12/01/2010
Nuit du trio

thomas ruff
Elle est là, accompagnée, décidément tenace dans son fantasme de me voir enculé.
Je dois dire qu'elle connaît mes goûts, blond, svelte et torse imberbe. Discussion de bord de lit une coupe à la main, calme avant la bataille, tension et décontraction.
Ils s'enlacent, je trousse sa jupe, sucions d'eux, de moi, son corps qui brûle puis chante à mes doigts en elle plantés.
Regard d'enfant à ses torsions de jouir, notre troisième est heureux, en témoigne sa belle queue goulûment sucée par notre coquine émoustillée.
La voilà prise en m'avalant, sa langue au rythme des coups de boutoir de notre ami, ma main dans ses cheveux je donne un autre tempo, celui que son cul adopte aussitôt.
Ma mémoire flanche dans les brumes du stupre, je ne peux vous décrire toutes les positions que nous avons hétérosexuellement pratiquées.
Notre compagnon quitte son corps, prend mon sexe dans sa bouche. Pour la première fois un homme me suce, sensation étrange de lécher un con pendant qu'un homme vous lèche.
Je lâche ces lèvres féminines pour avaler son mâle complément, surprise de la texture, molle et dure à l'intérieur, ma bouche envahie par cette hampe doucement monte et descend, ma langue se fait tourbillonnante.
En sexe trempé je me présente à elle, l'enfourne, va et vient longtemps, délicieux, stoppés par deux mains sur mes hanches et une pression sur mon anus ...
Douleur de trop de lenteur, soulagement de son passage.
Me voilà une bite dans le cul et la mienne dans un con, jouissance immense que de prendre en étant pris. Nous couinons de concert.
Comme dans les manèges, à chaque tour on change de partenaire, je deviens elle et lui moi.
Me voila en missionnaire pris par cette grosse bite qui me ramone copieusement, gland qui m'écarte, dureté qui me remplit, lui heureux de jouir, moi imaginant et ressentant son membre me pilonner.
Le rictus sur son visage témoigne de la lubricité de notre complice délaissée. Elle se rappelle à notre bon souvenir par le gode qu'elle vient de planter dans les fesses de mon enculeur, deux hommes sodomisés sous ses yeux, notre coquine est aux anges et nous en pâmoison.
Mon sexe délaissé demande son dû, je quitte mon baiseur pour baiser notre corruptrice.
Pause câline, ses deux hommes côte à côte, culs ouverts de tant d'avant, doigtés de sa science experte, suçant à tour de rôle nos bites enflammées, douceur de sa langue pour lui, rigueur de sa bouche pour moi, moins sensible.
La nuit ne fait que commencer ... alors que notre compagnon nous quitte.
Il m'avait toutefois confié son fantasme inavouable, j'en glisse un mot à notre entremettrice qui après quelques hésitations accepte de le récompenser. Pudique, je les envoie à la salle de bains où forces cris de jouissances témoignent de l'assouvissement de son aveu.
Deux fantasmes réalisés dans la même soirée, le mien et celui de notre compagnon, belle soirée en vérité qui se prolonge pour nous deux.
Après l'audace du nouveau, plaisir classique mais infiniment bon.
Jouir autant de l'inavouable que de l'immuable, peut être la sagesse du libertin ?
22:02 Publié dans NUIT AVEC ELLE | Lien permanent | Commentaires (38)
