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19/12/2010

Trois ans déjà et un striptease en prime

 

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Chaque anniversaire est une pause où l'on regarde en arrière. Le mien me porte trois ans plus tôt quand par un froid matin, rue Monge, on me montrait comment poster.

 

J'ai écouté et j'ai publié, trois cents fois pour 6500 commentaires. De cette aventure j'ai fait un manuscrit, verbatim de mes nuits qui, s'il est publié, effacera ce site. Je ne peux pas avoir deux enfants, l’un encore imparfait, l’autre corrigé, policé, renforcé. Mais ceci est une autre aventure, peut être un second souffle car chacun sait qu’une passion ne dure pas au delà de trois ans.

 

De trois ans de confessions et de polissonneries se dégage un portrait, de ces mots des gourmandises et des regrets.

La mort rôde aussi dans ces pages, cette mémoire livrée est une lumière d'étoile brillante qui ne se révèle que quand son heure est passée. Comme une photographie, c’est du temps figé et révolu que je donne à lire.

Ce temps qui file m'aiguillonne à vivre, pour ne pas regretter une fois qu’il sera trop tard de ne pas avoir vécu, angoisse du regret comme carburant de mes voyages concupiscents.

Les sentiments qui me viennent de ce portrait dégagé sont polychromiques et contradictoires.

Mes forces, mes faiblesses, ma sensibilité et ma gourmandise y sont brossés mais ceux qui lisent trop vite y verront forfanterie, consumérisme, snobisme ou élitisme.

Tous auront raison. Je suis à la fois ces qualités et ces défauts, on ne se réveille pas indemne de 17 ans de sagesse où le sexe n'était qu'une occupation hebdomadaire voire bimensuelle, dominicale, de nuit et en silence. D’une vie consacrée à un travail acharné, passionnant mais épuisant, et monogame. Comme un enfant qui doutait et doute de lui, j'ai découvert la force du plaisir du corps, j'ai découvert que je pouvais donner des orgasmes, faire crier, casser des jambes et rendre heureux.

J'ai aussi découvert que j'étais suffisamment endurant pour le permettre, suffisamment sensuel pour l'offrir, suffisamment gourmand pour le recommencer, suffisamment imaginatif pour le renouveler. Mes lignes témoignent de cet émerveillement tardif, naïf et un peu prétentieux, de ces nuits sans fin que le plaisir rend blanches de nos ébats. Rien n’est inventé, c’est mon seul plaidoyer.

J'ai ouvert aussi ma boîte à sensibilité et je me suis enivré de celle-ci. L'enfant que j'étais et qui pleurait à la mort de la mère de Bambi n'est pas mort, tué par la vie et le travail. Il est là, empathique, sensible aux moments, à l'attention qu'on lui porte. Trop peut-être pour être qualifié de libertin. Ces lignes sont le témoignage d'un libertinage de papier, tigre de papier, fort et effrayant en apparence, fragile en réalité.

De cela j'en ai fait ces textes que je relis avec émotion, car ils me replongent dans l'état de mes rencontres.

Ce portrait est aussi celui d'un explorateur de sa sexualité. Lorsque l'on franchit le Rubicon il ne faut pas reculer, et aller jusqu’aux marches de l'empire de soi. J'ai donc découvert un monde que j'ignorais, un caractère qui s'est révélé.

Me voilà pervers, non dans l'acceptation exacte du terme, celle où tellement dépendant de sa perversité on ne jouit que lors de celle-ci. Non je suis un gourmet pervers, me plaisant à pimenter mes aventures d'audaces, de transgressions, de luxe, d’animalité, de pluralité, jamais d'identiques choses pour ne pas lasser et m'user. Le vivre au contraire comme une première fois avec ce pincement au ventre, preuve que l'on n’est pas blasé.

Je me suis aussi découvert séduisant, ce que j'ignorais là encore, coupé de toute séduction par une volonté de construire, je ne savais pas sa force, l'excitation qu'elle pouvait engendrer.

Si l’on m’avait posé la question quel est votre type de femme, j’aurais pu répondre celles qui ont voulu de moi. Je réponds aujourd'hui celles qui me séduisent et m'enrichissent.

Oui cette expérience transforme et permet de sortir de sa chrysalide, je n'étais que chenille, je suis devenu papillon lubrique. Je vole au-dessus de mes plaisirs et plonge ma trompe dans le suc des délices. Ce miel, c'est aussi celui de mes rencontres, de celles qui m'ont tant donné.

Bien sûr la vie d'un papillon n'est pas toujours idyllique et je sais que parfois l'on a joué de moi. Tant pis. En être conscient, y consentir, fut la preuve de ma force, cela aussi participe de l'apprentissage.

Car j'ai beaucoup appris, suffisamment pour être, au-delà de la sensualité, un spécialiste du couple. Y déceler les failles et les moyens d'y remédier, sentir avant ceux qui allaient se séparer que cette fin était inéluctable, je vois tout, je ressens tout, chat aux yeux ouverts je marche dans la pénombre des relations comme en plein jour.

Et pourtant il flotte sur ces lignes un parfum de regrets, de mélancolie. Ces moments de vie ne sont-ils pas en creux la preuve de mon vide ? Monde parallèle que je me suis construit et qui me sauve de mon monde quotidien.

