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10/11/2020

Swinging London

 

 

A  18 ans mon Londres était Fish and chips, Punk et Miss Tatcher. Même lieu, plus la même ville. La carte mentionne toujours Londres.


J'ai migré d'Oxford Street à Saville Row. De Candem à Hoxton Square. La mondialisation a brassé, mélangé. My Taylor is still rich, mais il est ghanéen et s'appelle Boateng


Mes fish and chips se muent en tempuras servies par d'authentiques tokyoïtes. Ici le monde s'est réuni pour brasser des millions et embrasser another world, le cosmopolitisme, utopie des années folles, s'est accompli.

Les rousses serveuses, aux bras potelés et à l'accent anglais roulent désormais les R, ont les pommettes des steppes et le blond ukrainien.Le butler s'appelle Hali, possède un DESS français, on lui donne sa chance.


Même avec la crise, Londres, c'est encore 10 000 volts. Ses parcs sont si grands que l'on ne comprend pas qu'ils puissent s'appeler cachés, à moins que cela ne soit un reste de ce snobisme qui fait appeler cottage des palais.Dans les bars, bondés d'after work, le vin gagne la bataille des gosiers. Mes compatriotes vignerons y voient la défaite du midi au profit de l'Argentine. Le tournoi des nations est au trottoir des pubs.


Kate Moss dessine pour Liberty's, et ses vendeuses ressemblent à Kate Moss.Je rêve d'une fenêtre face à la Tamise, pour contempler le gris vert de l'air du temps, je rêve de temps pour flâner dans ces docklands où l'on entrepose le plaisir.Londres m'électrise et m'excite, j'aime ses femmes et sa sensualité, j'aime sa rigueur et son sérieux.


Sir Norman Foster ne s'y est pas trompé en posant sur la cité un cornichon de verre et d'acier, phallus priapique narguant la face du monde. Encanaillez-vous chez Bordelo, où votre compagne troquera sa robe Chloé pour un tablier de soubrette, la tradition sous l'excentricité. La bonne société n'a pas oublié que longtemps elle a été déniaisée par des femmes des chambres au service des familles depuis Guillaume le Conquérant.
Car le sexe est si trend qu' Elle Mac Pherson sigle des cravaches et harrods vend des baillons.


Tout est possible ici même le snobisme de Manger dans une usine, sur le billot du boucher, des pizzas évidement bio. D'acheter dans une église une cheminée victorienne. Ou choisir dans une boutique vintage de Resington Street une cape d'hirondelle authentiquement parisienne.

 
Londres d'aujourd'hui est baigné du passé composé des squares et alignements géorgiens, Blancs pour réponse au noir des cab qu'on reverrait avec des vitres fumées pour une course coquine au milieu de la ville. Monter dedans et y montrer ses fesses devant Waterloo Station, autre façon de dire le mot de Cambronne à une perfide qui célèbre une défaite et cette fois tirer les premiers messieurs les Anglais.


Ma carte bleue flambe, et nul pompier pour l'éteindre , tant pis au diable mes étrennes !

Londres vit tant que je me reposerai à Paris

Rouge les cheveux de celle à coté de moi, peau nue laiteuse habillée de tatouages comics, tous les jeunes français en séjour linguistique rêvent de rousses jeunes anglaises, je réalise ce rêve avec une rousse marseillaise à l'accent cokney de shoreditch, la mondialisation des fantasmes.

Londres vit tant que je me reposerai à Paris, en attendant 5h du matin je quitte sans bruit ce joli corps, je sais que je la reverrai pas, elle est amoureuse et songe au mariage ...

 

04/11/2020

Quand le confinement me le rendra t il ?

Tout à une fin, l'été s'achevait et la rentrée s'annonçait, 600 livres sur les rayons des libraires et aucun ne dépassant la saison, les grand parents remontaient les petits enfants à leurs parisiens d'enfants et moi dans le Tgv qui me menait à ma rentrée je subissait le piaillement de petites filles qui saoulaient à ne jamais s'arrêter. 

18h j'arrivais, sautant dans le bus et retrouvant ma garçonnière, un coup de d'index sur l'interrupteur et la vue des toits de Paris et le sacré coeur pour m'enchanter.

E... arriva, elle me rejoignait pour sa dernière soirée chandelles avant qu'elle ne commence à la bruler par les deux bouts sur le tour du mon qu'elle avait décidé d'entamer.

Le taxi nous déposa rue Thérese où nous attendions la jeune et très lue à l'époque Camille et son amoureux. Une première pour E... et moi, un repas aux chandelles, où parait il on y mange très bien même si au dire d'un  critique gastronomique on ne vient pas aux chandelles pour se taper la cloche.

Je mettais un sourire et un visage sur Camille et nous nous attablions, le décor était à l'image du bas très boudoir. les plats simples mais gouteux, la conversation facile, la note salée.

