de ma discussion avec ce dernier, c’était l’ancien compagnon d’Elsa, le père de sa fille.

Alors que je sortais du sauna , heureux de mes ébats et que j'en profitais pour récupérer des chaussures, il me raconte, la radio qui annonce la tuerie, son départ sur les lieux pour avoir des renseignements, les appels aux hôpitaux, la mauvaise nouvelle, il me parle de sa fille, de leurs deuils.

Voilà que ma petite histoire libertine rejoignait le tragique de l’histoire de nos décennies, voilà que la vie que je brulais avec légèreté côtoyait l'impermanence de la vie et la tragédie .

Delphine Horvilleur écrit justement que cette fille lui demande si sa mère reviendra, et du retour en quelque sorte de celle-ci un an plus tard lors d'un rendez avec la famille d'un médecin fauché lui aussi prématurément. Elle découvre en préparent l'oraison funèbre qu'avec Elsa Cayat ils entretenaient une correspondance pour un livre qu'ils envisageaient sur la mort.

Delphine Horvilleur dit que dans ses oraisons funèbres elle célèbre la vie, et non le tragique de la mort.

Peut être que dans mon testament je demanderai que l’on lise quelques un de mes textes, pour célébrer la vie sur la mort.

Peut être que ce blog n’est pas un étalage égotique mais un cris de vie sur une angoisse de mort.

Nuit chambre 44, dans une de ses crises personnelles me renvoi à la vacuité de ma vie, quel sens à ces multiples rencontres toujours renouvelées, où tout est si prévisible dans sa finalité, routine libertine.

J’ai tenté de lui répondre mais j’ai été trop rationnel, la réponse est ici dans ce blog, elle est dans le livre de Delphine Horvilleur, elle était dans cette conversation, sur le tragique de la vie, avec un veuf d’une ex , alors que mon corps frissonnait encore de mes pulsions de vie.

 

Vivre avec nos morts de Delphine Horvilleur éditions Grasset

22:36 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (2)

04/06/2021

Confidences du petit déjeuner

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Le plaisir de sucer ta queue au petit matin. De t’entendre gémir et grogner de plaisir. D’être réduite à l’impuissance, empalée sur ta bite d’un côté et empoignée par les cheveux de l’autre. Malmenée comme une poupée de chiffon... Sentir ce fer brûlant m’écarter le cul, me laisser haletante et fiévreuse.

J’entends ta voix qui s’essouffle, se fait fine, craquelle presque quand tu me dis « Tu te rend compte que tu as ma bite dans ton cul ? » « Les maris ne font pas ça à leur femme ! ». La puissance évocatrice de tes mots. Tu me plonges dans le délire : je me figure plus salope et plus abaissée, mieux baisée que je ne l’ai jamais été.

L’orgasme qui à chaque fois ne tient qu’à un fil. Cette tension sans cesse accumulée, ce plaisir effrayant qui jamais ne casse ni ne craque : l’escalade marche après marche, sans jamais réussir à atteindre la dernière. Cycle ininterrompu de recommencements.

Tu m’as marquée. J’ai eu la sensation de vivre un véritable soulagement. Je crois qu’il y aura un avant et un après toi.

10/01/2021

2021 Année déculottée

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Tu as mis une culotte toute simple dis moi ?! 

Oui !

Tu t en moques des dessous, j ai mis de tres belles culottes que tu n'avais même pas remarquées. Tu les enlèves de suite ! Donc avec toi c'est culotte simple !

Ok, alors je t'enlève celle là de suite !

....


Tu es ma première sodomie de 2021, mon dieu que c'est bon , où est ma culotte ?

L'année 2021 sera déculottée.

09/01/2021

Hôtel_Brigade_Mondaine

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_Hôtel_Brigade_Mondaine

On a retrouvé le Rotary

Où :

4 rue de Vintimille Paris 9e

Avec qui :

Une amante ou sa femme si on veut qu'elle joue les amantes.

Surtout pas avec vos souvenirs, car cet hôtel est l’ancien Hôtel Rotary bien connu de mes 1er lecteurs, si vous en faite partie, oubliez vos souvenirs et comme moi formez en de nouveau.

Pour celui ci une aphrodite au body maison close, celui qui s’ouvre par des boutons pressions, très sexy et hautement pratique.

Un must testé par la belle, venir en ballerines léopards pour se confondre avec le léopard de la moquette et celui des murs bien que je vous déconseille de marcher sur les murs.

Quelle chambre :

Il existe toujours la chambre à la statue et celle chinoise, bien sur elles sont refaites, les salles de bains sont modernes, on ne risque plus l’électrocution en touchant l'interrupteur mais la déco et l’esprit des lieux est resté, mieux il est accentué par une décoration plus cocotte encore, et le téléphone en bakélite est resté.

Coup de vieux pour moi quand la jeune aphrodite me demande comment on l'utilise, ben oui génération numérique versus electro electrique ... gloups

Puisque mon blog a déjà évoqué les chambres chinoises et à la statue , je vais vous en conseiller une nouvelle la 11 du 1er étage.

