10/01/2009
la nuit que je n'ai pas eue


(photographe inconnu)
Il y a parfois des nuits que l'on espère et qui ne viennent jamais.
Tout pourtant était là, sauf l'essentiel, le désir.
B ..., Barcelone, fin de la route nous pénétrons dans le parking souterrain,
entrailles de ce building si beau qu'il en donne le tournis.
Tes yeux me regardent, ta main m'envahit, ta bouche me happe en prélude souterrain
l'ascenseur, embrassades mains indécentes et regards envieux ,
le hall somptueux, vite les clefs
ascension difficile, interminables couloirs, caresses et feu du désir
slalom entre les saut à champagne des coïts assoiffés des chambres voisines
la clef, la porte et la chambre
la ville lumière sur l'écran géant de la fenêtre.
je l'enlace, nos corps choient.
Foin de lit frais et accueillant.
Non, sur la moquette nos instincts de bêtes seront libérés.
Le coït sera bestial.
Point de mots, des cris,
sexe trop bandé n'a point d'oreille.
Le combat cessera à la mort des deux combattants.
Nos corps en croix sur la moquette.
Mort au coït.
Ce fut un rêve qui se transforma en cauchemar, d'une mise au point d'un couple fatigué.
http://www.hoteles-silken.com/barcelona_diagonal_fotos_2/...
13:37 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (27)
08/01/2009
annonce du JEUDI

10:23 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (44)
07/01/2009
Sexuellement transmissible

Dépression post coïtale ...
Baise blues ...
Et pourtant j'étais couvert
C'est grave docteur ?
10:56 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (17)
05/01/2009
Nuit du premier

Le premier janvier, à l'hôtel des Chevaliers, je t'ai retrouvée en complice de notre liberté pour inaugurer l'année.
Sur l'autel de nos désirs, 8 fois je t'ai possédée jusqu'à l'épuisement de nos forces au matin de notre débauche.
Ton corps qui m'avale, tes yeux qui se crispent, tes jambes qui m'enserrent pour me dicter ton plaisir.
Mes doigts connaissent toute la géologie de ton sexe, ils ont perçu ses bouleversements intérieurs à l'approche de l'orgasme.
La pression artérielle de ton clito m'est devenue aussi intime que les battements de mon propre coeur.
Ma langue pourrait redessiner toute la forme de ton corps tant elle l'a de fois parcourue à bride abattue en hussard de mes caresses.
Mon sexe t'a prise, pilonnée, bourrée à toutes heures de la nuit, canonnade de guerre, mineur de fond stakhanoviste mais encore pieu de velours en douces voluptés de printemps.
Le doux et le violent comme esclave de ton désir
Et puis dans le feu de ce corps à corps, ton accord de déflorer ton oeillet qui baillait d'impatience sous mes doigts indécents.
Citadelle aisément conquise faute de résistance tant celle-ci voulait s'abandonner à l'envahisseur et s'unir à ses forces du mâle.
Instant de suspend comme étonné de tant de facilité avant l'intime torture, jusqu'à oublier toute douceur, toute retenue en réponse à tes injonctions de jouir plus fort.
Plongée en apnée dans tes entrailles, tendu de notre jouissance, oxygéné de tes râles bestiaux sous le joug de mon pal implacable.
Brasier de ton intime qui jaillit sur nos corps éperdus, explosion de nous, en épuisement de notre frénésie ...
Qu'il fut difficile de reprendre pied et d'aller chancelants, haletants, pantelants vers la douche réparatrice de nos sueurs.
Eau rédemptrice ou miraculeuse ?
Je ne sais, mais elle nous redonna plus d'ardeur encore pour être relapse de notre sommeil.
Comme des corps sans conscience, nous avons encore joui de nous, oubliant le temps, nous oubliant même, guidés par le plaisir le plus grégaire à l'essence même de notre animalité.
Telle fut notre résolution de nouvel an, nous abandonner dans le stupre de nos impatiences, dans la concupiscence de nos invariances pour des instants de feu à mille lieux de notre vie pour mieux la vivre.
Puisqu'il fallut voler notre bonheur à une existence trop rangée, cette nuit fauve en délinquance de nos voeux matrimoniaux, à nos corps acceptants, recèlera nos plus brûlants voeux de nouvel an.
2009 année érotique ... en tout cas en ses fonds baptismaux, certainement.
Même si tu laisses un complice épuisé et d'encore impatient, merci à toi, tout simplement
07:57 Publié dans NUIT AVEC ELLE | Lien permanent | Commentaires (29)
