19.11.2009
Cui fecit
Jadis nos grands pères, et même nos pères, pouvaient voir sur les planisphères des zones mentionnées Terra Incognita. En ce temps là, internet n'avait pas encore défloré tous les territoires de notre monde et il était possible de rêver sur le nom d'îles, appelées îles inconnues, inaccessibles, ou de laisser gambader son imagination devant une carte comportant une couleur uniforme et vierge de toute mention.
Le monde comportait encore des espaces inexplorés, vierges du pas de l'homme, jardins d'enfant pour aventuriers, conquérants de l'ignoré, chantant les vers de Maria de Hérédia pour se donner du courage.
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal. Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde occidental.
Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de la mer des tropiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré;
Ou, penchés à l'avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter dans un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles.
Hélas, trois fois hélas, ce monde n'est plus. Les terres ne sont plus nimbées de mystères, l'homme les a toutes déflorées, explorées et même exploitées.
Notre monde est petit, trop petit, pour les aventuriers, ce n'est plus un village planétaire mais une bourgade, pire, un lieu-dit où tout le monde connaît tout le monde, et où les terres vierges se sont réfugiées dans la seule géographie des fantasmes.
Rêves où l'inconnu existe et l'impossible est encore espéré.
Le monde du libertinage était un tel lieu, où des terra incognita existaient et ne demandaient qu'à être pénétrées.
Oui mais voila, même cet espace est désormais exploré par internet, il n'est plus possible d'ouvrir des voies étroites encore épargnées des interventions d'internautes geek et lubriques.
Ce constat, je vous le livre tel qu'il me fut donné de le faire, alors que je relevais avec gourmandise et tension impudique, la jupe d'une coquine qui voulait se donner à mon exploration.
Je me rêvais premier explorateur de voies insondées, je me réveille emprunteur de chemin balisé.
Internet avait permis de déflorer le mystère que je voulais percer.
Un blogueur avait de son sceau marqué sa primauté, et imprimé sur les fesses de la belle un message à mon attention, pied de nez d'explorateur, graffiti potache sur peau de cul.
Les conquérants plantaient un drapeau sur les terres vierges pour en marquer la propriété, mon blogueur lui y avait planté autre chose, et attesté de son passage par ces mots sur son cul possédé.
" I WAS HERE " une flèche pour mieux m'orienter vers ce qui désormais était son trophée.
Vous goûtez, mesdames, à l'exploit et brûlez toutes du nom de ce scriptographe plaisantin capable à nouveau sur votre peau d'un tel geste.
Il avait omis de marquer son œuvre de sa signature.
Je répare le témoignage sa modestie et j'ajoute à l'œuvre les mots suivants :
Vous offrant même comme une image de son forfait.

(photo contractuelle)
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26.10.2009
Toute existence , même de chiotte, peut être une oeuvre d'art

Les vies sont comme les oeuvres d'art , depuis que Marcel Duchamps a mis une pissotière au musée, toute existence , même de chiotte, peut être exposée , il suffit d'en trouver le piédestal.
Ces pages blanches en white cube , pour exposer mes impudeurs.
L'art contemporain est souvent incompris , foutaise , scandale , n'importe quoi, les visiteurs en sortent persuadés que tout le monde peut faire de même.
Il en est de même des vies , tout le monde peut en faire une oeuvre s'il est assez artiste pour oser.
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14.09.2009
la blessure

Je n'ai pas pu et pourtant j'aurais tant voulu.
Trahi par mon corps
A mon cœur défendant me sentir impuissant
Ne pouvoir brandir mon dard
Ne pouvoir pénétrer au plus profond ses chairs
Alors faire fi, de ma langue et mes doigts lui offrir le plaisir désiré
La faire frissonner et l'étourdir malgré une blessure qui vous étreint
La sentir toute heureuse alors que l’on est malheureux
Espérer qu'elle ne vous en voudra pas
Etre surpris qu'elle vous dise avoir joui
Se rassurer de ses chauds baisers mais être blessé
Savoir que ça n'est rien mais redouter de récidiver
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26.08.2009
Ich bin ein berliner

Dans la ville génocidaire, coupée et réunie nous sommes partis.
L'amant complice, ni le dominant ni le très membré.
L'amante amie, ni l'inconnue ni l'amoureuse.
Sur un vélo à travers la ville,
en envie de nos autres vies
nous avons ri, tu as pleuré, je t'ai serrée.
Nous nous sommes embrassés sur la Karl Marx strasse
Le mur est tombé, sous les pavés la plage, derrière la brèche la Jamaïque.
Berlin plage sur la Spree, havre de ta tempête.
Le taxi t'a emportée vers tes orages.
Moi, dans le bordel d'une vie schizophrène, je me réfugie au plus célèbre bordel de la ville.
Les filles défilent et je fixe les mots
Les filles me fixent et je me défile de mes maux.
Je ne peux retenir l'eau de mes mains percées.
Je ne peux qu'en écrire le goût.
Mots souvenirs et aiguillons d'autres à venir.
écrire le désir et désir d'écrire.
J'aime y penser dans le stupre de ma décadence
pendant qu'une main caresse mon intime.
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02.07.2009
Ne dites pas à ma mère

