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28/05/2012

Nuit blasphème

A V E R T I S S E M E N T


Amie lectrice,

Si tu as fait le pèlerinage de Chartres ou l’accompagnement des invalides à Lourdes pour rencontrer ton mari que tu trompes virtuellement en lisant ce blog érotico arty,

Si ta robe de mariée était blanche comme l’immaculée conception,

Si le prêtre a béni ton union,

Si tu as tenté de noyer tes enfants en les aspergeant d’une eau glaciale et pourtant bénite,

Il vaut mieux que tu sautes cette note ou alors comme chez Dante, toi qui entres ici abandonne toute espérance.

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photo contractuelle


Au milieu de la foule j’attends, mes voisins sont pleins d’une ferveur qui me fascine et m’effraie. Plus que quelques minutes avant le Graal, les Ave Maria scandent le temps, murmures de prières en toutes langues. Suis-je le seul mécréant dans cette marée humaine ? Les éclopés et malades sur les civières ne le sont-ils pas, tout autant, par l’intérêt thérapeutique de leur ferveur ?

Qui a raison qui a tort ? Le jouisseur ou le fervent ? Le damné dans ce monde, enfermé dans les souffrances d’un corps ennemi, ou l’athée privilégié d’une santé épargnée, entouré de corps qui le font jouir ?

La grotte est devant moi, un sms de la vierge, elle est dans le TGV. À 17h, l’heure chantée par LLorca, elle sera là, elle me veut et m’écrit ses désirs au creux des reins, je dois cacher l’écran pour ne pas qu’on lise par dessus mon épaule, et lui réponds que je suis là pour elle, au milieu de son sanctuaire, ma quête va s’achever et une offrande lui sera apportée, mais que je n’ai qu’une hâte, quitter mon abstinence pour la foutre religieusement.

Le téléphone vibre encore, ce n’est plus la vierge, mais L…, encore que je suis vierge de mon corps en elle et qu’elle aussi est astrologiquement vierge. Décidément aujourd’hui je vois des vierges partout, un harem de vierges.

Je lui indique que je suis à Lourdes attendant de passer devant la grotte, non pas en pèlerinage mais pour recueillir un peu d’eau bénite pour une autre vierge qui à 300 km/h file vers mes bras lubriques.

Pour toute réponse un rire, puis un message « mon mari s’appelle Joseph »

La vie est trop drôle, j’apprends que je m’apprête à un double sacrilège, consacrer le con d’une vierge nympho avant de tenter dans quelques semaines de planter des cornes à Joseph.

Va falloir que ma verge soit à la hauteur de toutes ces vierges. 

En attendant, vite, penser à relire l’enfer de Dante, et se dire que mes pêchés seront si lourds que mon cercle sera très profond.

Le kiosque est atteint, « offrande conseillée 1 euro », tiens pour 33 centimes j’ai la même quantité d’eau bénite dans une boutique en face de l’entrée ! Mais ce n’est pas le moment de commettre le pêché d’avarice, au contraire celui de payer pour acheter une grâce, l’indulgence en quelque sorte.

Le petit flacon comporte une vierge dorée en ronde bosse, et un bouchon en couronne mariale, sur le cul made in PCC, certainement un royaume de dieu à faible coût de mains pieuses.

Devant moi des bidons se remplissent, jerricans bénits pour ferveur collective ou ablution quotidienne. On se croirait sur un point d’eau de camps de réfugiés tellement les contenants sont hétéroclites, tout le monde n’a pas sacrifié à l’offrande, je vois des bidons de marchands du temple en concurrence avec ceux de la sainte congrégation, Bruxelles et ses règles du libre échange a tout envahi.

Je presse le robinet, le jet d’eau emplit en quelques secondes ma fiole. Je renonce à boire malgré ma soif, je respecte l’eau bénite et ne veux pas la voir deux plus tard transformée en pisse.

Je sors en zigzaguant entre les processions, une femme tirée dans une carriole par une religieuse lance « Et cet après midi c’est journée libre avant la messe de ce soir ? » Décidément, suis-je le seul mécréant ?

Un signe du ciel pourtant, en payant ma note du café dans la rue Bernadette Soubirou, la serveuse s’appelle Espérance, les voies du seigneurs sont pleines d’humour.

En voiture je discute avec la femme de Joseph et lui confie mon intention à l’égard de la vierge, elle hurle de rire, je jubile de ma perversité, décidément il fera bon de dépuceler nos relations.

Je commence à aimer le culte marial que constitue l’adultère.