La bourse vide, il était temps de vider d'autres bourses, le regard d'E devant trop licencieux pour la faire plus attendre.

Nous quittions Camille et son compagnon, j'avoue que physiquement je n'avais pas accroché avec ce dernier, E non plus, aucune envie d'échangisme, et puis je suis plus cotacotiste qu'échangiste d'ailleurs.

Les chandelles avaient toujours ce charme pourpre et érotique, voir ces beaux corps dans le rouge de nos ébats lorsque nous levions la tête pour respirer était un ravissement.

Nous furent exclusifs ce soir pour notre plus grande satisfaction, c'est épuisés et trempés que nous attendions le taxi qui nous ramènerait chez moi.

La mairie avait fait éteindre le Sacré Coeur à cette heure, la vue de ma fenêtre était noire, nous nous douchâmes et comme de tendres amants nous nous lovâmes l'un dans l'autre.

Demain matin je savais qu'une pipe café m'attendrait avant de courir les galeries et les expos.

Ce paris sans temps morts, ce paris des excès, des rencontres, des tendresses, de la culture, de l'art, des repas, du shopping, quand est ce que le Confinement me le rendra t il ?

 

03/11/2020

Comme un Mohican

 

hier soir j'ai fais de l'archéologie bloguesque, retrouver les blogs de mes débuts, les CUI ZORG KINKY, FEE D'HIVER, XfOR MEMORANDUM  etc ... j'y ai lu avec les 13 ans de recul, de vie intense, une envie de vivre, une douleur de ne pas être heureux dans le couple, une recherche de l'autre, presque tous ces blogs ont cessé, on ne peut étaler des années son mal être ou ses histoires de fesses, on se calme, se case, la plupart se sont tus car il était temps de changer de vie, se ranger, rentrer dans le rang, vivre son nouveau couple dans l'intime de la vie de tous les jours.

l'un de ces blogs c'est tu pour une raison si triste, la mort de son auteur, alors que justement il avait trouvé l'amour qui lui avait donné l'envie et la force de briser ses liens conjugaux et de mettre fin à ses aventures.

je crois que beaucoup de ces blogueurs couchaient pour trouver l'amour, le trouvant il n'avaient plus à coucher sur l'écran leurs coucheries.

Ce monde n'est pas mort, c'est ma génération de blogueurs qui a tourné la page, je suis un coquillage qui s'accroche sur son rocher pour ne pas que la marée du silence n'éteigne mon envie d'écrire, mon envie de fixer mes souvenirs.

Me voilà comme un Mohican presque le dernier.

 

 

20:56 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (9)

25/10/2020

En Arles

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photo contractuelle

 

Arles en automne.

Oublié l'été où le soleil palpitait sur les tombes des Alyscamps.

Les cigales ensourdissaient de leurs désirs.

Le jour après la nuit fauve.

Tes cris de nouvelle convertie.

Plaisirs nouveaux et inouïs

où en sodomie tu hurlais.

Selfie de nos ébats au miroir de nos vies parallèles.

En césar je triomphais dans l hôtel éponyme.

La veille la gare de Nîmes, ta valise cassée.

Nouvelle rencontre pour les rencontres d'Arles.

En folle tu m'y retrouvais fuyant mari et amants.

En folle tu m'as fait tourner la tête.

Nos corps acharnés.

Ton cul jamais repu.

Nos pas la nuit, bras dessous, bras dessus.

Nos repas de glaces fondues.

Aux Alyscamps les Arlésiens ont trépassé,

leurs sépultures sont vides, leurs amours oubliés.

Le soleil est parti, les cigales se sont tues.

Ces tombes paisibles s'emplissent de nos souvenirs,

les feuilles mortes volent autour.

18:40 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (3)

04/10/2020

LE SILENCE DEBORDE

 

En visite ensemble, de l'exposition Dora Maar à Beaubourg, nous lisons le vers de Paul Eluard affiché en exergue d'une photo, du temps déborde, le poème d'Eluard en deuil de sa muse Nush qui venait de décéder.

 

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Dora Marr – Nush Eluard Le temps déborde , 1947 par Paul Eluard – Photographies Dora Maar & Man Ray. Ed° es Cahiers d’Art, Paris

 

 

« Nous ne vieillirons pas ensemble.

                                            Voici le jour

                                                              En trop : le temps déborde.

Mon amour si léger prend le poids d’un supplice.»

 

Je reçois dans la nuit un message d'elle me remerciant de tout ce que je lui apporte. Le matin, nouveau message, me demandant cette fois un Break, résultat de sa relation triangulaire compliquée: son Mari, son Amant associé, l'Amoureux, Moi le libertin pour la folie légère et les balades culturelles à deux.

