14/05/2009
Journal d'un voleur

(photo nicolas_ranaldi)
Comme on vole les couleurs, je vole le bonheur.
Délinquant conjugal, pour briser la lourdeur du rien.
Ressusciter, un instant, dans le désir de l'autre,
dans la volupté équilatérale.
Alors que s'égrainent ces lourdes heures, je cavale en esprit vers mes ailleurs.
Bientôt souvenirs comme consécration d'un rêve.
Être en apnée entre deux vies plutôt que tabula rasa.
Un jour peut-être briser le miroir et le traverser.
M'installer dans mon ailleurs et y faire mon intérieur.
Alors ne plus vivre entre deux, ne plus rêver ou transgresser
mais reconquérir mon essence même,
mettre fin au sortilège de l'ubiquité.
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