Ces talents de sensibilité, de lucidité, qu'en ai-je faits pour moi ?

Je me retrouve double. L'un dans une famille qui sent que je ne suis pas heureux, l'autre dans une futilité qui masque ma sensibilité et la profondeur qu’en toute chose je traque en réalité.

Janus, incapable dans mon royaume de poser et discuter des maux qui le pourrissent, tellement lucide de ceux-ci et de ma couardise de ne pas les saisir. Mais je sais où cela mènerai et je me sais trop sensible pour le souhaiter.

Je suis un étranger, l'étranger de Camus, une vie comme si j'en étais le spectateur indifférent, l'acteur incompétent et le critique acerbe. Je vois la catastrophe comme le commandant du Titanic savait le naufrage et pourtant je ne peux contre barrer et me sauver.

Je souffre et mes moments libertins sont à la fois une montée d'adrénaline et une descente devant le morne de mes semaines. Je veux tout, comme l'enfant gâté que j’étais, comme le gourmand que je suis, comme l’insatiable que je découvre.

Ce tout, c'est vibrer au quotidien de mes nuits, c'est une main qui me caresse, ce sont des mots tendres, c'est un corps qui se love contre moi, ce sont des surprises, des rires, des sourires, ce sont des moments de joie, de lâcher prise, le bonheur de la lumière dans ses yeux.

Je n'arrive pas à goûter aux joies de la famille. Les cris des disputes continuelles des enfants, l'énervement d'une mère excédée, ces putains de devoirs qui finissent en hurlements ont détruit mes joies familiales. Plus tard, tout comme les nuits blanches des dents qui poussent je l’oublierai, et penserai que j’étais dans le bonheur d’une famille sous un toit commun.

Pour l’heure je me tais et suis isolé avec mes envies, avec mes rêves d'ailleurs, l'étranger vous dis-je, qui de plus à conscience de l'être, ce qui n’était pas le cas de Meursault au moins quelques heures avant sa décollation.

Cet exil me transforme en autiste dans ma famille, renforce les griefs à mon encontre. Le dialogue ne peut plus rien, je le sais et le sens, sauf à conclure à la fin.

Alors tout briser, tout changer, de vie, de ville mais je ne sais pas si je pourrai en acquitter le prix, et ce prix payé ne découvrirai je pas que ce n'était que chimère d'un mal être qui se transporte comme la boue de ses semelles que l'on croit ailées ?

Je ne sais, la lecture du plein de ces nuits me ramène au vide de toutes mes nuits conjugales où nulles mains, nul corps, ne me touchent. Il est puéril de croire qu'il est possible que toutes doivent être aussi folles, ne suis-je pas une sorte de Peter Pan libertin, enfant qui refuse d’être homme ?

Un jour me révéler, lui faire lire et attendre le verdict ... Paire de baffes tellement l'offense sera grande, la blessure mortelle mais après, la solitude, la déchirure des enfants, la culpabilité, le gâchis ?

Peut-être au contraire après la douleur, la libération d'une vie où je serai moi, heureux malgré les difficultés car réconcilié avec ce que je suis ?

Je ne sais et n'étant pas parieur ou étant si homme finalement, dans l'interstice de cette morne vie que je supporte, souhaiter encore une nuit afin de me replonger à nouveau en ce pays peuplé de désirs et de légèreté.

Ces nuits comme des drogues, paradis artificiels pour m’évader d’un enfer où je me suis enfermé.

Ce verbatim est mon purgatoire, l'enfer ce n'est pas les autres, c'est vivre trop lucidement avec soi.

 

Mes premiers pas soyez indulgents

 

Commentaires

il n'y a rien à dire face à tes mots...je les ai lus attentivement...
je t'embrasse
fort

Écrit par : dita | 19/12/2010

dita

c'est ta présence qui dit merci

Écrit par : waid | 19/12/2010

Mais ce n'est pas l'enfer, de vivre lucidement avec soi ... au contraire, c'est juste la vie.
Lehaïm ... :)

Écrit par : M. | 19/12/2010

Tout juste sublime !
C'est tout toi, je veux dire entièrement.
J'espère que tu trouveras la façon de vivre qui te convienne, quelle qu'elle soit.
Bisexxxxxxxxxxxx

Écrit par : Véro | 19/12/2010

enfin, tu sais bien que cette histoire de trois ans, ça n'a pas guère de sens. t'es-tu arrêté de collectionner après trois ans pour passer à la cueillette des champignons ? je n'aime pas les faux prétextes.
je regrette souvent la disparition d'un blog parce que les commentaires disparaissent aussi et que cela en fait sa richesse aussi. singulier espace de création.
mais je respecte le choix de celui qui veut le faire disparaître, évidemment.

ce n'est pas refuser de grandir que d'assumer ses désirs et ses pulsions d'homme, au contraire.

bien évidemment, on peut avoir l'impression de (re)trouver une liberté et les jeux d'un âge sans responsabilité, mais ce n'est qu'une impression superficielle.

je ne dis pas que tu n'assumais pas ta vie d'homme auparavant, ni qu'elle n'est pas, telle que tu la décris, accomplie en maints aspects. simplement, il y a tant de vies à vivre...

beaucoup renoncent, par confort, par lacheté, par engagement aussi, a en vivre plusieurs. sont-ils moins coupables de ne pas vivre leurs rêves que toi qui collectionne les souvenirs ? leur entourage n'en subit-il pas aussi, peu ou prou, les conséquences ?

enfin, pour faire court parce qu'évidemment tu te doutes que j'aurais encore beaucoup à écrire et peut-être trop gentille, j'ai juste envie d'ajouter, lucide certes, mais l'indulgence que tu nous demandes, n'oublies pas de l'appliquer aussi à toi-même.