Nous nous écrivions tous les jours depuis un an, mes doigts sont trop habitués pour les en frustrer, je continue de lui écrire, mes doigts sont satisfaits mais je respecte son souhait en n'appuyant pas sur Envoi, messages silencieux pour silence imposé.

Il est temps de les exposer, les voici:

 

Premier jour sans vous écrire, sans vouloir de réponse pour tenir ma promesse. Message silencieux.

Que dire ?

Vous raconter l’Eclipse et ma main qui tétanisait à la recherche de la source de notre complice de trio ?

L’exposition magnifique sur le dos nu au musée Bourdelle ?

Voir la mythique robe de Mireille d’Arc dans Le grand blond.

Me ramener au décolleté de la jupe qui dévoile vos fesses, à notre séance d’essayage avant notre sortie libertine, à nos séances photos.

Plus je tente de nous oublier, plus nous sommes présents.

Tout passe dans ma tête, la compréhension, l’incompréhension, la lecture de vos messages, les mots non dits qui apparaissent.

Je vous perçois mieux, de plus en plus duale.

Vous n’avez pas répondu à ma réponse sur votre question concernant votre besoin de transgression. Je n’avais pas compris que ce n’était pas une question.

C’était un cri, une supplique de guérison.

J’ai répondu rationnellement à une prière, ce n’était pas une bonne réponse.

C’est en vous que vous la trouverez.

Vous êtes duale, c’est ce refus de la norme qui nous a fait entrer en résonnance.

Ce n’est pas des écarts de bon aloi, les 50 nuances de Gris des bons bohêmes bourgeois.

Ceux sont ceux de la liberté, de la lucidité, de la conscience.

Ceux d’oser rencontrer un inconnu dans la chambre 44, de l’hôtel Langlois en aveugle, sans l’avoir jamais vu. Baiser, le découvrir à la lumière, le suivre dans une

Cave fétichiste, danser et baiser entre un couple lesbien et un soumis, ne pas s’en étonner et adorer tant d’évidences.

Vous êtes une transgressive dans un monde conventionnel où l’on est amoureuse de son patron, mâle alpha qui vous aime comme un fou et affiche son amour légal et somptueux sur Instagram. Parce que l’image et l’autofiction sont devenues l'opium du peuple.

Cela vous culpabilise.

Je le comprends, cette culpabilité je l’ai, c’est pour cela que je n’ai jamais divorcé.

Me sentir coupable de mes excès, du ridicule de soirées folles, du dégoût que peuvent engendrer pour des gens normaux mes débordements.

Un jour, une amie chère qui a fait une analyse, a mangé avec ma femme et mes filles ; j’y étais.

Le soir, j’ai reçu un message disant;

« Mon dieu, on vous manipule par votre culpabilité, j’avais mal pour vous. «

A chaque départ pour mes libertés secrètes, un regard résigné comme une sacrifiée à l’autel de mon monstrueux égoïsme.

Je lutte, des amis proches quarantenaires, sont morts trop jeunes.

J’angoisse d’une vie qui serait passée à côté de mes désirs.

La mort m’habite souvent.

C’est Thanatos qui donne à Eros ce sentiment d’urgence.

Vous m’avez posé la question de savoir qui vous étiez pour moi et quelle était la nature de notre relation ?

Je vous ai répondu avec de jolis mots, c’était sincère mais incomplet.

Pirouette facile.

Je suis un pudique qui se cache dans l’expansion.

Je ne vous ai pas dit que vous étiez tout simplement celle que je cherchais.

Belle, Bobo et Lucide, Mon double, Charmante et folle,

Si sage en apparence et prodigieusement non conventionnelle dans cette société d’étiquettes.

Ni classique, ni libertine, ni fétichiste mais tout à la fois. Hors des cases, trop libre, trop large pour elles.

Nous sommes une pièce qui ne s’assemble pas au cadre, nous sommes hors-jeu.

Trop polychromes dans un monde monochrome.

J’ai rencontré en vous mon moi, j’ai pu dialoguer avec lui.

Voilà pourquoi nos échanges étaient des évidences sans attente.

On n’attend plus quand c’est arrivé.

Tout le monde attend Godot, c’est l’attente secrète de chacun.

Vous êtes mon Godot, vous êtes arrivée et depuis un an, je ne vous attends plus.

C’est merveilleux de ne plus attendre, de savoir qu’il y a cet autre moi et de pouvoir même si c’est très espacé, retrouver la complétude physique, quand celle morale ne vous quitte plus grâce à Hotmail.

Je ne vais pas envoyer ce message silencieux, je ne sais même pas s’il vous est destiné.

Il m’est destiné avant tout. Car toujours, en l’autre on cherche soit.

Je n’est pas un autre, C’est nous.

