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28/07/2009

Lettre de grâce

 

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Madame,

Je vous adresse ce mot comme l'on dépose un recours en grâce.

Je sais que je suis condamné à la peine suprême, je ne referai pas ma vie et ne plaiderai pas l'absence de mes fautes passées.

Oui je fut un coquin, oui mes ébats furent donnés en lectures bloguesques.

Mais est-il digne en ce début de millénaire de perpétuer encore un châtiment digne des temps obscurs?

Le sang  ne lave plus depuis bien longtemps alors pourquoi imposer de faire bouillir le mien ?

Je sais vos considérations. Vous êtes une femme mariée, mais imaginative, alors vous ne pouvez pas accéder à mon placet.

Je suis un libertin, et vous ne voulez pas d'un amant qui expose ses conquêtes dans l'indécence de mots, même choisis.

Mais de grâce, mesurez les dégâts de vos résolutions sur ma personne.

Je ne vis plus, je ne dors plus sans votre fantôme, vous me possédez comme vous possédez les mots des textes que vous domptez.

Je suis un envoûté, un zombie à vos ordres.

Or ceux-ci sont des plus cruels qu'il soit puisqu'ils ne me disent pas « faites-moi jouir ».

J’ose pourtant pressentir que mes mots vous envoûtent, et espère que vous luttez de façon bien plus grande encore contre votre envie.

Alors je vous dis, Madame, le temps passe, il détruit tout ce qu'il touche. Acceptez l'éternité d'un souvenir d'une étreinte désirée.

Acceptez de céder à vos désirs, et rejoignez-moi dans cette couche adultérine qui nous transportera vers l'océan de nos désirs.

Madame, de grâce, acceptez moi en vous.

Je vous prie de me croire votre plus attaché,

 

Waid

 

 

22:51 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (21)