Il y avait une chambre cachée dans l’ancien hôtel Rotary, la propriétaire un jour me l’avait faite visité, il s’agissait d’une sorte de petit bar avec une estrade pour présenter les filles, tout change sauf peut être ce blog, l’hôtel Rotary a été vendu, il est devenu Hôtel_brigade_Mondaine, refait en neuf en plus cocotte.

L’estrade en rotonde avec ses marches blanches incrustées de carreaux en verre y est toujours, il y a un fauteuil en osier suspendu idéal pour les préliminaires buccaux.

Puis vous gouterez le cinémascope des corps qui dans les miroirs des murs se reflètent, film où les jolies courbes de ma complice sont rejointes par les miennes pour un va et vient sensuel et excitant.

Combien de couples se sont reflétés dans ces glaces depuis 100 ans que ce lieu est coquin ?

La Chambre peut raisonner des autres chambres où des couples légitimes ou pas fuient le confinement pour s’encanailler, alors surtout n’hésitez pas à les émoustiller du son de vos ébats.

En tout cas les lieux sont si inspirant sexuellement que nous y sommes par deux fois retournés et que nous brulons de prendre un bain dans le jacuzzi de la chambre à la statue.

 

Que manger et boire:

 

Fuyez le Room service et la cuisine italienne offerte, franchement pas à la hauteur des lieux.

Faites ceinture , enfin pour manger, cela vous ouvrira l’appétit pour le reste, bon coq n’est pas gras paraît il … haie j’ai grossi depuis le confinement.

 

 

27/12/2020

au jour banal, d'un mois banal

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Au jour banal, d'un mois banal, d'une année qui ne le fut pas, rien d'autre à noter dans mes annales libertines que ton putain d'orgasme anal.

Ce n'est pas cérébrale qu'il fallait noter sur ta fiche !

13:53 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (0)

18/12/2020

Par un après midi de pluie

Conduire sous la pluie

La retrouver 

Ne rien dire  

Se deshabiller  

Sentir sa peau contre mon torse ses doigts sur mon sexe  

Fermer les yeux  

Les ouvrir sur les sensations 

S'oublier.

Ne pas oublier de l'emporter de mes transports  

Trois heures  

Sortir epuisé  

titubant  

Étonné de la nuit  

Heureux du temps contracté 

Et des contractures contractées comme cicatrices de guerre 

22:19 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (0)

05/12/2020

Paris souvenirs

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Passage Clichy Brassaï

 

 

 

Paris me manque, un reportage sur Henry Miller, me plonge dans des Abymes de souvenirs, on y voit la place Clichy, c'est le froid de mes marches pour traverser cette place qui me revient, direction l’hôtel Rotary, cet ancien bordel à l'époque conservé, sa chambre chinoise ou à la statue, cette odeur d'ancien et cette atmosphère lubrique, temple des rencontres de blogeurs qui se donnaient cette adresse comme ils s'échangeaient leurs amants ou amantes, que d'ébats, que d'images, que de notes, nuit clichy, nuit papillon, sexe, photo, rires pour menus.

Les draps et couvertures fines de leur usure étaient compensés par les petits déjeuners amoureusement préparés par la propriétaire que nous appelions du combiné en bakélite.

Toucher un interrupteur était une roulette russe, mais quel plaisir de cette lumière, de cette ambiance qui nous transportait dans le paris lubrique des années folles.

Quittant le rotary et remontant à nouveau vers la place, je regarde le cercle et ses tables de billards, je franchis à nouveau la place pour le Wepler.

Je ne sais pourquoi cette place est associée au froid de Paris, et le Wepler au thé chaud avant d'aller rejoindre, les caves de Cris et Chuchotements. Paris SM, cette fois ci, Paris des rencontres improbables, des bruits du fouets donnés à cette sculpturale blonde au son du hard rock, danse orgasmique de son corps électrisé par le sifflement du cuir, que de souvenirs de cette vente aux esclaves.

C & C et mes deux complices, émerveillées, transportées par le dépaysement de ces instants, hors de leur vie, hors de la norme.

Je reviens sur la Place, toujours elle à droite ce café où m'avait rejoint cette jeune femme, pour une première rencontre avant de nous retrouver chez moi et prendre un superbe râteau.

En remontant je me dirige vers Pigalle, d'abord la boutique Ernest que je visitais avec ma complice marseillaise, puis celle érotique où nous achetions les accessoire de nos jeux.

De l'autre coté en direction du Moulin Rouge le Moon city, sauna indou aux sculptures tantriques, que de souvenirs de midis froids et pluvieux, de la chaleur et du stupre de ces lieux, et du retour dans le froid et la pluie de Paris le soir, épuisés heureux, plein d'ocytocine.

Nuit plurielles,  nuit de la novice.

Du Moulin Rouge je me souviens de sa terrasse et cette nuit encore dans le froid de ce verre avec A ... bien sage trop sage parce qu'avec A ... ce n'est pas sexuel, cela pourrait être conjugal mais je ne lui ai jamais avoué.

Puis de l’hôtel art déco et ma nuit pas sage où parce que dame nature était venue trop tôt nous avons eu une nuit d'amour contre nature, le matin c'était le Paris d’Amélie Poulin que nous explorions à deux.