Après l’esprit saint, l’esprit des Lois, Bordeaux devant moi, façades grand siècle admirablement restaurées, une chaleur de plomb mais une trique d’airain comme un bourdon qui sonne dans mon corps.

Vite l’autel pour notre cérémonie.

La vierge est justement à l’hôtel toute excitée, nue en quelques secondes elle m’enlace et prend possession de ma bouche. Sexe dur et tendu, comme seuls préliminaires, je m’enfonce en elle, empalée de mon envie, soulagée de ses désirs.

Nos jeux de corps commencent quand je l’avise de ce que j’ai recueilli : de l’eau bénite pour en user comme du gel.

À cette idée elle se libère de mon étreinte, sexe tendu et luisant de sa cyprine, je libère le bouchon couronne de ma fiole, et mouille copieusement son sexe déjà humide de nos premiers ébats.

Il est trempé de l’idée de sacrilège, miraculeuse eau qui sans caresse rend humide un con, sacré de son excitation blasphématoire.

Je me noie dans la joie du coït ressuscité et je bats des reins pour des siècles et des siècles à nos corps fervents.

En réalité notre sentiment d’éternité fut mesuré de quelques minutes par l’horloge mécréante. Hiatus de perception, comme métaphore pour dire la science ennemie de la religion

Ses cris et spasmes comme des prières à ma copulatrice offense qui nous frappera de la foudre de l’orgasme.

Nos ébats telluriques nous laissent sans jambes mais heureux de nos retrouvailles, inaugurer un sex week-end par une partie de jambes en l’air bénite vaut bien quelques jambes cotonneuses et puis les vins de Bordeaux n’étaient ils pas encore il y a peu prescrits comme fortifiants ?

Vite sortir, une table nous attend, s’emplir après s’être vidés, voilà une vérité qui n’a pas besoin d’être révélée, la soirée ne fait que commencer, et je suis sur que ce soir il y aura du vin et des femmes.


 

24/05/2012

Dans la tête d'une soumise

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Il y a une vie derrière le blog ou plutôt aussi des échanges ( nan pas que ce à quoi vous croyez ) , pour mieux comprendre.
 
Ma note masochiste a ouvert un débat , mon interrogation étant de comprendre le lien et l'attrait de cette forme de sexualité qui n'est pas la mienne mais dont la force m'impressionne.
 
j'ai reçu ce mail qui tente d'exprimer un point de vue, peu d'hommes me lisent ou en tout cas peu m'écrivent je serai heureux d'avoir leurs témoignages de Maitre et de le publier.
 
C'est une liste de on pourrait comme pistes d'explications, plus nourrit de lectures qu'une analyse de ses sentiments personnels, une sorte de point de vue contemplant son vécu du haut de réflexions plus générales.
 
il ne s'agit pas du pourquoi de sa soumission mais des peut être pourquoi de la soumission.
 
je remercie cette personne de m'avoir écrit et je vous livre son texte pour que vous vous tentiez si vous n'avez jamais vécu cela de comprendre.

 
--- 1---
 
Pourquoi et comment 


Etre malmenée, battue, humiliée avec consentement, n’a rien de commun avec être malmenée, battue, humiliée sans consentement. De la même façon un viol est incomparable à un acte sexuel consenti.


On pourrait voir la reproduction du lien père/fille quand le père est violent. Que l'on prenne les coups pour des marques d'amour ou qu'on ait  réussi une sorte d'exploit en trouvant du plaisir dans ce qui cause tant de peines.


On pourrait voir la reconduction d’une scène primitive fantasmée ou réelle, la réalisation de fantasmes archaïques.


Est-ce qu’alors cela ne rapproche pas toutes les sexualités ?  le lien aux parents, ce qu'on croit de la conception, la sienne en particulier mais aussi plus généralement? 


On pourrait voir la transgression d'interdits ou la réparation. 


On pourrait voir beaucoup de choses dans le pourquoi, et cela vaudrait plutôt à titre individuel.
 
L'important n'est pas le pourquoi mais le comment. C'est d'ailleurs ce qui distinguera une relation saine d'une relation toxique. 


Le comment de ma soumission c'est dans le désir, le plaisir et le consentement.


En d'autres termes, je me soumets à Lui,  parce que je suis libre. 
 
 
---2---
 

Je reviens sur l’a priori qu’on irait vers la soumission par ennui, par goût d’un toujours plus. Pour épicer le sexe classique.

 

Prenons un exemple, si O. n’aime pas la glace à la vanille, a priori y ajouter de la cannelle ou autres, ne la lui rendra pas meilleure.

