Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/12/2014

Nuit n°18

 

10808171_10205352524199473_2064727227_n.jpg

( photo contractuelle)

 

Repaire de Cartouche, j’avale ma première bouchée et la recrache aussitôt, « merde il y a de ail ! »

Ma complice rit, prend une portion, avale et en donne à notre invité, « nous aurons tous les trois l’haleine forte comme cela ».

Malgré ses peurs, la vue de mon ami l’a ravie et rassurée, elle est joyeuse et excitée de cette après midi qui s’annonce.

Pour notre séance n°18 c’est un trio homme, homme, femme que je lui offre, son fantasme tout simplement.

A… est un vieux complice, je suis sur qu’il lui plaira que ses coups de reins seront efficaces et qu’il aura ce tempo indispensable pour un trio réussi.

Les barrières sont tombées, les estomacs pleins et le vin nous a échauffé, nos corps nous réclament.

Ma garçonnière est à deux pas, nous y allons heureux de l’entente née à table.

J’ouvre, au sol les tasses de café prêtes, les coussins et un drap immaculé à déflorer.

Nous nous affalons et commençons à boire, ma complice est prêt d’A…

Le téléphone sonne, je dois répondre, et leur tourne le dos, ma main masque le micro et évite que l’on entende des embrassades qui commencent, la conversation finie, mes deux coquins sont en tenue d’Ève,  A … branle L …  qui la tête en arrière joui d’une tension enfin libérée.

Je m’approche et prends sa bouche, A... s’écarte et je m’enfonce en L … nos sexes enfin retrouvés, je connais si bien maintenant la carte de sa chatte que ma bite appui sur les points qui l'électrisent, premiers gémissements. Elle prend la bouche d’A … puis son sexe, la voilà qui ouvre les yeux étonnée de son audace, pour la première fois deux sexes en elle.

Elle referme les yeux, je la sens transportée par ses audaces. A la sonate de nos stupres les notes sont en accord.

Son plaisir monte, je le laisse un peu tomber et remplace mon sexe par ma bouche, langue fixée sur le clito, menton appuyant sur son vagin, je la sens trembler.

J’entends le souffle d’A … qui réagit à la langue d’ L … que je guide par le jeu de la mienne sur son bouton. Cela s’appellerait il l’unisson ?

Son orgasme monte … et explose, elle se jette sur le coté le temps de reprendre contrôle d'elle pour mieux ouvrir ses bras à A ..., le fixant avec un désir aiguisé par l'explosion.

L’œil pétillant elle ouvre ses cuisses pour enfin gouter son animalité. Je vois des fesses puissantes et velues s’enfoncer entre deux jambes en l’air.

Les pieds ballottent aux coups de reins, les jambes se tendent, les membres se crispent, la voilà reprise des spasmes que pour la première fois je vois sans les ressentir contre mon corps.

Reprenant vie, elle me regarde reconnaissante et m’appelle, je lui tend mon sexe qu’elle avale goulument, comme pour me remercier d’un fantasme éveillé.

les choses vont viennent et jamais nous lui laissons son sexe ou sa bouche inoccupés.

Maintenant face aux toits de paris, je contemple mon cher Sacré Cœur puis les cheveux d’ L… au dessus de mon sexe, son dos luisant de sueur, A … me regarde et s’enfonce joyeusement dans sa croupe.

Et si le bonheur c’était cela.

Nous sommes aux anges.

Je me retire, et les regarde baiser.

A … veux jouir et installe notre complice, sur le dos, voilà à nouveau ses fesses, ses coups se font profonds, les jambes se retendent aussitôt.

Vite elles se remettent à trembler, à poindre, l’orgasme gronde, s’annonce, puis zébre un corps épuisé de trop jouir, A … en profite pour se lâcher lui aussi, je vois ses muscles fessiers bander sous la pression qui s’annonce, il se bloque et s’écrase sur L … libérant ses flots .

Nous sommes allongés, j’ai débandé, A … jette un préservatif trop plein qui coule sur mon parquet.

L … a le visage illuminé des vierges qui ont été visité, sainte Thérèse d’Avila de notre religion lubrique, morte de jouir.

Elle me regarde inquiète et se roule contre moi, «  tu n’as pas jouis toi, attends je vais m’en occuper » la voilà qui me suce, enfonce un doigt pour jouer avec mes entrailles et  mon point sensible.

Je rebande aussitôt, et lâche prise, je n’ai plus à être maitre de cérémonie, je redeviens juste une bite et un anus visité, la coquine me connait et ajoute deux mains sur mes tétons.

Décharge électrique immédiate, j’hurle, elle ouvre la bouche et me relâche, le sperme, explose touche son sein, se projette sur le sol et mon ventre.

Presque un an qu’elle avait accepté de se laisser guider vers ma sensualité, cela valait bien de transformer un fantasme en souvenirs.