Écrit par : petite française | 19/12/2010

Juste un commentaire précieux : nul besoin de tout dévoiler de sa seconde vie à l'autre...
La souffrance de perdre l'homme que l'on aime est déjà amplement suffisante.
Un 'je crois que je vais m'en aller' suffira amplement -je crois- à bousculer les choses... et nul besoin d'en rajouter.

Waid, je pense tout simplement que tu manques d'amour et de tendresse, sentiments que tu as essayé de chercher dans tes aventures libertines (avec succès ?)

Pour finir, il n'y a pas de couple idéal. Tout se construit dans les compromis et la communication.
Mais le bonheur n'est qu'un fil bien fragile et le toucher du doigt, c'est déjà pas si mal...

Prends soin de toi,
Elea

Écrit par : Elea | 19/12/2010

Joyeux anniversaire :)

Magnifique note, lucide, pas facile.

Écrit par : Emeline | 19/12/2010

M

à la vie oui ... mon fond pessimiste l'oublie même si mon tourbillon la célébre

Véro

je t'embrasse tes bises me vont droit au coeur et je suis heureux d'avoir pu finalement me mettre nu

bon j'espere qu'avec cette neige je vais pas choper mal quand même :)

petite française

toi tu me semble en colère de ce que ce lieu puisse disparaitre

ne t'inquiete pas mes chances de publication son mince mais si cela devait arriver se poserai la question de ce lieu qui contient le récit de nuits que je reprends dans un livre.

pour l'indulgence , je suis un homme qui finalement ne s'aime pas , je devrai peut etre commencer par là avant de faire quoi que ce soit

elea

ton comm me touche vraiment

j'ai connu et je connais la tendresse et l'affection dans mes vies libertines qui le sont moins que ce qu'on le pense tu sais

mais je manque effectivement de cette vision de l'autre qui te fait etre plus grand plus fort plus tout

pour ce qui est de l'idéal je crois qu'il n'existe pas , mais j'aimerai être un imbecile heureux parfois

promis je le ferai

Écrit par : waid | 20/12/2010

emeline

;)

avec cet anniversaire faut vite que je m'achete un antiride je vais faire vioc au milieu de ces jeunes blougueurs

Écrit par : waid | 20/12/2010

Me rappelle bien de la rue.
La rue Monge.
Un froid de chien.
Mais des rires.
Des rires et l'excitation de la découverte d'un monde nouveau.
Aujourd'hui pour toi, il n'est plus nouveau.
3 ans.
Presque envie de rajouter "déjà"...
Mais les rires ? sont-ils perdus aussi ?

"C'est alors que tout a vacillé. [...] Tout mon être s'est tendu et j'ai crispé ma main sur le revolver. La gâchette a cédé, j'ai touché le ventre poli de la crosse et c'est là, dans le bruit à la fois sec et assourdissant que tout a commencé. J'ai secoué la sueur et le soleil. J'ai compris que j'avais détruit l'équilibre du jour, le silence exceptionnel d'une plage où j'avais été heureux. Alors, j'ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s'enfonçaient sans qu'il y parût. Et c'était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur."
L'Etranger, bien sûr...

Visiblement, tu l'as touché. Le métal froid. Et tu as décidé de tirer...
J'espère juste que ce ne seras pas la porte du malheur, mais celle d'une libération...

Longtemps je t'ai demandé ce qui comptait le plus pour toi... apparemment tu as trouvé quelques réponses.
Rien n'est jamais simple, même les décisions mûrement réfléchies.

J'ai le coeur un peu serré...

Tout tendrement,

Écrit par : Fée | 20/12/2010

Touchant, comme souvent, c'est toi et tes contradictions, tu es attiré, comme le papillon par la flamme, vers une autre vie qui t'attire, mais pourquoi aussi attirante, peut être justement parce qu'elle est cachée, dissimulée, embellie par les scénarios et les belles chambres d’hôtel, le temps compté, cela pourrait être différent si tu n'avais que cela à vivre. Quand à tout dire à celle qui partage ta vie, cela serait cruel de le faire. On se fabrique son propre enfer, on est souvent la cause de son malheur, faut beaucoup de force pour en sortir sans faire souffrir les autres, je te souhaite le meilleur. Je n'ai pas toujours pensé du bien de toi, tu le sais : -) j'ai changé d'avis ça aussi tu le sais et c'est une grande fierté de me dire que j'ai pu te croisé ainsi par hasard. et je t'embrasse.

