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24/10/2011

Un samedi sur terre

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Un SMS reçu en guise de mots tus qui vous tuent.

500 km d'asphalte pour cure d'un mal-être.

Le ventre qui se tord, la route avalée vers des bras ouverts pour oublier ceux toujours fermés.

Ce voyage est une folie, fuite vers mon désir au moment où expirent 20 ans de vie commune.

La garrigue fait place au Rhône, Lyon est dépassé bientôt la Bourgogne et ses riches contrées, pays de cocagne pour apaiser mon mal et m'oublier.

Une allée dans la ville et je croise son regard, corps juvénile pour plaies anciennes.

Le soir nos mots comptent nos maux partagés , elle ceux de sa rupture, moi de celle qui vient.

Et puis le canapé et nos bouches fusionnées, nos corps enlacés.

Retrouver le sien après tant d'années, souvenirs de l'ivresse de notre dernière rencontre.

Mais l'ivresse est incompatible avec la peine qui agit comme l'alcool.

L'aiguillette nouée, seuls mes bras enserrant son corps se lovent pour pansements de ma plaie.

Corps chaud pour coeur froid , chaleur qui m'apaise, me rassure.

kilomètres avalés pour me rassasier

 

Commentaires

C'est ce qui s'appelle revenir au monde. :)

Écrit par : Gaspard | 24/10/2011

Brûlure des ruptures et froideur des rancœurs , mon cher Waid vous êtes troublant d'émotivité . Apaisement dans la luxure où rien ne dure !
"La garrigue fait place au Rhône, Lyon est dépassé bientôt la Bourgogne et ses riches contrées, pays de cocagne pour apaiser mon mal et m'oublier." C'est une merveille cette phrase ...

Écrit par : Mysterieuse | 24/10/2011

gaspard

ce n'est pas toujours une fête

mystérieuse

merci des fois les mots posés comme pour s'apaiser

Écrit par : waid | 24/10/2011

Tous ses sentiments éprouvés...!
C'est tellement agréable de les lire,
et surtout lorsqu'on sait que c'est un homme qui les a vécu,qui les a écrits!
;)

Écrit par : Elle | 24/10/2011

Kilomètres avalés pour se rassasier
Ivresse de mots, de passions
Pour se perdre avec déraison
Croire ainsi souffrance et solitude oubliées

Au plaisirs simples il faut parfois retourner
Fougue avec une amante
Mots et verres avec des confidents
Parfois le bonheur peut-être retrouvé

Cher dandy si désemparé
Que cette ivresse momentanée
Ou sentiments éprouvés
Nous permettent de vous retrouver

Waid Taquin
Waid Libertin
Waid Ecrivain
mais surtout
Waid Serein

Écrit par : Cat | 24/10/2011

Rien n'est simple Waid, ce sont juste les moments les plus durs ...En viendront des plus doux ...Je vous embrasse

Écrit par : chilina | 24/10/2011

Tiens donc...
Kilomètres avalés (bien plus modestes) ce soir.... jusqu'au bd Raspail....
Coeur triste, corps tendre...
Et oui... parfois, la fièvre fait place à la douceur, au miel..
et j'ai aimé aussi..
trop sans doute..
Depuis que ces 20 ans là ont expiré... tout n'est que tumulte ..
et Liberté !

Écrit par : laure | 24/10/2011

Tout passe, tout lasse, tout casse... c'est la loi de l'entropie mais de là à penser qu'il n'y a foncièrement pas d'amour heureux c'est renoncer à vivre et à espérer !
Le souvenir du bonheur c'est encore du bonheur et à tout prendre, cette rumeur là vaut mille fois mieux que tous les constats d'échec .

Waid :Tu me fiches le bourdon ce soir!

Je t'embrasse en attendant un prochain billet plus optimiste et léger...

