10/02/2009
Nuit du Louvre

Trente ans de fidélité à deux méritaient bien une infidélité.
Mariés tristes, amants gais.
L'Hôtel du Louvre en salle de bal.
La vue du sacrifice de son intime toison, en ouverture.
Enfin le goût de son abricot sur ma langue, indécemment dévoreuse.
Jeux de mains, jeux de coquins, avec ses boules de geisha.
Des raisins pour aiguiser le palais.
Jus des fruits et jus d'elle, pour un ani qui veut du bien.
Vint l'orgasme en éclat de rire ... décidément oui, mariée triste et amante gaie.
Nous n'étions qu'au goûter de notre banquet.
Les convives étaient en bouche, il fallait passer les plats.
Nous avons pour cela, exploré en sexe, la chambre d'angle sur la rue de Rivoli.
Du canapé au lit, en passant par le bureau.
Je garderai pour nous tous nos souvenirs.
Non que je veuille taire cette levrette, exhibitionniste, face au serpent lumineux des embouteillages.
Ni ces liens pourpres, qui la maintenaient offerte, à ma concupiscence de mineur de fond.
Ni encore son sexe avide de complétude, dont en zélé explorateur j'ai parcouru tous les replis.
Ni le bain de notre tendresse, dans le marbre blanc et le scintillement des bougies.
Ni la brasserie St Georges, nappe à carreaux et gouaille parisienne.
Ni mon envie à potron-minet, coït entre sommeil et fantasme.
Ni ses fesses nordistes pour chauffer mon corps sudiste.
Ni ces puissants chocolats, dégustés yeux fermés, sexes occupés.
Je voulais juste confesser que l'image de cette nuit, alors que mon vit suivait la géographie de son intime et que nos souffles étaient retenus, restera pour moi l'éclair du bonheur de ses yeux qui me fixaient.
09:10 Publié dans NUIT AVEC ELLE | Lien permanent | Commentaires (18)