Écrit par : Bougrenette | 20/12/2010

Il ne me vient que l'envie de vous souffler un délicat et torride Joyeux Anniversaire, cher Waid... En espérant que vous continuerez encore longtemps à nous enivrer de vos mots et que vous ne vous perdrez pas dans les méandres d'une vie qui semble bien vous torturer...

Écrit par : Fifi_bulle | 20/12/2010

@ Bougrenette !
Par hasard ! par hasard ! Pas vraiment par hasard !!!
Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous !

Le notre était beau. Il faisait chaud...

On a même mangé des glaces :)
Ca me fait sourire d'y repenser, tiens !!!!!
Et la robe rouge :)

Écrit par : Fée | 20/12/2010

fée

arghhhh heureusement que mon bureau ferme à clef je voulais pas que l'on voit mes larmes ... à la lecture de ce comm. comme quand je regarde bambi roooh

merci tout simplement

bougrenette et fée

rires comment rencontrer cet affreux snob qui ose dire qu'il n'aime pas .... ( censure ) .!!!?????!!!! rires

et pourtant trés belle aprés midi

la photo au palais royal, l'expo sophie calle où l'on croise mon voisin , la glace , la fontaine de nikki de st phale et nos rires

et la robe rouge de fée pour son bal oui , ahhhh souvenirs souvenirs qui a dit que le net c'etait que pour fantasmer , que nenni du réel bien réel te de beaux souvenirs

Écrit par : waid | 20/12/2010

fifi bulle

mes souvenirs d'ancien combattant me font vous oublier !!!

pour la torture ne craignez rien , la vie ne donne de grand vin que quand elle souffre un peu , alors il faut bien de temps en temps remuer quelques plaies.

et puis il pleuvé tant hier cela était déprimant

et puis c'est bon aussi de se poser des questions , sinon on est un imbécile , certes heureux mais imbécile :)

Écrit par : waid | 20/12/2010

ce touchant strip-tease de l'âme révèle bien ce que je sens de vous à travers vos textes et votre travail
Il n'y a rien à en dire d'ailleurs, il se suffit à lui-même, vous y êtes lucide et assez superbe dans vos contradictions et votre sensibilité
Sinon juste cela : oui, partir cela semble être la seule issue sinon vous vous perdrez totalement ..Mais de grâce, ne faites jamais lire ce blog ni le manuscrit à votre épouse ! ne révélez pas les détails, ce serait juste cruel, inutile et uniquement fait pour vous soulager ! il va juste vous falloir du courage pour verbaliser votre envie de partir le plus simplement possible
(ps : peut-être envisager de faire figurer une partie de ce strip-tease, très bien construit, dans l' épilogue)

Écrit par : anne | 20/12/2010

Votre texte me touche profond Waid, je viens souvent vous lire sans rien dire et j'ai toujours beaucoup apprécié vos libertinages, mais là c'est plus profond et plus sincère encore et je suis touchée.
Je souhaite la sortie de votre livre et je vous souhaite aussi de trouver le bon dosage, peut-on tout rencontrer dans une seule personne, je crois que c'est possible mais que cela demande cette lucidité justement qui vous semble un enfer sans doute parce que vous ne pouvez complétement exister comme vous le désirez, être en congruence!
Mais oh! La perfection est loin d'être de ce monde.
Si votre blog vient à disparître, il va me manquer!
Sensuellement votre.
Helenablue

Écrit par : helenablue | 20/12/2010

Une mise à nu terriblement touchante car profondément humaine !
Chacune de tes interrogations, chacun de tes constats - y compris dans leur ambivalence propre nous renvoie l'écho d'une part de nous même.
Tu dis que l'enfer c'est de "vivre lucidement avec soi" : je ne le crois pas... l'enfer à mes yeux c'est de s'évertuer à vouloir rester étranger à soi -même... Et lorsque par choix ou par nécessité, on se décide à apprivoiser cette distanciation: alors il faut apprendre à se pardonner ses faiblesses et ses manquements...et je rejoins tout à fait petite Française te demandant cette tolérance vis à vis de toi même !
Alors que faire ? Toi et toi seul peut en décider dans cette vérité intime qui n'appartient qu'à chacun... Mais lorsque la marche devient trop douloureuse parce que les chaussures sont devenues trop petites, il faut soit changer de pointure, soit aller pieds nus ... sans savoir ce que sera le chemin ou ce que nous en ferons plus exactement, et ce, au jour le jour...
Pour ce qui est des anniversaires je n'ai jamais prisé cette espèce de bilan aussi ritualisé que sclérosant: mieux vaut rajouter de la vie aux années que des années à la vie...
Quelle que soit ta décision d'arrêter ou non ce blog, elle t'appartient.
Quand bien même, si égoïstement, je le regretterai , je respecterai ton choix en me réjouissant de t'avoir croisé sur mon chemin...
Alors, ici ou ailleurs, quelle que soit ta future implication, l'essentiel reste selon moi cet engagement qui ne fera plus de toi un être perçu comme séduisant par le regard des autres mais cet homme attachant vivant avec ses paradoxes...
Je te souhaite le meilleur et je t'embrasse avec beaucoup d'affection.
Elise

