03/11/2013
Nuit rue Malher

Sa bouche enferme mon sexe et mon œil se ravit à la vision crépusculaire de son corps gracile au dessus de moi.
Quelques semaines auparavant je m’étais inscrit sur gleeden, conseillé par quelques coquines qui en avait fait leur magasin de Candy.
Me voilà sucre d’orge offert à des lèvres clandestines.
Nous avions accroché, ses réparties sibyllines avaient retenu mon attention.
Nous en étions venu à nous donner rendez vous dans la pénombre d’une chambre d’hôtel avec comme consigne que notre rencontre se ferait sans parole.
Comme à son habitude ses écrits étaient brefs, émoustillants avec cette retenue qui pouvait en faire douter.
Aucun des décomptes habituels pleins d’enthousiasmes, un certain silence avant la date fatidique.
Je doutais donc quand la porte s’est ouverte.
Nos corps se sont immédiatement accordés, dans la promiscuité de l’obscurité.
Sa bouche me travaille et je jouis de tous les sens qui s’embrouillent dans mon cerveau.
Ma main guide ses joues pour un jeu de poupée.
Ma main tire ses cheveux à sa plus grande volupté.
La voilà qui se redresse me plaque au sol, je darde mon sexe qui lui sert de pal.
Supplice consenti avec empressement.
Son sexe liquide s’écrase, va et vient, des décharges électriques partent de mon anus pour mourir sur mon gland.
Ses chairs le serrent, électrisent mon dos, mes tétons sont des sonnettes que je me plait à tirer comme pour quérir un orgasme que j’espère et retarde.
Me voilà derrière elle et une claque fuse, notre pacte est rompu … elle brise le silence par un "oh oui vas y … "
une deuxième sanctionne cette incartade ou récompense sa perte de contrôle ?
Je n’en sais rien mais son plaisir est certain.
Viennent ces accélérations qui sonnent l'acmé des ébats, les corps sont frénétiques, ma main tire ses cheveux, et son dos se tord de plaisir, de ses bras j’use pour plus l’attirer à moi à n’en plus pouvoir, mon doigt presse son œil sombre.
Le temps certainement bref, est suspendu en accords de nous.
L’apesanteur finalement rompu, nous-nous roulons sur le lit en sueur, trop de retenue de ma part, j’ai joui sans exploser et je me sens perdre des forces.
A nouveau en elle pour droit dans les yeux jouir de son regard.
J’ai envie de l’envelopper de mon corps, de la couvrir, mais je n’ose pas, les premières fois sont toujours une phase de découverte.
Nous restons là flottant hors du temps, avant qu’il ne reprenne son empire sur elle.
« A ton le droit de parler maintenant ?
je ne peux tarder me dit elle «
La vie reprend son cours et nous nos courses, avec ce je ne sais quoi de fort, d’inachevé, d’espérance d’encore qui font le sel de ces rencontres.
Je file vers le grand palais, j’ignore où elle va et si nous nous retrouverons ...
21:49 Publié dans NUIT AVEC ELLE | Lien permanent | Commentaires (11)