Le bar où mes amis des apéros libertins organisaient un apéritif, cette danseuse de pole dance qui effleurait de ses jambes horizontales mon visage, cette libertine que je draguais en vain.

Et puis partant de la place et allant dans une des rues qui même au centre de paris , il y a si longtemps que j'ai oublié le temps, ma première fois dans un sauna, j'ai oublié son nom, tout était glauque, minable tout puait la misère sexuelle, dans ce sauna un couple à la Dubout une grosse femme, son mari fluet, quelques hommes dont moi, elle qui se léchait les babines des mâles à consommer, moi qui me disais mais que fais je ici ?

Ce Paris n'est pas que nostalgie, ce Paris vit en moi, car à chacun de mes retours c'est lui que je réactive, ailleurs avec d'autres, mais toujours ce Paris qui m'aura toujours un gout érotique, une odeur de transgression, de la liberté,  le sentiment d'être de retour chez moi.

20:54 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (3)

10/11/2020

Swinging London

 

 

A  18 ans mon Londres était Fish and chips, Punk et Miss Tatcher. Même lieu, plus la même ville. La carte mentionne toujours Londres.


J'ai migré d'Oxford Street à Saville Row. De Candem à Hoxton Square. La mondialisation a brassé, mélangé. My Taylor is still rich, mais il est ghanéen et s'appelle Boateng


Mes fish and chips se muent en tempuras servies par d'authentiques tokyoïtes. Ici le monde s'est réuni pour brasser des millions et embrasser another world, le cosmopolitisme, utopie des années folles, s'est accompli.

Les rousses serveuses, aux bras potelés et à l'accent anglais roulent désormais les R, ont les pommettes des steppes et le blond ukrainien.Le butler s'appelle Hali, possède un DESS français, on lui donne sa chance.


Même avec la crise, Londres, c'est encore 10 000 volts. Ses parcs sont si grands que l'on ne comprend pas qu'ils puissent s'appeler cachés, à moins que cela ne soit un reste de ce snobisme qui fait appeler cottage des palais.Dans les bars, bondés d'after work, le vin gagne la bataille des gosiers. Mes compatriotes vignerons y voient la défaite du midi au profit de l'Argentine. Le tournoi des nations est au trottoir des pubs.


Kate Moss dessine pour Liberty's, et ses vendeuses ressemblent à Kate Moss.Je rêve d'une fenêtre face à la Tamise, pour contempler le gris vert de l'air du temps, je rêve de temps pour flâner dans ces docklands où l'on entrepose le plaisir.Londres m'électrise et m'excite, j'aime ses femmes et sa sensualité, j'aime sa rigueur et son sérieux.


Sir Norman Foster ne s'y est pas trompé en posant sur la cité un cornichon de verre et d'acier, phallus priapique narguant la face du monde. Encanaillez-vous chez Bordelo, où votre compagne troquera sa robe Chloé pour un tablier de soubrette, la tradition sous l'excentricité. La bonne société n'a pas oublié que longtemps elle a été déniaisée par des femmes des chambres au service des familles depuis Guillaume le Conquérant.
Car le sexe est si trend qu' Elle Mac Pherson sigle des cravaches et harrods vend des baillons.


Tout est possible ici même le snobisme de Manger dans une usine, sur le billot du boucher, des pizzas évidement bio. D'acheter dans une église une cheminée victorienne. Ou choisir dans une boutique vintage de Resington Street une cape d'hirondelle authentiquement parisienne.

 
Londres d'aujourd'hui est baigné du passé composé des squares et alignements géorgiens, Blancs pour réponse au noir des cab qu'on reverrait avec des vitres fumées pour une course coquine au milieu de la ville. Monter dedans et y montrer ses fesses devant Waterloo Station, autre façon de dire le mot de Cambronne à une perfide qui célèbre une défaite et cette fois tirer les premiers messieurs les Anglais.


Ma carte bleue flambe, et nul pompier pour l'éteindre , tant pis au diable mes étrennes !

Londres vit tant que je me reposerai à Paris

Rouge les cheveux de celle à coté de moi, peau nue laiteuse habillée de tatouages comics, tous les jeunes français en séjour linguistique rêvent de rousses jeunes anglaises, je réalise ce rêve avec une rousse marseillaise à l'accent cokney de shoreditch, la mondialisation des fantasmes.

Londres vit tant que je me reposerai à Paris, en attendant 5h du matin je quitte sans bruit ce joli corps, je sais que je la reverrai pas, elle est amoureuse et songe au mariage ...

 

04/11/2020

Quand le confinement me le rendra t il ?

Tout à une fin, l'été s'achevait et la rentrée s'annonçait, 600 livres sur les rayons des libraires et aucun ne dépassant la saison, les grand parents remontaient les petits enfants à leurs parisiens d'enfants et moi dans le Tgv qui me menait à ma rentrée je subissais le piaillement de petites filles qui saoulaient à ne jamais s'arrêter. 

18h j'arrivais, sautant dans le bus et retrouvant ma garçonnière, un coup de d'index sur l'interrupteur et la vue des toits de Paris et le sacré coeur pour m'enchanter.

E... arriva, elle me rejoignait pour sa dernière soirée chandelles avant qu'elle ne commence à la bruler par les deux bouts sur le tour du mon qu'elle avait décidé d'entamer.

