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04/11/2020

Quand le confinement me le rendra t il ?

Tout à une fin, l'été s'achevait et la rentrée s'annonçait, 600 livres sur les rayons des libraires et aucun ne dépassant la saison, les grand parents remontaient les petits enfants à leurs parisiens d'enfants et moi dans le Tgv qui me menait à ma rentrée je subissais le piaillement de petites filles qui saoulaient à ne jamais s'arrêter. 

18h j'arrivais, sautant dans le bus et retrouvant ma garçonnière, un coup de d'index sur l'interrupteur et la vue des toits de Paris et le sacré coeur pour m'enchanter.

E... arriva, elle me rejoignait pour sa dernière soirée chandelles avant qu'elle ne commence à la bruler par les deux bouts sur le tour du mon qu'elle avait décidé d'entamer.

Le taxi nous déposa rue Thérese où nous attendions la jeune et très lue à l'époque Camille et son amoureux. Une première pour E... et moi, un repas aux chandelles, où parait il on y mange très bien même si au dire d'un  critique gastronomique on ne vient pas aux chandelles pour se taper la cloche.

Je mettais un sourire et un visage sur Camille et nous nous attablions, le décor était à l'image du bas très boudoir. les plats simples mais gouteux, la conversation facile, la note salée.

La bourse vide, il était temps de vider d'autres bourses, le regard d'E devant trop licencieux pour la faire plus attendre.

Nous quittions Camille et son compagnon, j'avoue que physiquement je n'avais pas accroché avec ce dernier, E non plus, aucune envie d'échangisme, et puis je suis plus cotacotiste qu'échangiste d'ailleurs.

Les chandelles avaient toujours ce charme pourpre et érotique, voir ces beaux corps dans le rouge de nos ébats lorsque nous levions la tête pour respirer était un ravissement.

Nous furent exclusifs ce soir pour notre plus grande satisfaction, c'est épuisés et trempés que nous attendions le taxi qui nous ramènerait chez moi.

La mairie avait fait éteindre le Sacré Coeur à cette heure, la vue de ma fenêtre était noire, nous nous douchâmes et comme de tendres amants nous nous lovâmes l'un dans l'autre.

Demain matin je savais qu'une pipe café m'attendrait avant de courir les galeries et les expos.

Ce paris sans temps morts, ce paris des excès, des rencontres, des tendresses, de la culture, de l'art, des repas, du shopping, quand est ce que le Confinement me le rendra t il ?

 

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