Écrit par : Elise et Marc | 20/12/2010

Puisque vous vous autorisez pour fêter cet anniversaire de blog un dévoilement couillu ... subtil exibition de vos contradictions ..bilan contrasté qui frise la perversité , sourire...
....comme un tableau sur miroirs de vos clairs obscurs à la fois cérébral et charnels
(Quoique en perverse gourmande et contradictoire j'eusse aimé un nu voluptueux)
Je me permets de vous dire qu'une fois de plus vous m'avez cueilli virtuelement et virtuosement ...émue et ouverte en émotions.
Vous évoquez Perversité et Addiction... je ne vois que recherche de Plaisir en partage,
Assuétudes que vous poursuivez avec Passion , consommez, consumez avec délice mais qui renaissent toujours insatisfaites .
Venir vous lire ici et jouir de la palette étendue de vos expressions:
de poétiques , tendres à conculpisentes , voluptueuses, intrusives, subtiles ou brutes
Tout cela passé au crible votre lucidité
D' audaces en pudeurs
De jaillisements en spleens
...j'ai aimé et je regretterais votre absence même si dans libertinage ,il y a liberté ....votre envol vers d'autre formes d'expression me réjouis tout
en me laissant un gout doux/nostalgique de madeleines voluptueuses.
De la boite de pandorre que je n'ai ouverte que virtuelement , j'ai eu ici des aperçus amazing et délicieux .
Quand à ces hésitations à réveler votre double vie à votre femme, je ne crois pas un instant à leur réalisation . J'ai eu la chance de faire votre conaissance par le biais de votre attachement "inquiet" à la famille.
Même vu de loin je sais que ce bienveillant amour familial est une partie essentielle de votre intégrité . Votre crainte de les blesser vous empêche avec raison de délivrer une vérité qui serait trop difficile à apréhender.
Et puisque nous en sommes aux contradictions une des raisons pourlesquelles je ne me suis pas risquée à vous entreprendre ; c'est cette impression de vous kiffer à la fois comme un homme séduisant , une relation amicale mais aussi la crainte de vous assimiler au père(un point commun que vous conaissez avec lui) .

Je vous bise tendrement et amicalement

Écrit par : Mouillette | 20/12/2010

anne

justement ce matin j'ai mis ce striptease en épilogue de ce livre, il me semble ainsi donner au lecteur la clef de tout l'ouvrage, pour que ce qui s'y dessine devienne effectivement évident et puis peut être pour succiter des courriers de lectrices ... ben oui rires on ne se refait pas.

pour le reste bien sur ce jardin secret ne peut être divulgué il choquerait trop , il blesserait trop.

demain j'ai rendez vous avec ma correctrice , haie j'appréhende ...

helenablue

la perfection n'existe pas oui mais les chimères existent bien puisqu'on les poursuis

rassurez vous pour ce lieu il y a loin de la coupe au lèvre et ce n'est pas parce que j'ai rédigé en forme de manuscrit les notes de ce lieu que cela va être publié , dans l'océan des envois de manuscrits il faut du talent , de la chance , si l'un manque rien n'arrive , alors ... en attendant il faudra me lire ici ;)

Elise

ah elise et vos superbes analyses ...

cette tolérance sur soi est une clef du bonheur , cette clef je ne semble pas encore la posséder effectivement.

pour ce qui est de ce lieu , encore une fois rien n'est fait mais je vois mal comment laisser coexister mes actuelles notes pleines de fautes et d'imperfections avec un ouvrage qui les reprend plus raffinées , mieux écrites et ... sans fautes , gloups :(

si cette question se posait un jour et bien j'inventerai autre chose , je suis un etre trés attaché aux choses il faut que j'apprenne à m'en detacher aussi et savoir reconstruire ailleurs ... ( hummm tiens tiens rires)

je te remercie en tout cas de ces encouragements et marques de tendresse elles me vont droit au coeur , comme quoi le net n'est pas que le paraitre où la facilité c'est aussi sur le long terme la vérité

mouillette

avec fée et bougrenette parmi mes premières lectrices , nous nous sommes rencontrés chez x addict et évea ( ndla .... oui ils faut que les nouveaux venus comprennent car j'ai ouï dire que les réponses aux comm étaient aussi lues par ceux qui ne sont pas forcement à qui l'on fait la réponse )

encore une fois je ne suis pas partis et cette note n'est pas l'annonce d'une fin , c'etait un retournement en arrière une lucidité aussi que je voulais vous faire partager et puis je peux pas culbuter toute la journée quand même , je ne suis pas qu'une bite qui tient un stylo ;)

tu as mille fois raison sur la douleur que je ne veuxpas provoquer et sur mon attachement à proteger cet amour familial qui souvent me donne des envies d'etranglement ... mais bon

pour ce qui de votre non succombation ... que dire ... que je parais quand même plus jeune que votre père rires ....

Écrit par : waid | 20/12/2010

Très beau texte... Je pense que l'on peut reprendre sa vie en main quand on ne se sent pas heureux, même si quitter son ancienne vie n'est pas aisé et qu'il faut du courage. Mais surtout n'avouez pas à votre épouse vos libertinages, cela serait cruel et très blessant.

