05/10/2012
Comme il existe des artistes prolixes

photo contractuelle (c) pataraxephotographique
Comme il existe des artistes prolixes il en existe sans œuvre, dilettantes célestes,leur art c'est l'art d'employer leur temps
Marcel Duchamps fut de ceux là, son œuvre miniature dans une valise, plus préocupé de jouer aux échecs que d’encombrer les cimaises des musées, de contempler le galbe en mouvement d’une belle cuisse que de la figer pour l’éternité sur une toile qui encombrera les reserves débordante d'un musée.
J’admire ces anti Picasso, ces hommes dont l’œuvre est de vivre avec cette élégance, cette distance propre aux grands.
André Cadere assiste à des vernissages en tenant un bâton coloré, être là voilà son œuvre, tout comme Eva et Adèle qui vivent dans un camping car, se griment et assistent aux grands raouts de l’art contemporain, ne disant rien, ne faisant rien que d’être ici et maintenant.
Cet hic et nunc , ce cueille la vie de Ronsard qui va voir si la rose... est mon pied d’arc en ciel, si proche et si inaccessible.
Trésor à découvrir qui vous échappe toujours et nécessite tant de d’énergie.
Alors qu'entre deux instants , comme suspendu aprés un saut et avant un bond, je tape ces mots et compte les villes de mes errances.
Paris bien sur, tant de fois que je vais y installer un camps de base, Lyon, Barcelone, Bruxelles, New York, Bâle, Bordeaux, Kassel, Berlin, Geneve, Avignon, Toulouse, Londres mercredi.
Fuite pour combler le manque , fuite pour ne pas sentir la solitude au milieu des miens, érmite mondain, solitaire dans la foule, cette solitude de la connivence, du partage, des accords parfaits, des cœurs.
Une femme me disait sa peur de la solitude, ses mots sur son blog pour la vaincre, sa vie avec l’autre pour la conjurer, ses fantasmes pour l’objurer.
Et moi cette peur? Elle se traduit par ce vague à l'âme et cette rage contre moi même de ne pas décider d'être moi même malgré les conséquences et les bouleversements.
Mais voilà encore faut il savoir qui est ce moi même, le sage ou l'excentrique, le conventionnel ou le sulfureux.
Ne m'a ton pas encore dit alors que l'on me rencontrait en rendez vous que je cachais mon jeu.
Je ne le cache pas, je suis Janus, gendre idéal versus amant désinhibé.
Débat non encore clos au soliloque de mes pensées.
Dans l'attente des conclusions de mon cénacle; vivre, bouger, continuer à écrire ce livre de bord de mes débordements.
mais surtout apprendre à m'ouvrir pour cesser de tout vouloir gérer.
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