Le taxi nous déposa rue Thérese où nous attendions la jeune et très lue à l'époque Camille et son amoureux. Une première pour E... et moi, un repas aux chandelles, où parait il on y mange très bien même si au dire d'un  critique gastronomique on ne vient pas aux chandelles pour se taper la cloche.

Je mettais un sourire et un visage sur Camille et nous nous attablions, le décor était à l'image du bas très boudoir. les plats simples mais gouteux, la conversation facile, la note salée.

La bourse vide, il était temps de vider d'autres bourses, le regard d'E devant trop licencieux pour la faire plus attendre.

Nous quittions Camille et son compagnon, j'avoue que physiquement je n'avais pas accroché avec ce dernier, E non plus, aucune envie d'échangisme, et puis je suis plus cotacotiste qu'échangiste d'ailleurs.

Les chandelles avaient toujours ce charme pourpre et érotique, voir ces beaux corps dans le rouge de nos ébats lorsque nous levions la tête pour respirer était un ravissement.

Nous furent exclusifs ce soir pour notre plus grande satisfaction, c'est épuisés et trempés que nous attendions le taxi qui nous ramènerait chez moi.

La mairie avait fait éteindre le Sacré Coeur à cette heure, la vue de ma fenêtre était noire, nous nous douchâmes et comme de tendres amants nous nous lovâmes l'un dans l'autre.

Demain matin je savais qu'une pipe café m'attendrait avant de courir les galeries et les expos.

Ce paris sans temps morts, ce paris des excès, des rencontres, des tendresses, de la culture, de l'art, des repas, du shopping, quand est ce que le Confinement me le rendra t il ?

 

03/11/2020

Comme un Mohican

 

hier soir j'ai fais de l'archéologie bloguesque, retrouver les blogs de mes débuts, les CUI ZORG KINKY, FEE D'HIVER, XfOR MEMORANDUM  etc ... j'y ai lu avec les 13 ans de recul, de vie intense, une envie de vivre, une douleur de ne pas être heureux dans le couple, une recherche de l'autre, presque tous ces blogs ont cessé, on ne peut étaler des années son mal être ou ses histoires de fesses, on se calme, se case, la plupart se sont tus car il était temps de changer de vie, se ranger, rentrer dans le rang, vivre son nouveau couple dans l'intime de la vie de tous les jours.

l'un de ces blogs c'est tu pour une raison si triste, la mort de son auteur, alors que justement il avait trouvé l'amour qui lui avait donné l'envie et la force de briser ses liens conjugaux et de mettre fin à ses aventures.

je crois que beaucoup de ces blogueurs couchaient pour trouver l'amour, le trouvant il n'avaient plus à coucher sur l'écran leurs coucheries.

Ce monde n'est pas mort, c'est ma génération de blogueurs qui a tourné la page, je suis un coquillage qui s'accroche sur son rocher pour ne pas que la marée du silence n'éteigne mon envie d'écrire, mon envie de fixer mes souvenirs.

Me voilà comme un Mohican presque le dernier.

 

 

20:56 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (9)

25/10/2020

En Arles

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photo contractuelle

 

Arles en automne.

Oublié l'été où le soleil palpitait sur les tombes des Alyscamps.

Les cigales ensourdissaient de leurs désirs.

Le jour après la nuit fauve.

Tes cris de nouvelle convertie.

Plaisirs nouveaux et inouïs

où en sodomie tu hurlais.

Selfie de nos ébats au miroir de nos vies parallèles.

En césar je triomphais dans l hôtel éponyme.

La veille la gare de Nîmes, ta valise cassée.

Nouvelle rencontre pour les rencontres d'Arles.

En folle tu m'y retrouvais fuyant mari et amants.

En folle tu m'as fait tourner la tête.

Nos corps acharnés.

Ton cul jamais repu.

Nos pas la nuit, bras dessous, bras dessus.

Nos repas de glaces fondues.

Aux Alyscamps les Arlésiens ont trépassé,

leurs sépultures sont vides, leurs amours oubliés.

Le soleil est parti, les cigales se sont tues.

Ces tombes paisibles s'emplissent de nos souvenirs,

les feuilles mortes volent autour.

18:40 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (2)

04/10/2020

LE SILENCE DEBORDE

 

En visite ensemble, de l'exposition Dora Maar à Beaubourg, nous lisons le vers de Paul Eluard affiché en exergue d'une photo, du temps déborde, le poème d'Eluard en deuil de sa muse Nush qui venait de décéder.

 

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Dora Marr – Nush Eluard Le temps déborde , 1947 par Paul Eluard – Photographies Dora Maar & Man Ray. Ed° es Cahiers d’Art, Paris

 

 

« Nous ne vieillirons pas ensemble.

                                            Voici le jour

                                                              En trop : le temps déborde.

Mon amour si léger prend le poids d’un supplice.»

 

Je reçois dans la nuit un message d'elle me remerciant de tout ce que je lui apporte. Le matin, nouveau message, me demandant cette fois un Break, résultat de sa relation triangulaire compliquée: son Mari, son Amant associé, l'Amoureux, Moi le libertin pour la folie légère et les balades culturelles à deux.

