28/07/2012
SUMMER VINTAGE : Nuit de la secretaire

Devant mon écran blanc, mes mots vides, comme mon corps.
Repu mais sans force, de nos sauvages ébats.
Ecorchures et courbatures,
mon sexe en souvenir de ses orgasmes,
mes doigts, désormais, hors de son corps pour coucher ces phrases,
témoignage du vide post coïtal ... du calme après la tempête.
Avenue Montaigne, rue Chomel, et rue de Ponthieu,
j'ai baisé le bonheur faite femme.
Et de ses baisers j'en ai fait des souvenirs.
Celui de nos jeux et de nos complicités.
Celui de sa frustration ... devant 14 cm de cuir dressé.
De nos ventres qui bouillaient, en un lieu trop public pour les exaucer.
De cette jambe si douce qui ne savait pas jouir, quand nous étions au bord de l'extase.
De ce tableau de Delvaux, visité, en une nuit sans fin.
De nos conversations, j'en ai fait des envies, celles de vivre aussi bien son couple.
De ses râles, j'ai composé un hymne à la joie, usant des capotes comme des notes.
De son bonheur j'en ai fait une étoile qui va maintenant me guider.
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17:45 Publié dans NUIT AVEC ELLE | Lien permanent | Commentaires (25)
23/07/2012
VINTAGE : Mes sept vérités n'en font qu'une

( photo contractuelle )
Lecteurs, notre dialogue n'a jamais cessé et en cela il est si précieux ! Point d'amour mais de la gourmandise et de la complicité. J'aime ce sentiment de liberté. J'aime ces échanges sur le plus intime.
Au-delà de la pudeur, la nudité, celle qui permet d'être soi, et non une image. J'aime cette communauté de l'ombre, pleine de respect où rien n'a à être dit car tout est vécu.
Elle est ivre de liberté, hébétée de nouveau et pourtant si sereine. Il n'y a pas d'infidélité, il n'y a que des rencontres ; d'un soir ou d'une vie, peu importe, pourvu que le dialogue ne cesse.
Alors oui, je suis ivre de jouir , ivre de vivre, et cette ivresse est si belle qu'il n'y a pas de gueule de bois.
Devant la feuille blanche, la griserie se mue en mots, chasse mes maux.
Mots de désirs, ou de souvenirs, contre ces maux de peur, celle de ne pas être à la hauteur de mes rêves. Angoisse du regret soignée par la volonté d'une mort sans remords.
Car la mort rôde dans nos jeux. C'est parce qu'elle existe qu'ils sont si précieux. Ce n'est pas du libertinage c'est une libération. Celle des chaînes de la peur, des convenances, de mes tabous.
Je plonge dans l'abîme des possibles, vers cet inconnu qui me donne vie et m'empêche de mourir d'ennui, de me détester d'une impuissance à agir, à conduire ma vie à l'étoile des rêves.
Désormais mes nuits sur l'écran de mes songes ne sont pas plus belles que mes jours, sous la lumière du vécu. Mes rêveries deviennent muses d'une poésie à vivre.
Il m'a été demandé sept vérités mais elles n'en font qu'une que je vous livre sous ces lignes.
22:29 | Lien permanent | Commentaires (10)