De la glace à la vanille accompagnée ou pas, cela reste de la vanille.

 

Je ne nie pas qu’on puisse aimer la vanille et aimer la vanille épicée. Je ne doute pas qu’il puisse y avoir des personnes se lassant de la vanille et y ajoutant des fruits, des gâteaux, des  épices. Ce que je dis, c’est que je n’aime pas la vanille.

 

Et pour le dire, il aura fallu quelques temps. Parce que pour le savoir dans un monde où tout le monde doit aimer la glace à la vanille, j’ai cherché plusieurs crèmes glacées, plusieurs types de cornets. Dans un monde où la glace est nécessairement à la vanille, j’aurais pu aller plus loin et finir par me demander si j’aime la glace.

Surtout que malgré ma grande faim, je n’avais pas toujours très envie de  manger de la vanille. D’ailleurs parfois en me forçant c’était devenu vraiment indigeste. D’autres fois je rêvais à d’autres parfums, la glace passait mieux.

 

Et puis un jour le parfum rêvé sans en connaître la saveur, j’y ai goûté. Et là j’ai su que c’était ça MA glace.

 

Donc, ma soumission ce n’est pas parce que je me suis lassée d’une sexualité dite classique, c’est ma sexualité.

 

Enfant,  j’appuyais sur mes ecchymoses. La pression agréable et le relâchement savoureux me portaient à souvent recommencer ces manipulations. Adolescente, je m’entaillais le bas ventre.  Gestes pour chasser l’angoisse parfois  mais surtout puissant désir de se faire du bien. 

 

La masturbation ne suffisait pas à calmer l’excitation sexuelle,  elle conduisait à un plaisir aussi bref qu’assuré, pas fade mais vain. Voire  décevant. L’ouverture de la peau, le sang qui perlait produisaient un plaisir non plus uniquement physique mais aussi cérébral, instants de béatitude qui portait un sens.

 

La sexualité à deux a globalement connu les mêmes ressentis. Si elle pouvait être sources de beaux plaisirs, d’orgasmes multiples il y avait toujours un manque. Un « je ne sais quoi » qui fait que la tête ne jouit pas.

 

Peut être que c’est ça la différence, je jouis par la tête, par le sens donnée d’une petite histoire.  Et l’histoire dans ma tête ce n’est pas le prince charmant qui dépose un doux baiser, ce n’est pas le livreur de pizza qui me prend sur la table de la cuisine, c’est mon Maître qui fait ce qu’Il veut de Sa soumise.

08:42 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (21)

17/05/2012

Un hôtel à Montmartre

 

Hôtel   ___Squara____ 13 rue Lepic Paris Montmartre 75018

***

150 euros la chambre double

 

Avec qui ?

 

Une japonaise venue à paris après avoir vu Amélie Poulain

Un dandy amateur de belles chambres attiré par une décoration d’esthète qui inviterait une lectrice attirée des mots lus

Des amoureux qui voudraient un lieu romantique

 

Pourquoi faire ?

 

Attendre  son rendez-vous  dans le café d’Amelie, se balader dans le quartier et vivre Paris à deux.

Jouir de la nuit dans la chambre bien sur, même si la nature et ses cycles limite les jeux de draps.

S’entendre traiter de fou parce que l’on suce malgré la nature ce sexe délicieux, jouir contre nature mais avec le regret de ne point connaître le con, se dire que vite il faut explorer cette géographie car le contre nature est meilleur en complément du naturel et moins bandant en solo. Oui je sais les hommes ne sont jamais satisfaits ... on leur offre pour la première rencontre le cul, ils regrettent le con mais trouvent con cet adage de ne pas offrir le cul pour la première fois.

 

Aux alentours

 

Le Paris d’Amelie, le café, l’épicerie, la butte …

Une tarterie pour gourmands pas rassasiés

Si l’on est un ado boutonneux le bar le Carmen ancien hôtel particulier de Georges Bizet, à fuir le samedi soir au delà de 22 ans

Le Moulin Rouge quoi que je préfère les spectacles du Crazy Horse

L’hôtel particulier pour goûter à ses cocktails élitistes

Le Moon City si l’on est un libertin

 

En résumé

Excellent accueil même si dans le même séjour de 24 h les patrons vous on vu avec trois femmes différentes.

Une très bonne literie et une insonorisation propice

Un décor enfin original ce qui est un plus dans un Paris Hôtelier conformiste.