Alors en cette fin d'année, je vous souhaite de trouver celle, qui au quotidien, vous fera vibrer, celle qui sera vous faire sentir que vous existez et que vous êtes important pour elle. Celle qui aimera partager les plaisirs coquins et les plaisirs plus sages, celle avec qui vous parlerez de vos phantasmes, de votre travail, de vos désirs, de tout, de rien. Celle qui aimera se lover contre vous, vous caresser, vous embrasser, vous boire et plus encore... Celle qui aimera vous séduire malgré les petits tracas du quotidien, qui rira et pleurera avec vous et qui par sa tendresse, son amour vous fera vous aimer. Oui, je vous souhaite du fond du coeur de trouver cette femme et d'être heureux.
Prenez soin de vous.

Écrit par : Ode Sensuelle | 20/12/2010

Pas en colère, non... émue de trouver ce post en écho du mien et de bien d'autres choses
émue d'une nappe de carreau rouge
et puis... bah le reste je le dirais pas, na !

Écrit par : petite française | 20/12/2010

Je n'ai pas toujours aimé ton blog parce que, selon mon humeur du moment, il m'apparaissait être une sorte de récit qui se déploie comme un long parcours vers un détachement de l'être, des sentiments et puis... certains de tes textes m'ont touché, m'ont plus ou moins marqué, m'ont fait prendre du recul sur mes pensées qui -je le sais- peuvent être assez tranchées dans certains domaines.

On peut avoir la lucidité heureuse et apaisée.
Je te la souhaite... jeune Waid. :)

Écrit par : Paresseuse | 20/12/2010

Sourire.... précisons alors.... nos com se sont croisés chez l'une de mes équilibristes cérébrales et voluptueuse préférée : Gicerilla . C'est elle qui nous avait communniqué nos mails respectifs pour que je développe un comentaire qui t'avait interpellé sur mes relations père/fille ; avec une coincidence à la clé , ce n'est pas l'âge ( tu es légèrement plus jeune que moi lol) que vous aviez en commun, mais un vestement qu'il a porté aussi, fièrement d'ailleurs.

Écrit par : mouillette | 21/12/2010

: -) carrément, comme quoi suffit d'un rien, d'un coup du destin et d'une jolie fée qui manque beaucoup beaucoup, justement j'ai regardé nos photos il y a quelques jours, un signe ? un petit goût de revenez y je pense. Et tout ça sans l'ombre d'une nuit, en plein jour ; -) (ou alors je n'ai rien vu) bises à vous deux.

Écrit par : Bougrenette | 21/12/2010

Très juste cette dernière phrase, très juste. Marrant comme j'ai l'impression de vous lire pour la première fois, M. Waid, pour la première fois vraiment, tant ce portrait que vous dressez de vous correspond à tout ce qui se laissait voir derrière vos mots, mais n'avait pas été, jusqu'à présent, dit.
Elle est belle, cette note. Merci pour ça.
Et je vous souhaite, pour cette nouvelle année 2011, de laisser tomber celui des deux masques qui vous pèse le plus, ou, à défaut, de trouver l'équilibre entre vos deux vies. Quel que soit votre choix, il sera bon.
Un baiser.

Écrit par : Mlle Wrong | 22/12/2010

ode

je vais faire un copier coller de votre comm pour ma lettre au pere noël alors ...

pour l'aveu oui en fait l'experience de la vie me fait dire qu'il ne faut jamais rien avouer il n'y a pas de pardon sur un aveu

petite française

une nappe à carreaux rouges ??? je suis pas là

c'est moi qui doit être ému ma memoire qui doit flanger

paresseuse

n'est ce pas l'apanage de la jeunesse que d'avoir des idées tranchées coupantes sans nuances ?

les choses ne sont jamais simples tu sais pour un peu que l'on ai un cerveau , parce que dans le libertinage il y a aussi des hommes ( peut être les plus heureux ) qui se posent qu'une question ... rires baiser point

bon alors tu vas me relire mais j'aurai aussi le droit de raconter mes nuits hein je veux pas toujours être dans les choses trop sérieuses ;)

mouillette

hummm gicerilla en entremetteuse .... faudra que je l'attrape ... rires

pour le reste .... oui

bougrenette

là tu exagères tu revele à mon lectorat qui fantasme à mort pensant que toutes mes commentatrices sont passées dans mon lit pour des nuits à écrire qu'il n'en est rien .....

et je fais quoi moi maintenant que le fantasme est éventé ... je me rhabille ... rhooooo

je t'embrasse , moi c'est chaque fois que je passe devant la fontaine de nikki de st phale que je repense à cette chouette aprés midi

Melle Wrong

une de mes premières lectrices qui peut dire c'est une première fois c'est chouette ça

je discutais justement avec celle qui a la lourde tache de m'aider à écrire sans faute ( pour le manuscrit ... pas ici bien sur ) sur cette note et comme Anne le suggère effectivement cette note peut donner la clef du blog et donc de ces nuits ou de ces reflexions autour.

c'est pour cela que je vais intégrer ce texte en épilogue de ce texte sur mon aventure qui comme toute les aventures est aussi une progression vers plus de connaissance de soi.

j'espère que tu vas bien en tout cas et que tu es toujours aussi heureuse dans ta nouvelle vie.