Un mois plus tard alors que nous aurons joui à deux, volant encore au temps des instants d’éternité, elle me dira que depuis le trio elle fait l’amour différemment, interrogée elle dira, « oui cela m’a encore plus libéré pour plus ressentir encore le plaisir. » 

Il y a parfois des instants lubriques qui rendent fier.

 

Commentaires

Superbe note. Il n’est pas si facile de décrire méticuleusement autant de positions sans risquer de lasser le lecteur par une avalanche de détails répétitifs, ni de passer pour une pornstar. Vous y parvenez grâce à de jolis traits tels cette sonate de vos stupres, ou encore Ste Thérèse d’Avila de votre religion lubrique. Le style est ce qui permet au libertinage d’échapper à l’ennuyeuse pornographie.

Écrit par : Vagant | 28/12/2014

J'apporte une modeste contribution en soulignant la qualité du moment, beau mélange de désir, d'évidence, de conversations tranquilles entre deux étreintes. Il y a avait même des chocolats avec le café, détail qui ne méritait pas d'être passé sous silence...

Écrit par : 502 (ou A) | 28/12/2014

Vous êtes son Pygmalion
Aphrodite lui donnera alors vie?

Écrit par : Camelys | 28/12/2014

vagant

merci du compliment, ayant déjà raconté des trios il y avait un autre écueil ne pas reprendre des expressions déjà employées précédement

502 ou A

la précision des chocolats est essentielle, il y avait aussi du plaisir de bouche après celui de sexe ;)

camelys

je crois qu'elle a découvert une autre forme de sexualité, celle du lâché prise

Écrit par : waid | 28/12/2014

oh purée la chance!

Écrit par : dita | 29/12/2014

Dita

Il semble L vient de relire au moins 4 mois la note dont une fois en se relevant à 2h du matin ...

Écrit par : waid | 29/12/2014

tu m'étonnes :)
et au moins on le vit par procuration !

Écrit par : dita | 29/12/2014

wahoo, lecture terriblement humidifiante ...

Écrit par : l'osbcure | 29/12/2014

J'avoue ... Que cette note réveille une libido endormie par l'hiver ...! Belles fêtes a vous cher Waid

Écrit par : Laure | 29/12/2014

En lisant je me suis demandé pourquoi vous reveniez toujours à l'image de ce fessier, comme pour en parsemer la persistance rétinienne le long de cette note sans image nue. Mas en fait, il s'agit d'un hommage côté pile au souvenir du pénis le plus omniprésent de la blogosphère.

Monsieur 502, la blogosphère dont sans la moindre humilité je me ferai ici le porte parole se remet mal de la disparition de votre verticalité savante.

Rends-nous ta bite.
S'il te plaît.

Écrit par : mars | 29/12/2014

Je veux bien signer la pétition Mars!

Waid, je n'ai pas dû tout suivre ( pourtant il me semble que oui) , quelles sont les 17 séances d'avant?

Et la Demoiselle ne veut elle pas écrire son ressenti?

Écrit par : dita | 30/12/2014

dita

c'est presque un reportage en direct ;)

l'osbcure

De vous je n'en doute pas

laure

cela me fait plaisir votre visite un jour il faudra vous arrêter plus longtemps pour me raconter un peu quand votre libido n'est pas en mode hivernale que sont devenus les amoureux que je vous connaissez ?

mars

j'ai transmis le message à cette grande gloire ... rassurez vous son orgueil n'est en rien affecté dans son fonctionnement par le temps passé, la preuve cette note ;)

je racontes pas toutes les seances juste certaines dans la rubrique nuit avec le titre séance

Écrit par : waid | 30/12/2014

Ce que l'on ressent lorsque deux hommes vous offrent la réalisation d'un fantasme?
En premier lieu, une chance, une grande excitation. Puis à l'approche du jour J,  l'appréhension s' installe, la peur de ne pas savoir s'y prendre, de ne pas en être capable. Les craintes de décevoir et d'être déçue également.

Le moment venu, lorsque le désir est une évidence, les craintes s'envolent laissant place à la volupté du moment...
Le plaisir efface les interdits.  Tout devient réel et semble pourtant si irréel. On se laisse porter, plus d'esprit, juste les sens.

Enfin, lorsque le moment est derrière nous et que le corps est apaisé,  on se sent transportée,  comblée,  reconnaissante...
Et de nouveau revient le doute, ai je réellement fait l'amour avec ces deux merveilleux amants?

Écrit par : L | 30/12/2014

L

Lorsque les souvenirs ont ce brouillard de rêve ils n'en sont que plus forts.

merci pour ton témoignage

Écrit par : waid | 30/12/2014

merci....

Écrit par : dita | 31/12/2014

dita

de toi pour les news ;)

Écrit par : waid | 01/01/2015

Les commentaires sont fermés.