09/05/2013
Prise de tête

(photo contractuelle)
Dans sa lettre à Georges Izambard, son professeur, Arthur Rimbaud écrit « Je est un autre » pour dire que parfois on est spectateur de ce que l’on accomplit sans même se rendre compte que ce qui se fait est le résultat du Je.
Sagement en retraite familiale, depuis quelques jours, je ressens au plus profond de mon être ce « Je est un autre ».
Relisant les pages de ce blog, j’en viens à me dire que c’est un autre qui les a écrites et plus encore vécues.
Alors que parfois je suis décontenancé à l’évocation sur une émission de radio de l’étalage autour du sexe, comment ce Je a t il pu vivre et écrire ce que l’autre indique dans ce blog.
Je serait il moi et Waid l’autre ?
En réalité il n'y a pas de dualité, Je et l’autre sont le tout de moi.
Ce moi est balancé entre une morale qui a un regard réprobateur sur les actes de l’autre.
Et l’autre s’agace et s’interroge de ce regard conservateur.
Ambivalence de soi, cohabitation des Je qui crée un déséquilibre cause du mouvement.
Alors que l’un court vers la réalité l’autre n’aspire qu’à ne les fantasmer.
Je, vis.
L’autre, se meurt.
Mais je a besoin de l’autre pour exhausser ce sentiment de vie.
11:55 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (17)
