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16/10/2010

Il pleut, temps triste des mauvaises nouvelles

 

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Il pleut, temps triste des mauvaises nouvelles, Je me présente au comptoir, deux jeunes femmes parlent, je donne mon nom, elles recherchent et plaisantent, mon ventre se serre, solitude de l’angoisse.

J’ai pourtant toujours été prudent mais la crainte là, s’empare de moi, devant le verdict qui m’attend, innocent qui doute de lui même, j’ai trop d’imagination pour être serein.

Elles ne trouvent pas et appellent le médecin, Il l'a gardé chez lui , mon visage s’empourpre, ça y est il faut payer, tu es à la caisse, un tel prix ne peut être réclamé au comptoir il lui faut, à sa son acquittement, un accompagnement médical.

Je regarde s’éloigner celle qui était au combiné et scrute la sortie de mon percepteur, quel sera le visage de la mauvaise nouvelle ? Autour de moi la vie, en moi le vide, temps qui s’alourdit.

La jeune femme revient seule, bruit de pas sur le pavé , elle a une enveloppe à la main et me la tend en s’excusant, par reflexe je lui dis une parole gentille qui résonne dans l’écho de mon angoisse.

Je scrute son visage impassible comme pour me rassurer du résultat.

Mains moites, gorge sèche, fessier contracté, j’ouvre l’enveloppe, mon regard cherche la seule mention qui me libérera ou m’effondrera…

La feuille est presque vide, du plein de mes recherches.

NEGATIF , Je trouve le mot,  écrit en lettres à peine plus grosses que le mot HIV.

Trois lettres dont la peur m'étreint. Peur irraisonnée et déraisonnable compte tenu des préservatifs toujours utilisés.

Frayeur qui cache plus un sentiment de culpabilité que j’avais cru terrassé.

Durant les lourdes minutes de cette attente j’ai vu les regards de ma femme et de mes enfants si le résultat eût été différent.

 

11/10/2010

Riche

 

 

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On dit que l’on est riche que de ses amis,

comme un chercheur d'or j’ai beaucoup prospecté.

Comme un orpailleur je finirai pauvre.

Ces nuits sont des flambées d’alcool,

elles embrasent mais ne réchauffent pas.