 

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Deuxième jour sans nous écrire. Où sont nos dizaines de messages journaliers ?

Vous êtes là, mes plaisirs de chair d’hier ne vous effacent pas.

Ils vous surlignent au contraire, je me remémore nos orgasmes, les jouissances que je reçois de vous.

Mes ébats intenses de ces dernières heures me paraissent bien fades face à nos classiques.

Je ne veux même pas penser à ceux fous.

Vous êtes du poivre des Indes, celui que l’on cherche au-delà du cap de Bonne Espérance pour rendre son quotidien épicé et exaltant.

Vous étiez dans le vrai en écrivant que notre relation n'est pas que sexuelle.

Ou plutôt, elle est hyper sexuelle car elle n’est pas que.

La science décrit un phénomène inimaginable, deux photons à les milliers de kilomètres sont connectés et imitent, l’un l’autre, leur état.

Aucune onde, rien n’explique cette connexion.

Aurais je trouvé mon photon ?

Et si les scientifiques cherchaient mal car ils cherchent dans des laboratoires ?

Nous l’avons trouvé dans un lit d’une chambre, hôtel Langlois.

Dans une cave rue Le Chapelais,

Dans un lit rue Amelot,

Dans les rues d’Arles,

Dans une cave rue Truffaut,

Dans les profondeurs de la rue Le Regrattier,

Dans une course de taxi parisien, trempés de nos désirs. J’ai découvert le livre extraordinaire d’une femme quittée.

Son regard lucide sur l’homme, l’amour, m’a bouleversé. Ses mots me parlaient, nous parlaient.

Je ne désirais que vous faire partager ce texte, la fulgurance de sa vision de l’amour. De la petitesse des petits amours.

Je m’imaginais vous le laisser dans ma boîte aux lettres. Vous dire de le chercher.

Vous étiez à côté de moi pour partager l’émotion d’une rencontre avec ses mots.

J’ai renoncé, pour respecter votre demande, j’avais annoncé le silence.

En lisant ce livre l’émotion m’a fait oublier que vous le désiriez.

Vous écrire que je suis là ?

Inutile,
C’est pour cela que vous n’êtes plus là.

 

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Troisième jour sans vos mots. Rien d’écrit aujourd’hui. Trop de choses à dire. L’émotion étouffe ma main.

M’endormir ,

Vous retrouver,

Me réveiller, vous perdre.

Je suis Orphée, je ne peux me retourner au risque à jamais de vous voir disparaître.

 

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Quatrième jour.


Ce matin, cet après-midi, ce soir. Comme tous les jours depuis la pause. Ma boîte mail est vide.
Et moi si plein de vous, je déborde, Nulle corbeille pour me vider.

 

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J’avais besoin d’un double.

Vous aviez besoin d’un dérivatif à un amour impossible.

L’impossible s’est réalisé, nous nous sommes trouvés.

Ce silence est impossible à vivre.

Je suis doublement amputé.

De vous et de nous.

Cul-de-jatte qui survit en faisant l’aumône de votre souvenir.

 

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Vous avez disparu en me laissant votre ombre silencieuse.

Je suis l’ombre de moi-même à force de trop l’étreindre sans rien attraper.

Cette ombre est couleur perte de lumière.

 

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Vous êtes tout,
Le tout pour le tout.

Nos silences me transforment, En rien du tout.

 

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Je suis passé rue Saint-Lazare,

Rue Le Chapelais,
Rue Amelot,
Rue Thérèse,

Rue Le Regrattier,

Rue le Sueur,
Rue Truffaut
De rue en rue,

Je refais notre Paris,

Mais le pari de l’apaisement, je l’ai perdu en vous perdant.

 

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Vos cris manquent à mes coussins.
Nos stigmates manquent à mes draps. Le linge immaculé est un désert d’ennui.

 

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La fenêtre est toujours ouverte.

Mais le Sacré Cœur ne dépasse plus de la ligne de vos fesses lors de nos levrettes.

Les communards avaient raison.

Cette église, construite en expiation d’une soif de liberté, est laide sans l’horizon de votre cul.

Votre révolte conjugale embellissait le laid de ma vie.

 

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La petite jeune m’envoie un message ; « Il y aura un avant et un après toi. »

Je désire un pendant avec vous.

 

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Mon téléphone ne vibre plus des deux coups des notifications de vos messages.

Il reste tristement muet.
Son silence est assourdissant.

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Cinquième jour.
J’ai l’impression de la traversée du désert. 40 jours sans manger et boire.
Les hébreux avaient dieu.
Je suis athée.
Aucune voix pour soulever ma fatigue.

Seul l’espoir mais l’espoir pour un pessimiste c’est un exploit que de le convoquer.

Décidément je ne suis pas sportif.

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Sur le trajet mes doigts ne peuvent se contenir d’écrire ce message qui ne sera pas envoyé.