Elise

Écrit par : Elise et Marc | 25/10/2011

La luxure comme un alcool pour oublier... La passion épicurienne comme toutes les autres passions (vos autres?) est un plaisir qui ne remplace en rien le besoin d'aimer et d'être aimer. Mais pour vous laisser aller à aimer quelqu'un et être aimer en retour, peut être faudrait-il éteindre la dernière flemme d'amour pour l'être qui a partagé votre vie pendant 20 ans. Ou la reconquérir... L'heure est au choix, Waid, ne vous laissez pas entrainer dans des artéfacts totalement illusoire... Vous êtes d'une grande richesse d'âme et elle peut vous apporter encore beaucoup.
Je vous embrasse tendrement...

Écrit par : Fifi-bulle | 25/10/2011

elle

votre réflexion amène celle sur le fait que les hommes n'auraient pas de sentiments, je pense qu'ils ont mais cela ne se fait pas de les exprimer. Mon blog est fait d'une pudeur totale, j'ai indique mes joies et mes malheurs peut-être parce que ce n'est que dans les sentiments forts que j'arrive à m'exprimer, pas dans le banal, l'anecdote, le descriptif.

cat

si les chats ont neuf vies, vous avez neuf cordes à votre arc dont celle de l'écriture, j'adore la fin très de gaullienne.

Merci pour cette allusion qui me ramène à Paris, Terre des plaisirs.

chilina

heureusement depuis d'autres moments plus rigolos plus intenses plus libertins sont intervenus, mais je suis un grand feignant il faut encore les écrire. Je navigue en fait entre deux eaux celle torrentielles de mes passions , celles mornes de mes doutes et de ma vie conjugale. Schizophrénie du déséquilibre qui comme le marcheur entraîne le pas , le chemin et tout simplement la vie.

laure

et bien dites donc, vous êtes drôlement fidèle au boulevard Raspail vous !

Ainsi donc c'est les lignes de métro que vous avalez.

Justement boulevard Raspail j'y étais récemment et j'ai justement pensé à vous , êtes-vous toujours dans le théâtre, fidèle encore?

Au plaisir de vous entendre jour me raconter vos tumultes de liberté.

Elise

j'avais posé ces mots pour apaiser mais maux , mais voilà que mon bourdon est contagieux, breuuuuhhhh j'en suis désolé.

C'est vrai que j'étais triste, et que ce week-end fait beaucoup de bien, c'est la richesse de ce blog, m'avoir fait rencontrer des personnes qui au-delà de la débauche m'apportent bien plus.

fiffi

ce que vous dites est exacte j'ai impression que parfois mes passions sont là pour compenser mon manque d'amour, mais d'autres questions plus profondes est la suivante pourquoi ce manque ? En suis-je capable? Pour ne pas trop me poser cette question je cours donc, homme de désir en lieux et places d'amour.

Écrit par : waid | 25/10/2011

Quoi de plus destructeur que la perte de l'amour ?
Ces moments sont difficiles mais la tristesse passée, il te restera le pouvoir de tout reconstruire, autrement...

Et sans doute qu'au détour d'une rue, à un moment imprévisible, tu rencontreras celle avec qui tout recommencera...

Écrit par : Elea | 27/10/2011

Elea

il faut que je m'y autorise à le faire , et ça c'est je crois le plus dur, le laché prise

Écrit par : waid | 27/10/2011

Ah quand l'aiguillette est nouée, que peut-on faire ? C'est amusant de trouver ici cette expression ancienne que j'affectionne et dont peu savent ce qu'elle veut dire. Voilà pourquoi, Waid, s'il fallait trouver une raison, voilà pourquoi dis-je vous me paraissez un homme de qualité !

Écrit par : Gicerilla | 30/10/2011

La renaissance est comme l'enfantement : long, douloureux, épuisant... la liberté est à ce prix !
Les kilomètres avalés comme une route symbolique à prendre, pour avancer, ne pas se retourner...

Écrit par : Selina | 07/11/2011

gicerilla

si peu de personne ne savent pas ce que veut dire cette expression c'est qu'ils ne rencontrent jamais cette situation ... lol

merci du compliment

sélina

oui exactement je n'avais pas pensé à cette symbolique de la route mais elle est trés vraie

Écrit par : waid | 07/11/2011

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