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13/04/2011

Brûler la chandelle par les deux bouts (1)

 

 

Crystal_Chandeliers.jpg

 

Minuit, sonne le juste, devant une devanture noire et anonyme d’un magasin parisien.  La porte s'ouvre nous pénétrons dans ce qui n'est qu'un sas.

Devant une porte blindée, à droite une caméra, souriez nous sommes filmés.

Nous attendons que l'on nous jauge, la sélection est drastique, les chandelles tiennent à leur réputation.

La porte s'ouvre sur un homme efféminé, à la silhouette chère à Hedi Slimane, l'ancien styliste de chez Dior qui avait révolutionné la mode masculine, en imposant des hommes sans corps, frêles et quelque peu maladifs.

L'entrée est étroite, un petit comptoir, un vestiaire, dans le dos une console, et un escalier qui descend.

Nos prénoms sont demandés, notés sur une fiche qui nous est remise, sacs, mentaux et vestes déposés au vestiaire, nous sommes prêts pour descendre dans l’antre du vice parisien.

Les escaliers étroits, éclairés à chaque marche, nous mènent au sous-sol, une longue pièce voûtée percée d'ouvertures qui s’ouvrent à d'autres pièces.

Capitons rouges sur les murs, sol en dalle, miroirs, chandeliers, verrerie, nous sommes dans un boudoir luxure.

La musique envahit les lieux, la lumière d'une sono traverse parfois le seuil de notre pièce.

Sur les dessertes un buffet de friandises, petits oursons Cémoi sur coupe de verre, Michocos dans boite d'argent, Carambars dans drageoirs , quelques coupes de fruits, fraises, ananas tranchés.

Les papilles apaisées du sucre grappillé, nous poursuivons notre exploration.

Des couples apparaissent, je suis subjugué par la beauté des jambes, compas fins qui arpentent ce lieu, les talons aiguilles sont vertigineux, les culs à tomber.

Robe courte de vigueur, talons de 12 cm comme norme, jupes , robes courtes, décolletés excitants, les appâts féminins sont de mises et quelle mise.

La clientèle voisine entre 25 et 40 ans pour les femmes, un peu plus âgée pour les hommes.

Silhouettes fines pour les dames, parfois bien musclées pour leurs compagnons.

Il ne se dégage aucune vulgarité du lieu, ni des gens, les hommes portent encore cravate de la journée de travail, cadres supérieurs, peu de vieux libidineux (que sont devenus les vieux libertins), quelques professionnelles, beaucoup de couples, pas mal de sex friend.

Nous nous installons au bar pour contempler, dans cette seconde salle qui sert de piste de danse, sur les bords des banquettes rouges, des petits poufs et des tables noires. La piste de danse petite, agrandie par des miroirs en fond.

La serveuse est une jolie brune, avenante et gai, envie de l'embrasser.

Les jolis petits culs des femmes qui virevoltent autour de moi affolent mes sens, mon accompagnatrice le voit et s'en amuse, jalouses passezvotre chemin il n'y a que souffrance en ce lieu libertin.

 

à suivre ...