Les voyages ont toujours une destination. La mienne m’éloigne de vous.

Vous sentir m’attendre rendait supportable l’exil. Respiration avant de replonger.

Nos instants étaient des matches qui nécessitaient un temps de récupération.

L’intermittence dans les coups de fouets pour ne pas être prévisible.

Pour fuir l’ennui, la banalité adultérine. Vous mordre la chair. Vous électriser de mes coups, tout oublier le temps d’être dans cette cave rue Truffaut.

Reboot de vies trop rapides, trop occupées, trop compliquées.

Vivre, mais vivre ivre.

 

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Maintenant Hotmail est plus rapide. Nos centaines de messages l’essoufflaient. Nous épuisions la technique.
Nos mots étaient plus forts que le virtuel.

 

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Il règne, dans les couloirs de l’étage de l’appartement, le silence triste de l’absence de vos orgasmes.

 

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J’ai gardé comme premier réflexe en saisissant mon téléphone, de regarder si vous m’aviez écris.

Les réflexes sont plus têtus que la raison. Ils vivent d’habitudes rassurantes.

Cela ne me rassure pas d’oublier que nous sommes en mode silencieux.

 

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J’étais heureux de vous rendre plus belle que votre beauté physique.

Plus heureuse que votre sourire.
Plus étincelante que vos yeux radieux.

Vous appeliez cela gazouiller comme le font les oiseaux, heureux au printemps.

Vos printemps étaient mes fêtes de Saint Jean.

 

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Dans ce silence de confessionnal, j’ai envie d’écrire que vous étiez importante pour moi.

Mais je ne peux me résoudre à l’emploi du passé.

Vous êtes importante pour moi. Voilà c’est dit.

 

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En vous perdant, je me suis trouvé.

 

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Vous avez agité les mots en moi comme la pulpe dans la célèbre publicité.

Je suis renversé.

 

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J’aime boire un verre de vin avec toi. Même du bio.
C’est dire que je suis autre avec toi.

 

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J’ai utilisé le tu !?
Peut-être parce que je me mets à nu.

 

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A l’instant même de ce dernier message silencieux, par deux fois le téléphone vibre, c'est un message d'elle.

Les messages silencieux cessèrent définitivement.

 

13:52 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (3)

10/08/2020

Nuit aux esclaves

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La salle voutée est pleine, célibataires, couples, trouples, quatuors attendent assis en cercle que les enchères commencent. A droite les esclaves résignés, excités d'être exhibés, l'esclavage n'a pas été totalement abolie, juillet 2020, 23h30, Cris et Chuchotement, les ventes reprennent. 25 personnes, jauge oblige, jaugent et comptent plein d'espoir la monnaie qui leur a été fournie pour soutenir les enchères, Catin ou Goulue, remplacent l'euro

Les lots offerts vont, d'une soumise aux fesses haussées sur des talons vertigineux, à un soumis entièrement nu, habillé d'une chaine, mimi à souhait avec un tatouage slave sur la fesses.

Complète le lot une jolie blonde slave, un soumis, travelot, quarantenaire en tenue de pute.

Mon accompagnatrice que je m’apprêtais à vendre, regarde le jeune soumis qui debout sur son coté n'ose porter le regard sur elle, pourtant, nue vêtue d'escarpins, d'un collier et d'une chaine, elle est assortie avec le mâle soumis.

Maitresse,ose t il, achetez moi et je vous servirez.

Mon amie est toute émoustillée, je toise le soumis et lui demande s'il vaut l'argent que l'on va devoir dépenser pour lui, oui maitre je peux vous le prouver.

Nous le testons immédiatement et le voilà au pied de mon amie, la caressant, lui baisant les pieds, engageant sa tête dans son entrejambe. Elle est conquise par les aptitudes linguistiques du soumis, il se montre très endurant lors de ses apnées entre ses cuisses.

La vente commence, le 1er lot est une femme aux fesses nues, offerte comme soumise, le propriétaire des lieux fait le crieur, incite aux enchères, elles tardent à monter à son gout de maquignon.

Le voilà qui fait l'article, petite penches toi sur ce tabouret montre tes fesses, hummm dit il en lui flattant la croupe, j'ai le meilleur métier du monde, ajoute t il, son regard le criant plus fort que ses mots.

La soumise s’exécute trop heureuse d'exhiber la fierté de son anatomie, et on comprend pourquoi. Des fesses parfaites finissent des jambes interminables, mais le coup de grâce pour les petits enchérisseurs, c'est son mouvement de jambes et d'escarpins quand elle tourne sur elle mème pour nous montrer à 360 degré son cul.

