05/01/2015
Me voilà dans de beaux draps part II
Je vous avais laissé avec la problématique de mes draps, il est vrai qu'à chaque passage parisien, c'est une ou deux paires qu'il convient de changer, vous conviendrez qu'il faut bien entre deux coquines rendre la couche vierge des traces de la précédente. Or les précédentes ont une fâcheuse habitude de marquer leur territoire.
Bien sur je pourrai me contenter d'une seule coquine par séjour mais je suis un gourmand et mes amantes aussi.
Il est moins frustrant de changer de draps.
Si dans un premier temps j'avais envisagé d'utiliser les services de la concierge, l'importance du service de linge, la nature des empreintes laissées sur les draps, mettait à mal ma timidité.
Il me fallait un endroit plus anonyme pour laver mon linge sale. N'ayant pas le temps d'utiliser les services de laverie automatique, je m'étais replié sur ceux du Turc du coin de la rue.
Comme l'arabe du coin de la rue, le turc est ouvert 7 jours sur 7 de 8h à 23h.
Proche, toujours ouvert, rapide et pas cher j'étais comblé. Mon trousseau était sauvé.
Las si le turc est fort, il ne l'est pas en matière de taches , ou plutôt si il l’est puisqu'il me rendait les draps avec une odeur, et les traces encore persistantes. Pire sa force avait réussi à me rendre tachés des draps propres.
Je vous avez conté un appel de mes parents à qui j'avais prêté mon pied-à-terre et qui devait récupérer un paquet chez le Turc m'effraya sur ce point,
tes draps sont dégoûtants il y a de grosses taches ….
Bleues.
J'avoue que la couleur bleue m'a rassurée, elle n'était pas liée à mon activité coquine.
Je suis donc parti à la recherche d'une blanchisserie, malheureusement dans mon quartier bobos les blanchisseuses sont chassées au profit des buveurs à barbe dit hipster.
Les deux dernières blanchisseries ont refusé mes draps motifs de la fermeture imminente, c'est dire.
Errant comme une âme tachée j'ai finalement trouvé un blanchisseur.
J'ai aussi fait ami ami avec l'adjointe au maire de l'arrondissement qui est aussi se plaignait de ce que il n'y est plus blanchisserie dans le quartier et se proposait d'aider les candidats blanchisseurs à s'installer (je dis ça à mes lecteurs à la recherche d'une activité peut-être pas de glamour mais qui semble rapporter)
J'ai laissé mes draps, et ma chemise, enfin non pas ma chemise, chemise, juste une métaphore pour dire que je me suis ruiné .... pour 3 lavages le prix d'un drap neuf, mais le drap jetable c'est pas bobo.
15 jours plus tard un paquet transparent scellé au logo de la Montmartroise , et le Sacré Coeur en logo.
Au déballage, je suis fier de vous indiquer que désormais mes draps redeviennent immaculés, repassés comme si j'étais à l'hôtel. Joie immense que les déplier, les étaler sur la couche et m’y glisser suavement, j'en frissonne rien qu’ à l’écrire.
Mesdames mes lectrices si un jour vous voulez vivre une expérience hors norme, ne me contactez pas pour baiser, mais demandez moi de participer à la mise en place des draps, vous aurez l'impression de vivre dans la peau d'une femme de chambre d'un hôtel de luxe.
Le blanchisseur ma indiqué qu'il livrait mes draps aux bons soins de la blanchisserie la Montmartroise, dernier lieu du 18e arrondissement où il existe encore des ouvriers.
C'est donc avec fierté que je vous livre la vidéo du lieu où mes draps sont lavés, ou mes turpitudes sont blanchies, ou mes fluides sont dissous.
Une pensée pour les derniers ouvriers du sacré coeur qui à la main plient les draps d'un sacré coquin.
12:05 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (12)