Jonathan Monk - action artistique, l'artiste se poste devant la sortie de l'avion, il tient une pancarte attendant des gens célèbres qu'il admire, ici sa mère, hommage de l'artiste à celle qui a été le terreau de ses 1er travaux (ok c'est de l'art contemporain, donc masturbatoire, mais aujourd'hui je n'ai pas le droit de coucher alors je me masturbe intellectuellement)
Ne dites pas à ma mère que je suis un homme à femmes, elle serait jalouse ...
12:31 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.06.2009
Bilan catastrophique

C'est l'heure des bilans, une prise de conscience,la folie de mon entreprise.
L'avenir de mes enfants en jeu ,tout ça pour mon plaisir égoiste. Je ne pense pas aux autres.
Je suis un monstre carbonifere .
Ecologiquement je suis pire qu'un lisier de Porc
Je le confesse honteusement , le bilan carbone de mes rencontres
TGV , avion , voiture est CATASTROPHIQUE.
Ma concupiscence réchauffe la planête !
16:13 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.05.2009
moule, vous avez dit moule ?

- La moule est un mollusque
- Un moule est un outil industriel
- Un moule est un ustensile de cuisine.
- En argot informatique, ce terme désigne des geeks qui passent leur temps sur le « bouchot » ou « Tribune Libre » de www.linuxfr.org/board, logicielslibres.info/tribune, ou par extension de tout site proposant ce type d'espace de discussion.
- Avoir de la moule est une expression familière signifiant avoir beaucoup de chance.
- Un moule est unité de mesure de volume de bois.
- Le Moule est une ville de Grande Terre en Guadeloupe.
mais une moule pour moi c'est surtout cela !
à consommer sans moderation.
surtout quand elle est si lisse.
09:04 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : moule, à consommer
11.05.2009
Saumon en rut
Franchement, non mais ... je me la pèterais pas un peu ?
Oui mais vous noterez le pouvoir hautement érotique de la couleur.
La même que celle du saumon en rut ...
qui vient frayer avec moi ?
ps
costume Oswal Boateng , mon deuxieme , ben oui je prends goût au luxe
07:27 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (43) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03.05.2009
En balade Irlandaise

Dublin est semblable à ces femmes qui, sans grâces physiques, vous conquièrent par le charme de leur conversation.
Foin de majesté hausmannienne, ni de grandeur madrilène, point non plus de la pompe londonienne ou de la grâce hanséatique que sont Anvers ou Amsterdam.
Une architecture simple de briques et de blocs pour tout parement, sans ordre ni beauté, le rouge et le noir pour plumage; non Dublin vous séduit par son ramage.
C’est au son des pas qu’il raisonne, en prénom de ses rues; St Geoges, Exechequer, Grafton, Temple bar, au nom de famille unique Street, géniteur exclusif.
Le froid aidant c’est la porte d’un pub que l’on franchira pour se plonger dans l’âme de la cité.
La musique et les mots en mamelles de la ville.
C’est dans ses bars que l’on s’y abreuve … odeur de bière et de chaleur … dans les rires et les éclats de voix qui résonnent dans ces décors immuables de bois.
Oui, Dublin tes bars sont heureux et l’alcool y est plus convivial qu’ailleurs.
De pubs en pubs, on s’abandonne à cette foule chaleureuse et joyeuse dans laquelle il est plaisant de se fondre, oubliant que l’on est étranger.
Car en ces lieux, nulle solitude au milieu de tous comme à Barcelone ou à Amsterdam, la bière se partage avec l’inconnu, devenant le temps d’un verre, d’une chanson, ami du plaisir de trinquer ensemble contre le brouillard, cadeau d’indépendance de la perfide Albion.
Convivialité n’est pas un vain mot ici. Je ne dirais même pas qu’il se vit, non on le boit et le danse toute la nuit, le temps d’une balade Irlandaise.
Ps :
Lectrices et lecteurs fidèles, oui, relisez bien, vous avez bien vu, pas une ligne sexuelle .... et oui j'en suis capable .... frustrés ? ... je me repose
22:14 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.04.2009
incongruité

J'aurai jamais imaginé que le plus difficile pour organiser un dîner décadent était d'harmoniser les dates des corps.
Me voila coordinateur de menstrues.
Incongru tout de même ...
21:06 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note