Ce fut un cri, 700,800,1000,1400 ... une fois deux fois adjugé à ce groupe de 4 femmes, mené par une jeune Nina Hagen. 8 yeux se braquent sur ce beau lot quand il se met à ses pieds, un regard mutin éclaire son visage, les 4 filles sont toutes excitées, Nina Hagen les couve de son regard noir.

Le lot suivant est le travesti, je plaisante Pascal le propriétaire qui ne caresse pas cette fois ci le lot à vendre, tout le monde en ri, l'ambiance est bonne enfant.

Vient le lot que nous convoitons avec mon amie, le jeune soumis suceur apnéiste, vendu pour tous désirs sexuels hétéros.

je laisse commencer les enchères, le groupe de 4 filles est déchainé et lâche de suite des sommes importantes. Je suis, suis distancé, relance, suis rattrapé, il fait chaud, le soumis est ravi de la lutte, son égo gonfle au gré de l'enchère. Nos 2 bourses ne peuvent rien fasse à 4 bourses, et les filles l'emportent, le soumis les rejoint, côte à côte de la première soumise, il doit rêver à des accouplements avec elle pour leur donner des bébés esclaves, son sourire est béat des sévices qu'il imagine, celui de ma complice triste du jouet perdu.

Je discute avec les filles qui consentent à me le louer, aux enchères on appelle cela la révise, se redistribuer le lot entre marchands une fois le lot acquis. Mon stage à Drouot pendant mes études m'a bien servit ce soir là.

Voilà ma complice est heureuse de ma négociation, je ne suis pas un dominant, je déteste qu'une femme soit frustrée, faiblesse rédhibitoire en soumission.

Un homme s'approche, l'homme de la blonde de Prague, futur lot à être soumis au feu des enchères, Pascal est un vrai commissaire priseur, il garde les plus beaux lots pour la fin, cela maintient la tension.

Achète ma femme, je te couvre du prix tu l’achèteras avec cet homme, tu la prendras en sandwich, elle doit être punie, 5 ans que je vis avec elle et elle refuse de parler français.

je suis étonné de cette demande, comme quoi je suis encore étonnable avec toutes ces années de coquineries, mon œil pétille à la vue du lot présenté, juste somptueuse ...mon accompagnatrice me lance des regards complices, waoooouuuu vas y ...

Bien sur les enchères commencent fort.

Je suis, je fais semblant de réfléchir, je relance, je dépasse mes fonds.

Il faut savoir que dans cette cave Bdsm, la folle enchère est punie de la croix de st André, le fol enchérisseur, livré à la salle pour tout le restant de la soirée. Il doit encore pourrir quelques cadavres de fols enchérisseurs sur la croix pour avertir du sort des tricheurs.

A mourir en croix autant que ce soit pour une diablesse, je vais au delà de ce que je possède pour la posséder, et j'emporte.

La salle est surexcitée ou c'est moi qui la voit ainsi, mais en tout cas le mari est ravi , la soumise encore plus,  l'homme qui va la sandwicher nous rejoint, il est grand et son pantalon montre que tout est grand chez lui.

Tout le monde se lève, il est temps de consommer nos lots, dans la cohue du désir des participants de passer aux choses sérieuses, on oublie de me faire passer à la caisse, en fait tout est jeu, ce monde est bienveillant.

Nous nous dirigeons vers une petite salle aux tortures la blonde et son mari nous précède.

A suivre

 

 

 

 

Nuit aux esclaves suite

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Je ne décrirai rien, cela serait trop long et pas assez intense par rapport à ce que j'ai vécu.

Ce que j'ai vécu l'a été comme un fantasme, il y a eu des jeux de caresses, du martinet, des baisers tendres, un fessier à damner un ciel entier de saints. Un fessier transformé en brasier où je me suis enflammé.

Le 2e homme fut défaillant, j'ai du pour deux, contenter la dame dans divers coins du club, mon dieu, ma chemise était en eau de l'intensité de nos échanges.

Son corps était divin, son cul diabolique quand je l'ai pénétré. Visiblement il n'attendait que ma venue et m'a avalé tout en me faisant diablement jouir.

Accroupie sur un fauteuil club en cuir, je voyais dans la lumière rouge de la pièce notre enculade dans une glace, c'était aussi beau qu'une messe à Notre Dame, l'orgue c'était ses encouragements, faster and hardeur, please . Elle était insatiable, je comprends que le mari avait décidé de se reposer.

Ce fut aussi long qu'un sermon de prêtre Bourdaloue, celui qui a donné son nom à un récipient en porcelaine que les femmes utilisaient dans ses sermons pour se soulager sans quitter l'église, ses propos dépassant la capacité moyenne de leurs vessies.

Ma complice regardait envieuse, elle qui désormais a inscrit l'annal dans ses annales coquines.