Nous nous écrivions tous les jours depuis un an, mes doigts sont trop habitués pour les en frustrer, je continue de lui écrire, mes doigts sont satisfaits mais je respecte son souhait en n'appuyant pas sur Envoi, messages silencieux pour silence imposé.

Il est temps de les exposer, les voici:

 

Premier jour sans vous écrire, sans vouloir de réponse pour tenir ma promesse. Message silencieux.

Que dire ?

Vous raconter l’Eclipse et ma main qui tétanisait à la recherche de la source de notre complice de trio ?

L’exposition magnifique sur le dos nu au musée Bourdelle ?

Voir la mythique robe de Mireille d’Arc dans Le grand blond.

Me ramener au décolleté de la jupe qui dévoile vos fesses, à notre séance d’essayage avant notre sortie libertine, à nos séances photos.

Plus je tente de nous oublier, plus nous sommes présents.

Tout passe dans ma tête, la compréhension, l’incompréhension, la lecture de vos messages, les mots non dits qui apparaissent.

Je vous perçois mieux, de plus en plus duale.

Vous n’avez pas répondu à ma réponse sur votre question concernant votre besoin de transgression. Je n’avais pas compris que ce n’était pas une question.

C’était un cri, une supplique de guérison.

J’ai répondu rationnellement à une prière, ce n’était pas une bonne réponse.

C’est en vous que vous la trouverez.

Vous êtes duale, c’est ce refus de la norme qui nous a fait entrer en résonnance.

Ce n’est pas des écarts de bon aloi, les 50 nuances de Gris des bons bohêmes bourgeois.

Ceux sont ceux de la liberté, de la lucidité, de la conscience.

Ceux d’oser rencontrer un inconnu dans la chambre 44, de l’hôtel Langlois en aveugle, sans l’avoir jamais vu. Baiser, le découvrir à la lumière, le suivre dans une

Cave fétichiste, danser et baiser entre un couple lesbien et un soumis, ne pas s’en étonner et adorer tant d’évidences.

Vous êtes une transgressive dans un monde conventionnel où l’on est amoureuse de son patron, mâle alpha qui vous aime comme un fou et affiche son amour légal et somptueux sur Instagram. Parce que l’image et l’autofiction sont devenues l'opium du peuple.

Cela vous culpabilise.

Je le comprends, cette culpabilité je l’ai, c’est pour cela que je n’ai jamais divorcé.

Me sentir coupable de mes excès, du ridicule de soirées folles, du dégoût que peuvent engendrer pour des gens normaux mes débordements.

Un jour, une amie chère qui a fait une analyse, a mangé avec ma femme et mes filles ; j’y étais.

Le soir, j’ai reçu un message disant;

« Mon dieu, on vous manipule par votre culpabilité, j’avais mal pour vous. «

A chaque départ pour mes libertés secrètes, un regard résigné comme une sacrifiée à l’autel de mon monstrueux égoïsme.

Je lutte, des amis proches quarantenaires, sont morts trop jeunes.

J’angoisse d’une vie qui serait passée à côté de mes désirs.

La mort m’habite souvent.

C’est Thanatos qui donne à Eros ce sentiment d’urgence.

Vous m’avez posé la question de savoir qui vous étiez pour moi et quelle était la nature de notre relation ?

Je vous ai répondu avec de jolis mots, c’était sincère mais incomplet.

Pirouette facile.

Je suis un pudique qui se cache dans l’expansion.

Je ne vous ai pas dit que vous étiez tout simplement celle que je cherchais.

Belle, Bobo et Lucide, Mon double, Charmante et folle,

Si sage en apparence et prodigieusement non conventionnelle dans cette société d’étiquettes.

Ni classique, ni libertine, ni fétichiste mais tout à la fois. Hors des cases, trop libre, trop large pour elles.

Nous sommes une pièce qui ne s’assemble pas au cadre, nous sommes hors-jeu.

Trop polychromes dans un monde monochrome.

J’ai rencontré en vous mon moi, j’ai pu dialoguer avec lui.

Voilà pourquoi nos échanges étaient des évidences sans attente.

On n’attend plus quand c’est arrivé.

Tout le monde attend Godot, c’est l’attente secrète de chacun.

Vous êtes mon Godot, vous êtes arrivée et depuis un an, je ne vous attends plus.

C’est merveilleux de ne plus attendre, de savoir qu’il y a cet autre moi et de pouvoir même si c’est très espacé, retrouver la complétude physique, quand celle morale ne vous quitte plus grâce à Hotmail.

Je ne vais pas envoyer ce message silencieux, je ne sais même pas s’il vous est destiné.

Il m’est destiné avant tout. Car toujours, en l’autre on cherche soit.

Je n’est pas un autre, C’est nous.

 

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Deuxième jour sans nous écrire. Où sont nos dizaines de messages journaliers ?

Vous êtes là, mes plaisirs de chair d’hier ne vous effacent pas.

Ils vous surlignent au contraire, je me remémore nos orgasmes, les jouissances que je reçois de vous.

Mes ébats intenses de ces dernières heures me paraissent bien fades face à nos classiques.

