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09/09/2013

Nuit de la cave

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Au programme soirée quatuor, mais le maestro est capricieux un sms nous donne rdv prêt de chez ma logeuse.

L’immeuble comporte une cour, une porte de fer en fond, nous tapons, DSK nous ouvre, enfin son sosie, un escalier de pierre qui descend dans les tréfonds, une corde pour s’accrocher, la descente commence au sens propre et au figuré.

Une cave du 13e siècle d’un château rasé à la révolution, les pierres nues, un mobilier en fer, des tissus oranges 80’s à ma droite des bocaux de verre à l’intérieur des dessous, un prénom et une date, notre DSK est un maitre BDSM mais à ce palier je ne vois qu'un maitre du kitsch.

Champagne de rigueur, mauvais, je suis snob, mais l’hédonisme est peu compatible avec les ersatz.

Nous l’écoutons pérorer sur ses aventures, sa cave est célèbre, le tout Paris y accourt, des noms nous sont livrés, notre sosie de DSK nous indique qu’il a partagé une maitresse avec l’original, il porte cette anecdote comme un ruban rouge à sa boutonnière. Sans la femme de chambre de New York il aurait pu la recevoir des mains du président libertin.

Un homme est à ses cotés, sportif, il nous indique être un gode sur pied, homme aux 3000 culs défoncés, notre DSK nous indique qu’il aime à voir ses suppliciées livrées à des hommes priapiques, pour le bonheur de leurs maris.

Un vague gout amer dans ma gorge, pas le champagne mais la vision d’hommes pas assez virils substituant le BDSM à une bite qui ne suffit pas à la libido de leurs compagnes.

Nous descendons plus bas, le purgatoire.

Une salle des questions, celle de l’inquisition, tout y est.

Au centre une table chirurgicale surmontée d’un palan électrique, plus loin un fauteuil gynécologique, une croix de saint André, un pilier avec des fers, une cage , dans la pièce plus au fond un grand lit et un cercueil.

De belles commodes sont remplies de godes, de chaines, de cordes d’anneaux à sertir, des pinces, des aiguilles, des vibro-masseurs.

L’amie du couple qui nous accompagne est déshabillée, on lui masque le visage, la place sur le lit chirurgical, qui s’écarte pour la placer en croix, le lit monte et des chaines lui sont mises de telle sorte qu’elle peut une fois le palan mis en marche monter en croix, et attendre suspendue son sort.

Coups de martinets et de cravache sont donnés par le maitre de la cave, son public derrière il aime à attendre les gémissements de sa victime..

Elle se trémousse, les chaines tintes, pour faire silence on la bâillonne.

Cela m’ennuie un peu, le fauteuil à coté de nous est tentant je demande à ma coquine de s’installer et je me place entre ses cuisses, tout est prévu même un coussin pour ma génuflexion.

La tête plongée  en elle, un voisin lui caresse les seins, elle se trémousse et gémie de ma langue titilleuse ... trop on nous dit de faire silence, nous génons à la séance, le recueillement est de mise.

J’entends la tête enserrée dans les cuisses un bruit de cliquetis, puis des gémissements très forts et des chaines qui se choquent, je lève la tête pensant que ce bruit ressemble à une tondeuse, notre maitre taillerait il le buisson de la suspendue ?

je n'ai jamais vu cela et cela m'amuserai.

Non c’est son petit gode qu’il use sur la chatte en feu de la suppliciée qui gémit et coule de jouissance.

Elle est redescendue, remise sur le lit chirurgical épuisée, son homme s’approche, elle sanglote et il l’enlace …

Au tour de ma coquine, la voilà suspendue nue, le Maitre prend une perche avec un gode au bout et l’empale, elle ose dire qu’elle n’aime pas les godes, le Maitre est interloqué on ose dire quelque chose, il recule, tourne sur lui même.

"On est pas chez charlot ici, les soumises se taisent, je te descends la séance est terminée …"

Sa colère monte, éclate, il en est homériquement ridicule,  son autorité contestée est contestée dans son royaume, j'ai envie de rire, je me pince les lèvres décidement cette nuit est bien SM.

Ma coquine se rhabille, les autres sont muets.