J'ai jouis, j'étais en eau, elle s'est retournée, on s'est embrassé ce fut doux, j'ai glissé jusqu'à son sexe et je l'ai faite jouir à nouveau, jusqu'à ce qu'elle se recroqueville sur elle même pour gouter son plaisir.

Il était temps de la quitter et jouer avec ma complice trop négligée, j'avais un peu honte de tout se plaisir pris sans elle.

Nous avons gouté aux joies d'un fauteuil électrique qui monte à hauteur de bouche, puis redescend à hauteur de bite, tout en maintenant les jambes ouvertes. Nous avons testé toutes les positions.

Préliminaire agréable avant de passer au plat de résistance, un trio avec le soumis loué.

Il nous attendait sagement, libéré de toutes ses maitresses femmes. Nous nous sommes allongés et j'ai pris ma complice qui avait envie de plaisirs roboratifs, pendant ce temps elle le suçait ou lui la suçait.

Ce fut intense et tendre, profond très profond, nous retrouvions notre complicité charnelle inexprimable.

Ma jouissance sur son dos, le soumis qui a tout étalé en la caressant, ses patientes caresses qui longtemps après mon  orgasme et le sien, l'on faite à nouveau jouir alors que nous étions tendrement enlacés, tout cela fut beau à regarder au plafond miroir.

En bas les couples discutaient, j'ai remercié la blonde et son mari. ils avaient l'air ravi et m'ont indiquaient qu'ils partaient vivre dans les îles.

Nous sommes sortis, il pleuvait, Paris était humide, les pavés brillaient, nos corps étaient repus, nous étions vidés et heureux. Même sous la pluie trempés d'elle ou de nos ébats Paris restera toujours une fête.

 

22/05/2020

Nuit de la déconfinée

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Il vient, emplit, prend le contrôle de mes coups de reins, sort en des gémissements de plus en plus libérés, je me colle à elle, la sens monter, trembler, son sexe me broie, je jouis de plus en plus à me retirer tellement il se fond avec moi, mes couilles se trempent de jus, je tente de durer, je voudrais qu'elle explose en même temps, je la sens proche ,si proche, mais mon corps ne peut tenir, il me hurle de perdre le contrôle, d'oublier l'autre, de jaillir en elle, d'ensemencer ce con qui m'aspire, de l'inonder pour éteindre son feu.

je tremble, plonge ma bouche dans son cou, hurle sur sa peau. De mon dos la décharge part, elle se propage en chaque point de mon être, j'expulse la tension de nos ébats, de mes retenues, c'est des chevaux libérés qui courent dans une plaine de l'ouest américain ivre de la liberté de l'immensité.

Elle reçoit cette onde qui saute dans son corps, me serre pour mieux la déguster, je tente de reprendre conscience, de la fourrager pour qu'elle explose aussi. Mais mon plaisir est trop fort pour décider il m'abandonne à la descente de L'explosion, j'oublie tout en respirant son odeur, bercé par ses bras qui ont la tendresse du bonheur d'avoir donné.

Deux mois de confinement, deux mois sans sexe, virginité qu'elle m'a offert, cul pluggé pour plus de perversité, instant de grâce, où j'ai lu à la pointe de mon dard les variations de son émois intime. Union, fusion, évidence non évidente pour une 1er rencontre d'inconnus. magie du sexe qui est une langue universelle, espéranto sensuel.

Bien sur il y eu les chocolats , le jeux buccal et anal de leur fondant. Mon jeu buccal, nos allers et venus en staccato, du sensuel à l'animal. son abandon malgré l'appréhension.

Mais ces jeux de corps auraient été bien banals s'il n'y avait pas eu plus.

le sexe m'a ouvert ses cuisses, et j'ai lu son âme, ses combats passés et gagnés, la soif de vie de ceux qui savent qu'elle est fragile, dure, méchante, mais merveilleuse quand on peu parfois la croquer.

Le virus nous entourait et nous avons baisé pour triompher de thanatos.

Mais ce virus n'était pas ce qui l'emprisonnait.

Je fus l'inconnu choisi dans un site au choix pléthorique, pour un déconfinement qui n'était pas que sanitaire, c'était en réalité un acte de détachement.

La bondageuse était en fait plus attachée que ses soumis !

Sa confiance m'a ému, c'est parfois la magie des baises entre inconnus, on s'y découvre plus que mille discours.

Curieusement ce détachement nous a attaché.

 

 

 

 

08/05/2020

Le con de ...

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Si petit et si grand que je me sens un géant, ce n’est pas le con d’Irène mais celui de …

Si petit et si grand royaume que je parcours tel le roi soleil triomphant de je ne sais quelle bataille homérique.

Il m’aspire et m’inspire, il m’avale, me gobe, me retient, pleur de me perdre, ri de me retrouver.

Con cédant à mes assauts, con jurant de continuer, confus de mes ruses pour le rendre fou.