Je ne veux même pas penser à ceux fous.

Vous êtes du poivre des Indes, celui que l’on cherche au-delà du cap de Bonne Espérance pour rendre son quotidien épicé et exaltant.

Vous étiez dans le vrai en écrivant que notre relation n'est pas que sexuelle.

Ou plutôt, elle est hyper sexuelle car elle n’est pas que.

La science décrit un phénomène inimaginable, deux photons à les milliers de kilomètres sont connectés et imitent, l’un l’autre, leur état.

Aucune onde, rien n’explique cette connexion.

Aurais je trouvé mon photon ?

Et si les scientifiques cherchaient mal car ils cherchent dans des laboratoires ?

Nous l’avons trouvé dans un lit d’une chambre, hôtel Langlois.

Dans une cave rue Le Chapelais,

Dans un lit rue Amelot,

Dans les rues d’Arles,

Dans une cave rue Truffaut,

Dans les profondeurs de la rue Le Regrattier,

Dans une course de taxi parisien, trempés de nos désirs. J’ai découvert le livre extraordinaire d’une femme quittée.

Son regard lucide sur l’homme, l’amour, m’a bouleversé. Ses mots me parlaient, nous parlaient.

Je ne désirais que vous faire partager ce texte, la fulgurance de sa vision de l’amour. De la petitesse des petits amours.

Je m’imaginais vous le laisser dans ma boîte aux lettres. Vous dire de le chercher.

Vous étiez à côté de moi pour partager l’émotion d’une rencontre avec ses mots.

J’ai renoncé, pour respecter votre demande, j’avais annoncé le silence.

En lisant ce livre l’émotion m’a fait oublier que vous le désiriez.

Vous écrire que je suis là ?

Inutile,
C’est pour cela que vous n’êtes plus là.

 

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Troisième jour sans vos mots. Rien d’écrit aujourd’hui. Trop de choses à dire. L’émotion étouffe ma main.

M’endormir ,

Vous retrouver,

Me réveiller, vous perdre.

Je suis Orphée, je ne peux me retourner au risque à jamais de vous voir disparaître.

 

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Quatrième jour.


Ce matin, cet après-midi, ce soir. Comme tous les jours depuis la pause. Ma boîte mail est vide.
Et moi si plein de vous, je déborde, Nulle corbeille pour me vider.

 

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J’avais besoin d’un double.

Vous aviez besoin d’un dérivatif à un amour impossible.

L’impossible s’est réalisé, nous nous sommes trouvés.

Ce silence est impossible à vivre.

Je suis doublement amputé.

De vous et de nous.

Cul-de-jatte qui survit en faisant l’aumône de votre souvenir.

 

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Vous avez disparu en me laissant votre ombre silencieuse.

Je suis l’ombre de moi-même à force de trop l’étreindre sans rien attraper.

Cette ombre est couleur perte de lumière.

 

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Vous êtes tout,
Le tout pour le tout.

Nos silences me transforment, En rien du tout.

 

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Je suis passé rue Saint-Lazare,

Rue Le Chapelais,
Rue Amelot,
Rue Thérèse,

Rue Le Regrattier,

Rue le Sueur,
Rue Truffaut
De rue en rue,

Je refais notre Paris,

Mais le pari de l’apaisement, je l’ai perdu en vous perdant.

 

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Vos cris manquent à mes coussins.
Nos stigmates manquent à mes draps. Le linge immaculé est un désert d’ennui.

 

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La fenêtre est toujours ouverte.

Mais le Sacré Cœur ne dépasse plus de la ligne de vos fesses lors de nos levrettes.

Les communards avaient raison.

Cette église, construite en expiation d’une soif de liberté, est laide sans l’horizon de votre cul.

Votre révolte conjugale embellissait le laid de ma vie.

 

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La petite jeune m’envoie un message ; « Il y aura un avant et un après toi. »

Je désire un pendant avec vous.

 

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Mon téléphone ne vibre plus des deux coups des notifications de vos messages.

Il reste tristement muet.
Son silence est assourdissant.

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Cinquième jour.
J’ai l’impression de la traversée du désert. 40 jours sans manger et boire.
Les hébreux avaient dieu.
Je suis athée.
Aucune voix pour soulever ma fatigue.

Seul l’espoir mais l’espoir pour un pessimiste c’est un exploit que de le convoquer.

Décidément je ne suis pas sportif.

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Sur le trajet mes doigts ne peuvent se contenir d’écrire ce message qui ne sera pas envoyé.

Les voyages ont toujours une destination. La mienne m’éloigne de vous.

Vous sentir m’attendre rendait supportable l’exil. Respiration avant de replonger.

Nos instants étaient des matches qui nécessitaient un temps de récupération.

L’intermittence dans les coups de fouets pour ne pas être prévisible.

Pour fuir l’ennui, la banalité adultérine. Vous mordre la chair. Vous électriser de mes coups, tout oublier le temps d’être dans cette cave rue Truffaut.

Reboot de vies trop rapides, trop occupées, trop compliquées.

Vivre, mais vivre ivre.

 

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Maintenant Hotmail est plus rapide. Nos centaines de messages l’essoufflaient. Nous épuisions la technique.
Nos mots étaient plus forts que le virtuel.

