13/01/2008
plaisir à 1 euro
J'en avais envie depuis longtemps, cela me demangeait , un aprés midi j'ai craqué.
Je vais vers la borne pianote et choisi mon velib.
Ç’a y est je pédale, dans paris les avenues sont vides ; il fait soleil , la liberté me donne des ailes , je sillonne entre les rues en pedalant, gai ( pas gay) comme un pinson , je m’arrête là où je veux, saute de mon velib , le reprends , quel bonheur , un bonheur à 1 euros à Paris cela n’existait plus.
( Ndlr :
Désolé pour les amatrices de barbes , ce n'est pas moi sur la photo mais si vous passez commande avant je peux y reflechir.)
21:35 | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : velib, paris, liberté
11/01/2008
Petits chiens

Lorsqu’il se couche à ses cotés , se met sous le dos et la regarde avec ses yeux humides, je n’existe plus alors je me plonge dans ma bibliothéque et parmi les ouvrages anciens rongés par les vers j’y découvre une consolation , je vous la livre.
(ndlr il s’agit d’un pamphlétaire libertin ,véhiculant des idées subversives , l’ouvrage Tableau de Paris croque de façon satyrique la société d’avant la révolution , on y sent le ferment de celle ci, sauf dans ce texte qui me rapproche terriblement de cet homme blogueur du temps de louis XVI qui ne pouvait imprimer ses notes qu’à Amsterdam.J’ai gardé pour la saveur l’orthographe de l’époque).
TABLEAU DE PARIS
Corruptio optimi peffima.
Tome III
A Amsterdam, 1782 , Anonyme
Chapitre CCXLIV
Les petits chiens.
La folie des femmes eft pouffée au dernier période fur cet article.Elles font devenues gouvernantes de roquets,& ont pour eux des foins inconcevables.Marchez fur la patte d’un petit chien, vous êtes perdu dans l’efprit d’une femme ;elle pourra diffimuler, mais elle ne vous le pardonnera jamais :vous avez bléffé son manitou.
Mais ce qu’on ne voit qu’à Paris, ce font de grandes imbécilles qui, pour faire leur cour à des femmes,portent leur chien publiquement fous le bras dans les promenades & dans les rues ; ce qui leur donne un air fi niais & fi bête , qu’on eft tenté de leur rire au nez, pour leur apprendre à être des hommes.
Quand je vois une belle profaner fa bouche en couvrant de baifers un chien qui fouvent eft laid & hideux , & qui, fut il beau, ne mérite pas des affections si vives , je trouve fes yeux moins beaux ; fes bras, en recevant cet animal, paroiffent avoir moins de graces.J’attache moins de prix à fes careffes ; elle perd à mes yeux une grande partie de fa beauté & de fes agrémens.
Jamais une femme ne fera cartéfienne : jamais elle ne confentira à croire que fon petit chien n’eft ni fenfible ni raifonnable quand il la careffe.Elle dévifageroit Defcates en perfonne, s’il ofoit lui tenir pareil langage ; la feule fidélité de fon chien vaut mieux , felon elle , que la raifon de tous les hommes enfemble.
J’ai vu des jolies femmes se facher férieufement & fermer fa porte à un homme qui avoit adopté cette ridicule & impertinente opinion. "
Mesdames je sais, je m’expose à votre courroux, mais le mien est aussi grand devant la concurrence déloyale de vos " manitou " nous ne sommes plus rien devant leurs yeux humides.
18:29 Publié dans COUPS DE GUEULE | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : hey, j'existe, aussi
09/01/2008
Suis je chez les fous ?

J'avais été annoncé par des amis proches, la rue vieille du temple était longue , le 101 fut enfin trouvé.
Porte cochère, cour , escalier et veranda , à droite la porte haute.
J'entre , une pièce toute en hauteur , un desk gris , des placards , derrière une pièce sombre , un bruit sourd et angoissant , une lumière qui bouge.
Une jeune femme belle et hautaine derrière un mac.
J'approche de la pièce des assourdissants SLURRRRRP SLURRRRP sont maintenant compréhensible , je passe ma tête , face à moi une immense mouche suce avec délice un carré de sucre , il s'agit d'une vidéo projetée sur toute la hauteur de 4m de la pièce , un système sur-round amplifie les bruit de sucions et vous pénètrent à chaque coups de pompe.
Suis je chez les fous , que fais je ici , est ce cela de l'art ?
Mon aventure dans l'art contemporain commençait.
09:00 Publié dans ART CONTEMPORAIN | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : douglas gordon, fly, galerie yvon lambert
07/01/2008
sur le bout de la langue
Il faudra un jour que je vous parle du plus grand photographe Japonais contemporain (il y en a de grands mais lui a vraiment construit un univers à lui , c'est la marque des très grands) Nobuyoshi Araki , cette photo est pour moi le summum de l'expression de la sensualité, elle est obscène et merveilleuse.
Une langue sur un téton , la transmission des flux , l'expression la plus sexuelle de l'amour

19:50 | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : souvenir, langue, ton, teton