Ce con est plus grand que l’univers, c’est mon ciel et ma terre tremblant de l’eau et du feu de ma crémation, incendie de sens.

Ce con est si petit et me rend si grand que ses cris me louangent, m’encouragent, me décuplent.

Si petit et si grand que ce n’est plus une mouille mais un déluge qui noie l’ivresse de nos orgasmes simultanés.

Repus, vidé, je suis désormais trop petit dans ce con devenu si grand.

 

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02/05/2020

Nuit de la demi Finale

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Après nuit de la chambre 44, nos retrouvailles allaient t elles être aussi intenses ?

L’indécence, la folie de notre première fois pourrait elle se perpétuer dans le classique de mon appartement ?

Cette première nuit ne fut elle pas trop haute pour vivre une seconde?

Si la première fois fut inconscience, nous allions baiser en conscience.

Nos corps se sont reconnus, nos langues ont dansé, nos sexes se sont complétés, ce fut moins fébrile que la première fois, moins fougueux, plus sensuel, plus long, plus enveloppé.

Fenêtre ouverte sur la douceur estivale de paris, tu as commencé à crier et les voisins ont répondu d’ovation.

Tout l’immeuble a crié sur ton orgasme et les cris se sont répandus sur la ville.

Tout Paris criait , hurlait sautait,

Tu criais et la ville te répondait, tu criais les voisins chantaient, j'ai crié avec eux.

L’équipe de France venait de se qualifier en demi finale de la coupe du monde.

Hébétés et repus de nos amours, nous sommes sortis, la ville était envahie de supporters, qui éructaient de joie, plus possible pour toi de rentrer chez ton mari.

La France nous a offert notre première nuit ensemble et le matin c’est en fan que je t’ai regardé me faire l’amour.

 

30/03/2020

Nuit du lez

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C’est un petit oiseau qui se pose entre mes cuisses, qui s’y louvoie, qui s’y installe.

C’est de petits gazouillis qu’il me donne pendant que je sens mon sexe écrasé de ses parois goulues.

Rien ne bouge et tout bouge en moi

Rien ne bouge et tout bouge en elle

Le plaisir monte, rien ne bouge,

le plaisir déborde et elle se lâche, rien ne bouge

Rien ne bouge et pourtant nous sommes tout rouge de plaisir

Elle gazouille

Je gazouille avec elle

29/03/2020

confinement: nu aux légumes

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20:21 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (0)

confinement: nu aux légumes

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20:20 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (0)

Nuit Hellenique

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Un mot échangé, un hasard, et une Iliade née.

Selon Homère, Aphrodite avait permis à Paris de séduire la belle Hélène puis de l’enlever à son mari, j’aime Paris son pseudo était Aphrodite et elle était aussi jolie qu’Hélène, grecque comme elle.

Moi qui cherchais à panser mes plaies d’amour quoique meilleurs onguents qu’une nouvelle rencontre, page blanche d’une aventure nouvelle.

Une robe rouge, une ceinture noire, des lèvres écarlates, Aphrodite ressemblait à Paloma Picasso, méditerranéenne, c’était la Crête qui entrait dans mon antre.

Baisers, doux, presque timides qui se découvrent, nos mains se cherchent, nos mains se séparent, les miennes glissent le long de la fermeture éclair, éclairant ma nuit de la lumière de sa peau nue.

C’est Aphrodite la déesse qui apparaît sur le piédestal de sa robe à ses pieds, nue, soulignée de sa ceinture qui avait été laissée, rehaussée de ses talons noirs.

Les gestes se font plus empressés, plus désireux, plus fébriles, nos mots échangés par mails, la tension érotique créés par eux, enfin, mutés en plaisirs charnels.

J’allais être Paris, devant ce Paris nocturne, devant ce sacré cœur qui m’avait donné tant d’ardeur à lutiner.

Te voila nue sur mon lit tel Vénus de Giorgionne, Titien , Manet .

Les timidités tombent, te voilà plus dominatrice que la bonne éducation de ton milieu l’autoriserait, me voilà pris en main.

Mais n’en déplaise aux dieux et au risque de froisser une déesse, l’insoumis que je suis, reprend la main et conduit la valse.

Une valse à 3 temps, une valse à 5 temps, une valse hors du temps.

Deux méditerranéens dans la nuit parisienne, deux nourris à l’huile d’olive glissant l’un sur l’autre, s’oubliant, se culbutant.

Deux expressifs pour dire à mes voisins que je suis revenu.

Deux adultérins dans la nuit s’adonnant au dieu priape,

Incendiant notre couche comme la Troie du roi Priam.

Mais point d’odyssée pour le retour, le lendemain je t'attendais.

24/03/2020

confinement: mon confinement à l'EHPAD en 2040

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