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19/07/2009

retour sur terre

 

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En bas la terre.

En haut le ciel bleu.

A 800 km/H , au dessus des nuages,  je rentre.

Mes yeux pleurent,

ils ne m’obéissent plus ...


20:44 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (21)

13/07/2009

Nuit de l'inconnue

 

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Retour de la foire de Bâle, j'ai vu trop de choses, mes yeux sont trop fatigués de chefs d'œuvres, vue trouble et troublée de la beauté d'Holbein, de la sensibilité des champs de Van Gogh. Je tire les rideaux et fait le noir, me déshabille, nu sous le drap, linceul de ma vie sage, je t'attends. Élévation du corps caverneux à la pensée de cette totale inconnue.


L'obscur qu'interroge mon désir et la lumière sous les draps. Un corps s'allonge, se pose d'une course dans la ville, mes mains en prennent possession. Je baise ses lèvres occupées par une langue encore timide. Mon corps se couvre de caresses de celle dont j'ignore les traits, pourtant la magie des corps fait son effet et goulûment nous nous enlaçons.

Ma langue te prend au plus humide pour te lâcher à l'assouvie. Mon sexe est un pal qui use et abuse de te supplicier. J'entends des cris, des implorations, je sens tes cheveux, tes formes que je pétris. Noires d'images, rouges de plaisir s'égrènent nos heures.

Durant le repos des corps et la libération des mots, je découvre ton intime, ton amour et cette façon si excitante de lui être fidèle, en lui contant tes infidélités. Tu me dis tes rencontres et te livres plus nue que ton corps lové au mien. Dialogue avant des agapes recommencées.

2h du matin tu veux rester, mais nous avions convenu que jamais nous ne nous verrions, je ne veux pas déroger, nos souvenirs en dépendent, on ne transige pas avec la mémoire. Derniers assauts sur ton corps déjà fort sollicité, ton orgasme pour récompense de mon insatiabilité, le mien tarde et puis l'idée que tu vas rentrer à ton foyer, qu'il t'attend pour que tu lui contes, peut être pour lui faire l'amour.

Alors je me prends en main et me force à jouir, arrachant de mon corps cette explosion qui tarde. Frénésie, hurlement et oubli au-dessus de toi, tu ne voies rien mais sens tout et le bruit de ma jouissance et les jets de mon sperme sur ton corps que ma langue connaît plus que mes yeux. Je jouis sur toi, t'embrasse, étale ma liqueur pour que de mon odeur tu t'en fasses un vêtement de retour.

Celui-ci est pour lui, pour que tu lui contes et qu'il sente l'odeur de ton récit, je vous vois faire l'amour dans mon odeur.

Je me lève et affronte le réceptionniste, il maugrée en m'ouvrant, ma chemise est mal mise, mon teint las, mes cheveux en bataille. Je hèle un taxi et lui demande d'attendre quelqu'un, lui paie une course pour une destination inconnue et m'éloigne. Je ne vois de toi que la silhouette qui s'engouffre dans cette voiture et part au cœur de la nuit obscure.

Depuis tu es toujours là, dans les traits de celle qui porte ton parfum, dans ceux de celles qui ont ton corps, dans le son de cette voix.

Tu es un fantôme connu, sensations sur l'écran noir de cette nuit blanche. Interrogation du visage que j'ai aimé dans l'obscurité.