07/06/2009
Quand Waid rencontre un Papillon

Je voulais vivre un autre temps , une vie révolue , le temps des concessions , le temps d'un Shangai canaille, le temps des maisons de plaisirs, du sexe tarifé mais sophistiqué, libertinage vénal qui n'existe plus , chassé par la pruderie tartuffienne qui préside à notre temps.

Hôtel rotary , chambre chinoise , place clichy , du temps où henry Miller , y coulait des jours tranquilles , entre alcool , partouze et écriture.




Brûlure du cuir pour ton désir.
Morsure du cuir pour jouir.


son de ton soufle qui attend les coups
de mes mots qui commentent le supplice

T'offrir le baiser de la cravache,
pour mieux te mener à l'orgasme.

Par le cris de ton envie,
en croix te ressusciter,
au jeu de mon vit,
pour combler nos envies.
Vie antérieure dans cette chambre chinoise,
hotel Rotary, à Clichy un jour pas si tranquille
n'est ce pas henry ?
Autre regard , d'autres mots ceux de marguerite Duras et autres photos celles de VERO PAPILLON la muse, la complice , la suppliciée et le bourreau de cette nuit
09:10 Publié dans NUIT AVEC ELLE | Lien permanent | Commentaires (47)
01/06/2009
Nuit du reflet

Au plafond de nos envies le reflet de nos vies, les lits ne parlent pas ils couinent, ils ne regardent pas, ils reflètent. Corps à corps en nus mineurs où la musique se fait soupirs, vivre ce temps et ne pouvoir le suspendre. Vivre ces instants et les capturer au fond de soi, qu'ils deviennent de ces rêves qui subsistent par bribes.

Les images dansent dans ma mémoire, sombres et rouges, sang du désir, ne disent pas plutot revivent, ce n'est pas de la couleur mais un goût , une odeur, comme une musique du fond d'une vie antérieure.
Revivre ce temps dans la capture du reflet ? Mais revivre est impossible, le rêve est un unique songe , l'eau coule sans jamais être la même.

J'ai capturé le reflet, passe la vie, reste son fantôme ...
Fantôme de notre image, dans le plafond de ce lit chinois, dans le clair obscur d'une chambre bordel.
Au bordel de ma vie, je livre le reflet de nos vies, passe le temps, subsistent ces soupirs pour souvenirs de ces envies.
22:50 Publié dans NUIT AVEC ELLE | Lien permanent | Commentaires (30)
