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10/10/2008

désespoir du vendredi

rick castro 2.gif

(photo) rick castro



Elle m'étreint et me serre

me brûle le cerveau

ma honte.

j'entends ces insultes et vociférations,

je vois son regard halluciné , noir ,  horrible

ces mots sont abjectes

son ton est ordurier.

Je hais celle qu'elle est à cet instant.

Mon monde vacille,

envie de vomir.

Car cette étrangère celle que je prenais encore dans mes bras est ma fille,

mon sang qu'elle me retourne.

06/10/2008

tribulations hélvétiques d'un blogueur en vie réelle

 

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Genève:

 


Que de mails envoyés, que de temps au téléphone et qu’une fugace rencontre parisienne entre deux de nos rendez-vous respectifs.
Il fallait prendre le temps, le temps des mots, le temps des rires , le temps de la vie réelle.
Genève en serait le lieu.
J’ai mis un visage sur celle qui nous fait tant plaisir par son verbe, j’ai mis une voix à ses histoires, une vie , des rêves et des espoirs à la main qui porte cette plume.
J’ai surtout découvert un cœur trop grand pour être seul, trop entier pour se contenter de ce que je pouvais offrir.
Nous fûmes sages, nos désirs auraient pu se rencontrer mais les causes en auraient été différentes.
Mon temps de jouir s’arrêtait le matin, et elle voulait commencer un matin d’une nouvelle vie.
Comme nous ne voulions pas d’un matin amer, nous avons eu une belle journée et la nuit venue, une heure du plus beau des feux d’artifice.
La municipalité remplaçait par la pyrotechnie ce que nos corps n’avaient pas osé tirer.

 


Nyon :

 


Une heure trente, je n’avais que ce temps devant moi, mais l’envie terrible de voir vivre ses yeux, sourire ses lèvres.
La gare, le grand escalier, son geste, elle me reconnaît.
Mais Son regard est caché derrière de grandes lunettes.
Nous nous enfonçons dans la ville qui s’ouvre sur cette place face au lac, son appartement à côté.
Ses mots, sa vie qu'elle me raconte.
Comme récompense à mon oreille, ses lunettes tombent.
Ses yeux en amande aussi rieurs que son sourire me sont offerts.
J’aurai tant aimé avoir le temps et le charme de les rendre brillants et humides sous le plaisir de mes caresses.
Arrive son père et l’heure de mon train.
Sur le quai de la gare ses yeux retrouvent ses lunettes noires en deuil de mon désir.
Risque des rencontres.
Mais le désir se dompte, il suffit de penser aux kilomètres qu’il permet de franchir et aux belles situations qu’il provoque.

 

 

23:23 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (23)