On regrettera la petitesse des chambres interdisant des jeux de groupes, ou alors prendre la suite

 

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13/05/2012

Révélateur d'émotion

 

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Il m’a toujours semblé que lorsque je vivais les choses elles étaient moins puissantes que quand je lisais ce que j’en avais écrit, un sentiment étrange se dégageait de ce hiatus. Comme un parfum de falsification, si mes mots rendaient à mon esprit ces instants plus forts, ces mots étaient ils sincères ou vrais ? Et ces instants avaient ils eu vraiment cette force ?

Pourtant je n’ai jamais eu l’impression de mentir ou d’enjoliver alors pourquoi ce sentiment ?

Henry Miller dont je lis un entretien m’en donne l’explication. Il dit qu’il puise une joie sensuelle à revivre une expérience, peut être même une joie accrue et d’expliquer, me donnant ainsi la clef de mon malaise.

« On goûte plus vivement, on ressent plus vivement les choses, il se peut qu’on mente un peu … l’important est moins de rendre exactement ce qu’il est que de faire respirer l’ambiance, l’aura de l’évènement.

La première fois qu’on fait quelque chose, on-en est pas conscient, on ne se regarde pas dans le miroir. Ensuite écrire c’est exactement comme de se mettre devant la glace et de se regarder recommencer la chose. On se penche sur son moi quand on écrit. C’est la différence entre un acte conscient et un acte inconscient. »

En écrivant on revis et on est autre, on est dans l’instant et on s’en élève, on peut donc à la fois être factuel mais aussi sensible, d’où cette différence.

Ce que l’on écrit on la réellement vécu mais sur l’instant ce vécu était noyé dans l’action, dans l’inconscience de celle ci plus exactement.

En posant des mots, on dégage de la gangue de l’action le fil des ressentis, en cela la lecture en est plus sensuelle.

A la relecture on revit et ressent, la mémoire et la conscience.

Voilà pourquoi Henri Roché écrivait " ces carnets débordent ils sont pleins - quand j'en relis j'ai l'impression d'une vie effrénée, tandis qu'en vivant j'ai toujours celle d'un calme lent, à part des moments d'activité fiévreuse"

Ce blog est comme le sel d’argent sur le papier photographique, il révèle l’image de ma mémoire et par l’art du tirage y apporte l'art de ces instants.

 

 

 

 

10/05/2012

Citation

 

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Dans l'histoire de ma vie au chapitre mes années à Paris Henri Miller écrit


" Le sexe n'était pas une chose ordinaire pour moi. Liée au con, il y avait toujours la femme elle-même et la femme était l'élément le plus intéressant"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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08/05/2012

Henry Miller

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Henry Miller a nourrit mon imaginaire , avant même que ma vie ne prenne ces chemins paralléles et hédonistes décrits ici. La lecture de Tropique du Cancer ou de Jours tranquilles à Clichy me ravissait. Sa liberté, cette vie de bohéme et d'écriture, cette sexualité évoquait en moi, l'homme si sage mais rêveur, un monde inconnu à mille lieux de mon quotidien mais une sorte de monde magique.

Et puis il y a cette écriture, qui coule , vous donne l'odeur, la couleur, la saveur de son récit.

Henri Miller a dit un jour qu'il était mort et ressucité à Paris où il était devenu écrivain, renaissance à 41 ans dont j'ose le parallèle avec la mienne au même âge, quoi qu'en ce qui me concerne ce fut plus un pas vers un monde que mes lectures et un mûrissement intérieur avait préparé qu'une renaissance.

Il est amusant de constater que cet homme m'inspire alors que j'en serai le contraire.

Trop esthéte pour vivre la bohéme, trop privilégié pour avoir faim, trop raisonnable pour boire trop, trop matérialiste pour mépriser la société de consommation.

Et pourtant il reste comme un espace de liberté que j'ai découvert et qui m'anime.

Peut être parce qu'il donne désormais sens à ce toujours plus que l'on souligne parfois dans mes aventures, celui d'avoir une vie pleine quand l'interrupteur s'éteindra, laissant le noir du néant.

je vous livre deux vidéos magnifiques, celles de Miller sur son lit de mort qui nous donne une leçon de belle vie. Et celle où on l'entend parler Français.

 


 

 

 

 

Mes coups de reins lui ont déjà rendu hommage, dans cette nuit de clichy NUIT CLICHY

06/05/2012

Confession

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Comme un alcoolique honteux qui cache son état,

je suis un désabusé qui cherche à chasser la clairvoyance de son regard dans l’ivresse du désir

Je cours pour me prouver que je me trompe

Marathon où je lutte pour ne pas abandonner malgré les chutes de mes audaces de confiance

Me relever et recommencer pour ne pas sombrer