Écrit par : waid | 22/12/2010

Trop cool cette note : je vois sortir du bois de belles dames que j'avais perdu de vue depuis trop longtemps. C'est fou, Waid comme se fait-il que votre lectorat soit essentiellement féminin, c'est à rien n'y comprendre ? En ce qui concerne la note elle-même, elle m'en dit plus long sur vous et c'est plaisant de lire comment vous vous voyez. On ne se voit jamais tel que les autres nous voient. Si vous partez, revenez vite, hein. La vie sans vos aventures serait moins savoureuse :-)

PS : une bise en passant aux copines Fée, Boug', Mouillette et un salut à Melle Wrong qui n'a pas vraiment tort.

Écrit par : Gicerilla | 22/12/2010

Ces mots de vous sont touchants et nous apportent une autre lecture pour ceux qui ne passent pas assez souvent ici - comme moi malheureusement.
Vous êtes un homme complexe mais pas contradictoire il me semble. Au contraire... vous avez en ces trois années cerné ce qui semble vous faire avancer.
Un choix à faire un jour, mais quand ? Quand vous vous sentirez prêt. Simplement. L'attente je le devine doit être rude. J'ai eu la chance de faire mon chemin de vie et de désirs par d'autres biais (j'ai été dupée dès le début de ma vie à deux par un mécréant qui aurait aimé une double vie sans m'en offrir la possibilité). J'étais déjà attirée par les femmes et la sensualité dans la pluralité, mais pas dans ces conditions... mon cheminement s'est fait ensuite avec l'homme avec qui je partage depuis mes jours et mes nuits.
La complexité que je nous reconnais n'est pas toujours facile à vivre. Nous avons déjà parlé ensemble du "polyamour" ou de l'amour inconditionnel (plus joli à lire...). Cette voie me parle & me correspond. "Libertine aimante"... au fil des jours j'ai pu croiser des oiseaux qui avaient pris les mêmes chemins.
Croyez à votre idéal d'unisson. Les mots d'Anaïs Nin me viennent en tête "Seul le battement à l'unisson du sexe et du cœur peut créer l'extase."

Je vous les souhaite ces extases... et peut-être un jour en toute liberté dans des bras aimants d'une libertine. L'avenir est incertain mais c'est nous qui le modelons par notre volonté et nos actions...

Baisers bleus.

Écrit par : Jill | 22/12/2010

gicerilla

oui ici c'est devenu une sorte de café où l'on se retrouve ... un café de fille semble t il , pourquoi ? hummmmmm parce que je suis charmant .... nan rires , je me demande si je n'ai pas une sensibilité plus feminine que masculine en fait.

En tout oui cela fait plaisir de relir certaines personnes qui ne font plus partie de la blogo, preuve que quand même elles y ont vécu de belles choses et ne veulent pas totalement tout effacer.

vous continurez toujours à me lire , ce lieu m'est devenu comme une autre famille , au pire je demenagerai

JILL

Vos mots bleus sont sublimés par la trés belle citation d'Anaïs Nin dont soit dit en passant je n'arrive à lire son journal tellement elle était imbue d'elle même rires

oui ces chemins peuvent donc ne pas être paralelles ils peuvent se croiser , je vais donc lancer une petite annonce.

cherche femme plurielle pour homme pluriel afin de conjuguer à deux ou plus nos vies

Écrit par : waid | 23/12/2010

A trop se chercher l'on se perd ...
Arrêtez vous un instant Waid, cela devrait vous suffire, vous avez tous les atouts en main
Je vous embrasse et vous souhaites de belles fêtes, vraiment !

Écrit par : chilina | 23/12/2010

chilina

m'arrêter mais comme en bicyclette je vais chuter alors
rires
bonnes fêtes à vous aussi ... au fait chapon ou dinde ?

Écrit par : waid | 23/12/2010

Promis, je vous prête mon épaule pour que vous posiez la main dessus ...L'équilibre revient vite !
Ni l'un, ni l'autre ...Aux deux, il manque quelque chose ...Une oie ! :)

Écrit par : chilina | 23/12/2010

Juste un passage pour te souhaiter ( indépendamment des conventions et usages) les meilleurs fêtes de fin d année que tu puisses espérer et un vœu à ton égard: celui d'être édité!
Tiens au courant.
Baisers et tendresses
Elise
A bientôt ?

Écrit par : Elise et Marc | 24/12/2010

chilina

je suis trés sensible aux épaules féminines .... ;)

une oie diantre , gros appétit


Elise

merci pour ce petit passage qui me touche , bonne fêtes à vous deux

Écrit par : waid | 25/12/2010

Les mots les plus émouvants que j'ai pu lire ici.
Mes voeux les plus sincères et les meilleurs pour la suite quelle qu'en soit la forme.

Écrit par : F | 26/12/2010

F

venant d'un grand amateur de littérature comme toi, cela me touche, merci.

Écrit par : waid | 27/12/2010

Des mots qui me touchent, choquant d'intimité. Partager de tels sentiments en devient égoïste tellement on peut ressentir ton malaise et en être remué.
Ps: je pleure toujours en regardant Bambi.