 

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Il règne, dans les couloirs de l’étage de l’appartement, le silence triste de l’absence de vos orgasmes.

 

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J’ai gardé comme premier réflexe en saisissant mon téléphone, de regarder si vous m’aviez écris.

Les réflexes sont plus têtus que la raison. Ils vivent d’habitudes rassurantes.

Cela ne me rassure pas d’oublier que nous sommes en mode silencieux.

 

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J’étais heureux de vous rendre plus belle que votre beauté physique.

Plus heureuse que votre sourire.
Plus étincelante que vos yeux radieux.

Vous appeliez cela gazouiller comme le font les oiseaux, heureux au printemps.

Vos printemps étaient mes fêtes de Saint Jean.

 

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Dans ce silence de confessionnal, j’ai envie d’écrire que vous étiez importante pour moi.

Mais je ne peux me résoudre à l’emploi du passé.

Vous êtes importante pour moi. Voilà c’est dit.

 

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En vous perdant, je me suis trouvé.

 

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Vous avez agité les mots en moi comme la pulpe dans la célèbre publicité.

Je suis renversé.

 

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J’aime boire un verre de vin avec toi. Même du bio.
C’est dire que je suis autre avec toi.

 

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J’ai utilisé le tu !?
Peut-être parce que je me mets à nu.

 

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A l’instant même de ce dernier message silencieux, par deux fois le téléphone vibre, c'est un message d'elle.

Les messages silencieux cessèrent définitivement.

 

13:52 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (9)

10/08/2020

Nuit aux esclaves

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La salle voutée est pleine, célibataires, couples, trouples, quatuors attendent assis en cercle que les enchères commencent. A droite les esclaves résignés, excités d'être exhibés, l'esclavage n'a pas été totalement abolie, juillet 2020, 23h30, Cris et Chuchotement, les ventes reprennent. 25 personnes, jauge oblige, jaugent et comptent plein d'espoir la monnaie qui leur a été fournie pour soutenir les enchères, Catin ou Goulue, remplacent l'euro

Les lots offerts vont, d'une soumise aux fesses haussées sur des talons vertigineux, à un soumis entièrement nu, habillé d'une chaine, mimi à souhait avec un tatouage slave sur la fesses.

Complète le lot une jolie blonde slave, un soumis, travelo quarantenaire en tenue de pute.

Mon accompagnatrice que je m’apprêtais à vendre, regarde le jeune soumis qui debout sur son coté n'ose porter le regard sur elle, pourtant, nue vêtue d'escarpins, d'un collier et d'une chaine, elle est assortie avec le mâle soumis.

Maitresse,ose t il, achetez moi et je vous servirez.

Mon amie est toute émoustillée, je toise le soumis et lui demande s'il vaut l'argent que l'on va devoir dépenser pour lui, oui maitre je peux vous le prouver.

Nous le testons immédiatement et le voilà au pied de mon amie, la caressant, lui baisant les pieds, engageant sa tête dans son entrejambe. Elle est conquise par les aptitudes linguistiques du soumis, il se montre très endurant lors de ses apnées entre ses cuisses.

La vente commence, le 1er lot est une femme aux fesses nues, offerte comme soumise, le propriétaire des lieux fait le crieur, incite aux enchères, elles tardent à monter à son gout de maquignon.

Le voilà qui fait l'article, petite penches toi sur ce tabouret montre tes fesses, hummm dit il en lui flattant la croupe, j'ai le meilleur métier du monde, ajoute t il, son regard le criant plus fort que ses mots.

La soumise s’exécute trop heureuse d'exhiber la fierté de son anatomie, et on comprend pourquoi. Des fesses parfaites finissent des jambes interminables, mais le coup de grâce pour les petits enchérisseurs, c'est son mouvement de jambes et d'escarpins quand elle tourne sur elle mème pour nous montrer à 360 degré son cul.

Ce fut un cri, 700,800,1000,1400 ... une fois deux fois adjugé à ce groupe de 4 femmes, mené par une jeune Nina Hagen. 8 yeux se braquent sur ce beau lot quand il se met à ses pieds, un regard mutin éclaire son visage, les 4 filles sont toutes excitées, Nina Hagen les couve de son regard noir.

Le lot suivant est le travesti, je plaisante Pascal le propriétaire qui ne caresse pas cette fois ci le lot à vendre, tout le monde en ri, l'ambiance est bonne enfant.

Vient le lot que nous convoitons avec mon amie, le jeune soumis suceur apnéiste, vendu pour tous désirs sexuels hétéros.

je laisse commencer les enchères, le groupe de 4 filles est déchainé et lâche de suite des sommes importantes. Je suis, suis distancé, relance, suis rattrapé, il fait chaud, le soumis est ravi de la lutte, son égo gonfle au gré de l'enchère. Nos 2 bourses ne peuvent rien fasse à 4 bourses, et les filles l'emportent, le soumis les rejoint, côte à côte de la première soumise, il doit rêver à des accouplements avec elle pour leur donner des bébés esclaves, son sourire est béat des sévices qu'il imagine, celui de ma complice triste du jouet perdu.

