18/04/2010
vert campagne

Olaf martens
Vert et vert, des prés et des vaches, vallons hêtres et sapins, telle est la campagne, chère au cœur de ma compagne.
Une maison dans les champs, une route qui serpente, le temps n'existe plus, Il se compte en repas. Vue immuable de ce temps fixe, bloqué. La campagne repose de tout sauf des nerfs. Enfin en ce qui me concerne. Hyper actif bloqué je bous et siffle comme une théière anglaise.
Les jeux des enfants, les bonds du chien pour dérivatif. Ce temps étiré fait mal au dos, poses trop longues sur des fauteuils languis. Le temps fixe me fige, me raidit et me rabougrit, en rêve courir la ville jusqu'à tomber en pâmoison dans un lit garni à paname.
En rêve les lumières de la ville, en vie les envies de mes désirs. Ces rues que j'ai parcourues aux bras de toutes celles qui font que Paris m'est si cher. Chair de mes mémoires, cher d'avoir existé dans leurs cœurs le temps de ces passions. Le temps va et tout s'efface sauf ces mots qui figent dans ma mémoire ces rires et galipettes.
Ces mots qui sonnent et riment en poésie crue de non vécu, me révèlent à moi même tel que je ne pensais pas être.
Une année de plus, un trois à ma quarantaine, temps d'en être convaincu.
22:08 Publié dans DIVAGATION | Lien permanent | Commentaires (29)
13/04/2010
Nuit d'aprés midi
Les nymphes étaient deux, deux pour moi tout seul, comme un cadeau à ma libido. J'ai ouvert le papier qui les apprêtait, j'ai humé leurs odeurs qui m'enivraient. Ma langue était folle, deux peaux à goûter. Elle en a adoré ces goûts si différents, reconnaissant la texture de chacune, plongeant dans leurs jus, s'enivrant de leurs râles,deux chattes au dessus l'une de l'autre pour grandes lampées de langue.
J'aurais voulu être serpent pour qu'elle se dédouble. Je ne fus que moi, mais aux anges, heureux de la dualité qui m'était livrée.
La douceur de leur peau, l'une épilée, l'autre naturelle. Deux clitos pour moi tout seul, mais du sur mesure pour chacune d'elle. Au dessus point de contact avec son mâle féminin, juste des passages à peine perspectifs. Au dessous je suce, et m'accroche comme un point de fixation. Mes oreilles jouissent de leurs murmures et de leurs râles.
Dialogues féminins qui sont des invites à mieux continuer. Je me noie en elles et redouble de concentration. Deux chattes ce n'est pas deux fois plus de plaisir, c'est une suite de fibonacci, plaisir infini d'une somme qui s'additionne sans fin à s'étourdir. Si le plaisir est cérébral, les jambes terre à terre sont moins patientes que les chattes, et crient grâce au grand soulagement de ma langue qui n'en pouvait plus. Alors mon dard plonge en l'une et ma bouche boit en l'autre triangle magique, delta libidineux de nos ébats.
Conjugaisons de nos concupiscences à réciter par cœur.
Elle jouit, tu jouis, nous jouissons,
Elles jouiront, tu jouiras, je jouirai
Elles ont joui, nous jouîmes, nous expirons.
Ah que la grammaire est douce à apprendre quand on est trois. Deux coquines et un coquin, un après midi volé, à vivre volets fermés en stéréo de leurs cris et trio de nos stupres.
09:18 Publié dans NUIT AVEC ELLE | Lien permanent | Commentaires (19)