Une année s'achève, une autre va commencer. Peut-être un grand virage pour toi, sinon une autre succession de compromis où tu danseras sur un fil tel un funambule du coeur.
Je te fais des gros calins.
Ox

Écrit par : oxanne | 29/12/2010

Ox

ça me touche et puis un calin de toi , un fantasme de bloguer va se réaliser

Écrit par : waid | 29/12/2010

Très beau texte que vous écrivez là...

Comme PF, j ai envie de cous dire "et si vous vous aimez un peu, la route ne serait elle pas bie avancée?"

Quant à tout dire à celle dont vous partagez la vie, je crois qu'aujourd'hui ce serait simplement cruel et n'apporterait plus rien. Vous etes allés trop loin dans le secret et le mensonge pour que l'aveu serve à qqe chose. Ayez donc simplement le courage de dire "je ne suis aps heureux, je m en vais..."

A bientôt

Écrit par : enfantgate | 30/12/2010

Une leçon de vie ...

Je suis sans voix devant cette lucidité et ce texte plein de ma vie, plein de notre vie à tous certainement.

Merci.

Écrit par : lorencie | 02/01/2011

enfant gaté

il est drole de constater que ce blog à ma "gloire" révèle en fait que je m'aime pas ... ( quoi que cela change et mes aventures y sont pour quelque chose )

lorencie

si nous sommes ici c'est que quelque part nous partageons un peu tous ces questions

Écrit par : waid | 02/01/2011

l'egocentrisme voire la vantardise prouvent toujours que l on a besoin de se rassurer...Et puis par moments vus tombez la carapace ..et alors vous en seriez presque touchant ;-)

Écrit par : enfantgate | 02/01/2011

Je me suis gardé ce billet au chaud parce que je n'étais pas dans les bonnes dispositions pour le lire attentivement – comme il le méritait – au moment où il est apparu dans mon flux RSS. Billet atypique ! Qui fait ressusciter un instant quelques fantômes de la toile comme Fée ou Mlle Wrong, fichtre !!!

J'unis ma voix à ceux (enfin, celles, pour être exact) qui te déconseille formellement de faire la grande révélation à ta femme.
En revanche, je ne te conseille pas le statu quo. Les choses ne se remettent pas en place toutes seules dans un couple. Tu sais bien combien ta situation peut ressembler dans certains de ses aspects à la mienne. J'ai choisi au sein de mon couple une double voie : 1/ d'abord, celle du dialogue et de l'apaisement, parce que je ne voulais pas laisser justement prospérer une situation trop tendue entre ma femme et moi, aussi parce que cette tension atteint aussi les enfants (il y a eu d'abord la verbalisation – répétée sur plusieurs années – de ma frustration, et puis la proposition d'une thérapie, qui a été profondément acceptée par ma femme quand elle a pris conscience que le risque qu'on se sépare était réel)
2/ Ensuite, celle (que je considère non contradictoire, mais tout le monde ne partage pas cette vue) de reprendre mes aventures, une fois la thérapie lancée, quand j'ai pris conscience qu'elle ne changerait pas fondamentalement ni l'autre, ni moi.
Au finale, peut-être suis-je particulièrement chanceux, mais la situation s'est améliorée dans mon couple, et je continue de vivre ces moments si magiques auxquels nous aurions toi et moi bien du mal à renoncer.

Écrit par : Comme une image | 04/01/2011

Enfant gaté

vantardise ?!?.... rires enfin ...
mémoire sélèctive plutôt rires

Cui

oui difficile de se caser maintenant que nous avons connu l'aventure ;)

merci pour ce témoignage

Écrit par : waid | 06/01/2011

CUI et Waid, vous ne croyez pas que je vais vous laisser seuls dans ce café de filles !!!

Alors je rejoins le groupe :

Plaisir de revoir des signatures que l’on n’oublie pas : Véro et Fée et son extrait qui me fait monter les poils sur les bras. Mais à la différence de Meursault, tu n’étais pas heureux sur cette plage : tu as bien fait de tirer … même si ton arme à toi n’était pas de métal froid

Comme CUI j’ai pris le temps de lire le texte imprimé. Comme lui et à la différence d’Anne, je pense que tout est possible pour la suite, y compris un possible nouvel équilibre à construire, à base de jardin secret et de double vie et pourquoi pas de séparation géographique, qui peut ramener la joie dans la cellule familiale et le couple. Comme CUI, j’ai expérimenté et continue.

Il n’y a pas de formule magique et les réponses classiques sont les plus mauvaises. Voilà un vrai challenge : inventer TA vie en maximisant non pas l’entropie du système mais sa joie : à toi de jouer…

Au plaisir….

Écrit par : ZORG | 09/01/2011

Bonjour, je découvre ce blog et j'aime beaucoup ce texte. Je n'ai pas encore pris le temps de tout lire. Ce serait plus facile si c'était sur papier ;)
Ceci dit le papier ne peut pas remplacer le blog.

Écrit par : femme en papier | 10/01/2011

zorg

hey décidement c'est chouette cette note fait revenir les anciens

c'est vrai que tu es un cobaye interessant de ce point de vue là

c'est amusant , les hommes composent , les femmes tranchent

let's me play ;)

femme en papier

bienvenue ici , venez lire et revenez si je suis dans vos petits papiers

Écrit par : waid | 11/01/2011

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