04/09/2011
Nuit du verre d'eau

Quasi contractuel sauf pour le cadre du miroir
Il me reste de cette rencontre des goûts de sueurs et des cris de toi, mais la nuit se pose et mes souvenirs mélangent leurs couleurs.
Le contraste s’estompe pour laisser une toile bistre comme une esquisse qui s’esquive.
Vite, fixer son vertige et son éclat inexprimable, par les mots qui ravivent.
Difficile de classer l’anecdote de l’essence,
le Nous et le Eux,
le Je et le Tu.
Tes râles se sont tus, ton corps ne tressaute plus, tes mots n'existent plus.
Que me reste t il de nos moments ?
Trop d’images pour les peindre dans le bordel de mes infidélités.
S'il ne doit en rester qu'une laquelle porter en mots pour te les offrir et leurs donner en lecture ?
Celle du bonheur de cette douche et de ce verre d’eau tendu après des heures à jouer de nous.
Divin verre d’eau, en soif de l’amante infernale.
Le vent de la nuit sur mon corps mouillé non repu.
Paradoxe du souvenir d’une rencontre qui fut si consommée pour notre plus grand émoi en abîme de leurs désarois .
A l'instant de la frappe des traces de ces heures avec toi, c’est un goût d’inachevé qui se pose sur le bout de mes doigts, flagrance de notre rencontre.
Parfum de la limite des amours pluriels qui jamais ne seront aussi exhaustifs que ceux au singulier.
19:17 Publié dans NUIT AVEC ELLE | Lien permanent | Commentaires (25)
31/08/2011
Une rentrée libertine

les robes transparentes de l'été vont bientôt disparaître sous les grises tenues de la rentrée.
il ne sera plus possible de distinguer les dessous portés par ces dames , larges et sages culottes pour les unes, mini strings pour les autres.
nos yeux ne se poseront plus sur la cadence chaloupée de ces derrières, à rêver que nos mains glissent sous les plis et déscendent le petit tissus qui cache peu mais dit beaucoup.
les jeans vont revenir, parfois tailles basses pour préserver des moments érotiques , puis les frimas apporteront les collants alors l'erotisme ne sera plus dans la rue , pour les chanceux il sera dans les chaumières , corps qui brûlent d'être touchés , qui hurlent d'être baisés.
ainsi vont les saisons du public à l'intime , de la rue à l'alcove
seuls certains lieux comme ici subsistent où l'érotisme s'exhibe en toute saison
combien de temps ? il me semble que les blogs sont désués , combien sont nés , combien ont disparus , peut être y suis je moins présent mais il me semblent qu'au final ils sont moins nombreux, nos mots jetés à l'éternité du net ne sont qu'éphèmeres , ils ne durent que le temps de nos amours pour eux.
En attendant il me faut me remettre au clavier pour vous raconter mon été et préparer mes nouvelles aventures libertines.
à venir des nuits nouvelles , une sodomie nature aux chandelles, peut être un peu d'art et qui sait quelques divagations.
21:59 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (21)
