05/08/2012
Summer vintage: Paul Eluard en main

Un livre de Paul Eluard en main,
je t'ai vue.
Le même sourire, le nez rond et l’œil pétillant.
Je t'ai vue et je me suis souvenu.
Le bruit de nos pas dans la ville.
Le bruit de la pluie sous nos rires.
Combien de temps maintenant et toujours ce sortilège.
Nous n'étions pas faits l'un pour l'autre
et pourtant j'ai aimé nos instants.
Ils se sont éloignés vers d'autres horizons.
Pas de nostalgie mais une immense tendresse,
et le bonheur de ce souvenir dans le visage de cette inconnue.
Instants avec toi dans cette librairie si loin de toi.
Son amoureux est venu et tu as disparu,
ce n'était plus qu'un joli couple qui avait chassé ton fantôme.
J'ai payé le livre et écrit ces lignes,
pour rester encore avec toi le temps de ces mots.
23:33 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (29)
31/07/2012
SUMMER VINTAGE : Epitaphe pour un graph.

(photo michael helms )
Sur la page noire de ma nuit blanche, cette nuit je l'avais composé. Un texte très chaud où les mots s'enchaînaient pour t'évoquer.
Ils disaient le bonheur de te jouir, et dessinaient les sévices voluptueux qu'en bourreau je t'infligeais.
Mots crus et nus, en rut de toi.
Ivre de ces phrases, en orgasme scriptural, je m'étais endormi, tout heureux, du tendre devoir accompli.
Mais jalouse fut la nuit qui au matin avait fait tout disparaître, ne me laissant que les maux de l'oubli pour souvenir, et ces quelques lignes comme épitaphe de mon graph.
08:56 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (26)
