31/01/2010
Nuit d'une cavaliere

Si Paris m'était conté, il serait une nuit des mille et une dont je rêve.
Une nuit d'hôtel comme tant d'autres, mais unique pour mon désir.
Nuit d'une cavalière et d'un dandy.
Union géographique improbable pourtant évidente.
Une chambre vide, un mot, un bandeau,
une coupe de champagne à déguster, et le noir de tes défis.
Bruit d'une porte qui s'ouvre, d'une voix que tu t'imaginais.
Des mains qui te déshabillent, et te lient sur le lit.
Ainsi commence notre nuit.
Les songes ne se comptent pas, ils se soupirent.
Aux soupirs de tes délices, ma langue est entrée en lice.
Vibrations staccato de l'œuf intime en toi.
Tu t'es livrée à un inconnu qui abuse de ton corps nu,
il hume ta si belle poitrine, et s'enivre de ta cyprine.
Il tourne sa langue sur ton mâle bouton, et pétrit tes si beaux tétons.
Notre nuit commence dans cette indécence,
romance libertine où des complices me rejoindront.
Tes yeux radieux à mon visage découvert,
tes yeux rieurs à l'arrivée de mes supplétifs.
Les corps se mêlent, les voix se feignent
les soupirs expirent. Nuit de découverte,
nuit féline, nuit quatuor de corps sensibles.
Cette nuit de Paris n'est pas un conte, elle est souvenirs.
Souvenirs murmurants de la mélodie du crépitement de tes yeux.
De cette fenêtre qui s'ouvre à moi, et que j'ouvre à eux,
de cette âme qui se livre à mes lubriques sévices,
de toi qui frissonne au conte de mes vices.
13:36 Publié dans NUIT AVEC ELLE | Lien permanent | Commentaires (44)
28/01/2010
Haiku

Du noir de la nuit
Je rêve, ma main qui caresse
son corps , qui languit
10:46 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (16)