Nous remontons dans la partie kitsch, nouvelle bouteille de champagne et anecdotes de l'hôte, il nous raconte comment un homme était devenu le cheval d’une domina, le matin il était attelé et tirait une carriole en recevant des coups de cravache.

Nous apprenons qu’un acteur célèbre pour ses amours princières était venu se faire sucer par une soumise aveuglée devant sucer tout ce qui se présentait à sa bouche.

Plus tard dans un autre lieu, un hotel de province pour être plus précis, le hasard de la vie me fera gouter aux talents de sucions de cette femme, d’une douceur incroyablement efficace d'ailleurs.

L’heure tourne, 3 heure au cadran ma coquine se trémousse, il lui manque une bonne partie de jambes en l’air,Je m'ennuie ferme aussi, je prétexte une fatigue, et nous remontons enfin l’escalier, la porte de fer se referme sur nous.

Paris est vide avec le couple qui nous accompagne nous allons vers l’appartement tout proche de mon accompagnatrice, les 5 étages gravis nous voilà nus à 4 dans son lit.

Baise "cotacotique ", nos voisins étant trop amoureux pour partager et puis ma logeuse veut me croquer le cuni l’avait affamé, je la nourrie de ma bite qui avait fort faim elle aussi, la douleur d'autrui met en appétit sans nourrir son homme.

Cinq heure, l’heure du sommeil des braves, nos voisins nous quittent, nous remettrons le couvert 3h plus tard en rigolant de la colère de ce Maitre.

Je lirai quelques mois plus tard son livre, tout à fait de lui … pédant et narcissique.

Je ne suis plus retourné dans un donjon, je suis plus sexuel que cérébral pour tout dire, ce texte vous l'avoue même pas sous la torture ...

 

 

 

 

 

 

Commentaires

Le décorum SM a souvent une couleur kitch et je vois que je ne suis pas le seul à ma retenir d'éclater de rire.

Un compte rendu d'une précision chirurgicale, tu avais pris des notes ou enregistré au dictaphone ?

Écrit par : PierO | 09/09/2013

Pier o

Marqué au fer rouge dans ma mémoire lol

Écrit par : waid | 09/09/2013

Cher ami, sache que nous connaissons fort bien l'endroit, enfin nous nous y sommes rendus et quoi ? rien: tu racontes la suite. Je me souviens de la réaction du dit maitre quand Evéa refusa de l'appeler comme elle le devait ou plutôt il voulait. elle a ri, et refusé tout net. Puis quand il l'encagea quelques instants et qu'il senti que soit il la sortait soit c’était l'esclandre. Quand au livre sans aucun intérêt en effet. Nous n'avons pas ri pourtant, puisque après cette épisode et quelques autres avec le couple ami qui nous y avait mené nous sommes rentrés sous un froid glacial sans aucun taxi pour rentrer. La pire de nos soirées il me semble.

Écrit par : X-Addict | 09/09/2013

Safeword!

Je cherche quel acteur s'est tapé Albert de Monaco.

Écrit par : Kurland | 09/09/2013

A la cave je préfère la chambre
Au lit chirurgical je préfère celui à baldaquin
Au cuir je préfère la dentelle

Voilà le genre de récit qui ne m'incite guère à me tourner vers ce genre de plaisirs. Je crois même que ce côté théâtral ferait glousser Alice ... avant qu'elle ne prenne ses jambes à son cou. Définitivement, le raffinement se trouve au salon, voire au boudoir, ambiance tamisée, coussins confortables, pas de cravache ... Plaisirs raffinés ...

Écrit par : Lewis | 09/09/2013

Les plaisirs et les fantasmes diffèrent... Et chacun les siens.
Mais au jeu des donjons et dragons, j'ai aussi souvent eu bien peur de ne croiser que des trolls ou des hobits.
Préjugé?
Peut-être... Ou pas, apparemment!
Je n'y suis jamais allée.

Écrit par : Latis | 11/09/2013

Comme Kurland, je cherche, sauf que moi j'ai pensé à Vincent Lindon.