Je discute avec les filles qui consentent à me le louer, aux enchères on appelle cela la révise, se redistribuer le lot entre marchands une fois le lot acquis. Mon stage à Drouot pendant mes études m'a bien servit ce soir là.

Voilà ma complice est heureuse de ma négociation, je ne suis pas un dominant, je déteste qu'une femme soit frustrée, faiblesse rédhibitoire en soumission.

Un homme s'approche, l'homme de la blonde de Prague, futur lot à être soumis au feu des enchères, Pascal est un vrai commissaire priseur, il garde les plus beaux lots pour la fin, cela maintient la tension.

Achète ma femme, je te couvre du prix tu l’achèteras avec cet homme, tu la prendras en sandwich, elle doit être punie, 5 ans que je vis avec elle et elle refuse de parler français.

je suis étonné de cette demande, comme quoi je suis encore étonnable avec toutes ces années de coquineries, mon œil pétille à la vue du lot présenté, juste somptueuse ...mon accompagnatrice me lance des regards complices, waoooouuuu vas y ...

Bien sur les enchères commencent fort.

Je suis, je fais semblant de réfléchir, je relance, je dépasse mes fonds.

Il faut savoir que dans cette cave Bdsm, la folle enchère est punie de la croix de st André, le fol enchérisseur, livré à la salle pour tout le restant de la soirée. Il doit encore pourrir quelques cadavres de fols enchérisseurs sur la croix pour avertir du sort des tricheurs.

A mourir en croix autant que ce soit pour une diablesse, je vais au delà de ce que je possède pour la posséder, et j'emporte.

La salle est surexcitée ou c'est moi qui la voit ainsi, mais en tout cas le mari est ravi , la soumise encore plus,  l'homme qui va la sandwicher nous rejoint, il est grand et son pantalon montre que tout est grand chez lui.

Tout le monde se lève, il est temps de consommer nos lots, dans la cohue du désir des participants de passer aux choses sérieuses, on oublie de me faire passer à la caisse, en fait tout est jeu, ce monde est bienveillant.

Nous nous dirigeons vers une petite salle aux tortures la blonde et son mari nous précède.

A suivre

 

 

 

 

Nuit aux esclaves suite

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Je ne décrirai rien, cela serait trop long et pas assez intense par rapport à ce que j'ai vécu.

Ce que j'ai vécu l'a été comme un fantasme, il y a eu des jeux de caresses, du martinet, des baisers tendres, un fessier à damner un ciel entier de saints. Un fessier transformé en brasier où je me suis enflammé.

Le 2e homme fut défaillant, j'ai du pour deux, contenter la dame dans divers coins du club, mon dieu, ma chemise était en eau de l'intensité de nos échanges.

Son corps était divin, son cul diabolique quand je l'ai pénétré. Visiblement il n'attendait que ma venue et m'a avalé tout en me faisant diablement jouir.

Accroupie sur un fauteuil club en cuir, je voyais dans la lumière rouge de la pièce notre enculade dans une glace, c'était aussi beau qu'une messe à Notre Dame, l'orgue c'était ses encouragements, faster and hardeur, please . Elle était insatiable, je comprends que le mari avait décidé de se reposer.

Ce fut aussi long qu'un sermon de prêtre Bourdaloue, celui qui a donné son nom à un récipient en porcelaine que les femmes utilisaient dans ses sermons pour se soulager sans quitter l'église, ses propos dépassant la capacité moyenne de leurs vessies.

Ma complice regardait envieuse, elle qui désormais a inscrit l'anal dans ses annales coquines.

J'ai jouis, j'étais en eau, elle s'est retournée, on s'est embrassé ce fut doux, j'ai glissé jusqu'à son sexe et je l'ai faite jouir à nouveau, jusqu'à ce qu'elle se recroqueville sur elle même pour gouter son plaisir.

Il était temps de la quitter et jouer avec ma complice trop négligée, j'avais un peu honte de tout se plaisir pris sans elle.

Nous avons gouté aux joies d'un fauteuil électrique qui monte à hauteur de bouche, puis redescend à hauteur de bite, tout en maintenant les jambes ouvertes. Nous avons testé toutes les positions.

Préliminaires agréables avant de passer au plat de résistance, un trio avec le soumis loué.

Il nous attendait sagement, libéré de toutes ses maitresses femmes. Nous nous sommes allongés et j'ai pris ma complice qui avait envie de plaisirs roboratifs, pendant ce temps elle le suçait ou lui la suçait.

Ce fut intense et tendre, profond très profond, nous retrouvions notre complicité charnelle inexprimable.

Ma jouissance sur son dos, le soumis qui a tout étalé en la caressant, ses patientes caresses qui longtemps après mon  orgasme et le sien, l'on faite à nouveau jouir alors que nous étions tendrement enlacés, tout cela fut beau à regarder au plafond miroir.

En bas les couples discutaient, j'ai remercié la blonde et son mari. ils avaient l'air ravi et m'ont indiqué qu'ils partaient vivre dans les îles.

Nous sommes sortis, il pleuvait, Paris était humide, les pavés brillaient, nos corps étaient repus, nous étions vidés et heureux. Même sous la pluie, trempés d'elle ou de nos ébats Paris restera toujours une fête.