Écrit par : Tam | 11/09/2013

X addict

ah ... alors on fréquente les même lieu avec des soumises insoumises lol ...

où va le monde si les soumises ne respectent plus les maitres ...

quelle génération X ... et encore il n'a pas encore essayé celle Y c'est pire parait il !

Kurland ...

ce n'était pas une cave gay voyons ... :)

Lewis

tu es un amoureux ... qui aime le cosy , un cosy amoureux alors ;)

Latis

c'est vrai que les trolls on des bites inversement proportionnelles à leurs tailles ? je sais je suis curieux ...

Tam

you win ... c'était bien lui ... ma vie est un roman lol ... (ok je redescend sur terre rires)

Écrit par : waid | 11/09/2013

Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.

Paris Mach avait en son temps publié des extraits de poèmes érotiques que Guillermo Villas écrivait à Caroline ("et lorsque mon Dard eût perdu tout son Miel..."), Eva Tremila les photos scandaleuses d'un mari quelconque de Stéphanie gland apparent et bavouillant dans une strip teaseuse, et c'est sous la vôtre, de plume, que l'on apprend les turpitudes partagées d'autres compagnons de routes célèbres des femmes décidément étonnantes de cette famille compliquée, qui perpétuent scrupuleusement la conduite honteuse de princesses d'autres temps...

Écrit par : Kurland | 12/09/2013

Jamais été tentée même de très loin par le SM, mais si c'était le cas rien que l'idée qu'on pourrait me forcer à sucer un type genre Lindon....
Je choisis, moi. Ou je me laisse choisir. ma liberté n'est jamais négociable.J'avoue que je ne comprends pas: je peux concevoir qu'on éprouve du plaisir dans la souffrance (encore que je n'oserais pas exposer le concept à un ex de la Boutyrka...) , mais je n'arrive pas à concevoir qu'on puisse trouver une satisfaction à aliéner sa liberté et sa volonté individuelles de cette manière. Ou alors je suis totalement à côté de la plaque. Sade , Masoch, Mandiargues....me font poser les mêmes questions, mais "au moins" c'est de la littérature. le SM sans la "plus-value" littéraire, il reste quoi? (c'est une question candide et pas agressive, je précise).

Écrit par : Tam | 12/09/2013

Kurland

mais les princesses actuelles sont d'une tristesse et d'un conformisme confondant ne trouvez vous pas ?

Tam

le lindon a quand même été un sex symbole qui a couché avec une grande partie de ce qui comptait comme femmes en vue quand même ...

je ne suis pas SM, pour Sade ce n'était pas que de la littérature, il fut condamné par deux fois pour des abus et des mutilations sur des petites gens, à une époque où les procès à l'égard d'un noble étaient étouffés

http://fr.wikisource.org/wiki/La_v%C3%A9rit%C3%A9_sur_les_deux_Proc%C3%A8s_criminels_du_marquis_de_Sade

il y a chez certaine personne un plaisir à la soumission mais aussi un plaisir à la douleur.

Je vous incite à visiter le site de L'onirique qui écrit magnifiquement bien sur des pratiques qui sont difficilement soutenables.

http://soumise-aux-bleus-du-ciel.blogspot.fr/

une de mes lectrices soumise avait donné des clefs sur ce qu'elle ressentait

http://waidandsee.hautetfort.com/archive/2012/05/24/dans-la-tete-d-une-soumise.html

peut être que ta réflexion avancera avec ces liens

Écrit par : waid | 12/09/2013

C'est aussi joli qu'involontaire de penser que la réflexion peut avancer avec des liens...

Écrit par : Mars | 12/09/2013

Dans cette histoire, nous avons presque les ressentis de chaque personnage.
J'aimerais connaître celui de celle qui sanglote épuisée. Ceci lui appartient bien sûr.
C'est juste que j'ai lu des témoignages de soumises mais jamais de filles qui ont essayés pour jouer, comme là dans ce donjon kitch.
Mon petit côté éthno-amateur qui rejaillit ;)

Écrit par : Marietro | 15/09/2013

mars

bienvenue ici, je découvre votre belle écriture et le tag sur une de mes notes rires

j'incite à avancer sur votre lien

marietro

celle qui a sangloté est une soumise , elle était dans la tension mais heureuse

Écrit par : waid | 16/09/2013

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