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07/04/2013

Nuit de l'exfiltrée

 

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Il fait froid sur ce parking de boite à partouze, immense baisodrôme où le vulgaire le dispute avec le glauque. Je n’aime pas les boites de nuits et les corps enlacés ne m’émeuvent que dans une certaine intimité.

La foule en rut m’excite autant que la vue d’un ban de poissons frayant.

Il n’est pas possible pour ma compagne du moment de rentrer avec ses amis, ils sont justement dans la mer des sargasses à frayer jusqu’à plus soif.

La voiture est trop froide pour continuer nos ébats et le brouillard de la nuit trop glacial pour s’ébattre en extérieur.

Ma maison est vide, désertée par la famille, nous y allons.

Mes audaces passées ont balayé mes pudeurs.

Son regard curieux en parcourant les pièces de mon antre, ou celui parfois interloqué sur certaines œuvres, fruit de mes passions contemporaines.

l'écart entre le sulfureux et le confort bourgeois d'un intérieur moins sage qu'il n'y parait.

Le lit conjugal nous accueille et curieusement je n’ai aucune pudeur, retenue ou mauvaise conscience, ma rupture conjugale est trop consommée, le deuil de mon couple définitivement  accompli.

Après une partie de la nuit en club nous voilà à reprendre nos affaires avec plus de délectation, ce lit n'a jamais connu ébats plus fougueux.

Nous ne le quittons que pour que je la sodomise, debout, penchée sur les accoudoirs du fauteuil qu’elle tient de ses deux mains.

Le calme revient dans la chambre où le matin les rayons du soleil nous réveillent , il est temps de partir.

Mes voisins  sont devant la porte impossible qu’ils ne remarquent que je suis accompagné.Si je suis infidèle, je ne tiens pas à le faire ouvertement, salaud mais pas goujat.

Me voilà à lui ouvrir le coffre de ma voiture qui se trouve dans le garage souterrain. La situation l’amuse, il est vrai que jouer les exfiltrée n’est pas commun mais rien n’est commun avec elle.

Les portes s’ouvrent et la voiture quitte la maison, Je salue mes connaissances, je ris de cette situation.

L'anodin masquant l'adultérin.

Nous roulons quelques kilomètres vers un coin tranquille où je vais la libérer.

Elle sort, un peu groggy, excitée par la clandestinité et réclame, syndrôme de Stockholm, le salaire de sa détention:

une prise à cru hic et nunc

 

 

 

 

 

 

10/02/2013

Nuit Fouriériste

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La feuj est coquine mais pas collectiviste, issue d’une famille de commerçants, elle n’est pas gauchiste non plus.

Alors lorsque je lui propose un verre et plus si affinité avec un couple illégitime et de gauche elle me dit

Ah tu m’emmènes au pays des soviets ?

De la part de mon ami cela serait plutôt dans un phalanstère Fouriériste

En attendant nous nous retrouvons dans un bar BOBO, cocktails et mots échangés le plus si affinité devient évident, nos fouriéristes se caressent et se chauffent.

Nous sommes en pleine « attraction passionnée» qui selon Charles Fourier conduit à des « fantaisies lubriques »

Lisons le :

« En résumé, les civilisés ne se prêtent à la philanthropie amoureuse que dans  des vues abjectes, mais enfin ils s'y prêtent et leur condescendance honteuse dénote qu'ils s'y prêteraient bien mieux si l'on mettait en jeu des ressorts d'enthousiasme, comme l'esprit religieux et amical, …qui ne sont point en harmonie une récompense de débauche mais le prix d'une générosité reconnue indispensable aux soutiens de l'harmonie et de l'unité générale...

Charles Fourier  les nouveaux mondes amoureux« 

 

Vite, je propose d’aller chez moi pour soutenir cette « unité générale » qui se dessine.

La porte franchie, les couples se forment.

Nous suivons en tous points les préceptes Fouriéristes :

 

« Distribution des amours en session combinée et session incohérente

Je dois ici un court chapitre à un principe qu'il ne faudra jamais perdre de

vue dans le traité des amours transcendants ; c'est, je l'ai déjà dit, qu'ils

s'exercent en alternative  avec l'amour exclusif. Personne en Harmonie n'est

polygame habituel, omnigame habituel, personne ne se voue sans relâche à des

céladonies composées, comme celle décrite en 11 »

 

nous avons ainsi commencé avec nos chacune, parfois avec des  pauses pour regarder l’autre.

Puis bien vite les «  céladonies composées » se sont imposées dans notre assemblée « d’amours en session »

En clair la Feuj se retrouve levrette , me suçant pendant que X … la céladone

Jouissant et expirant des «  ahhhh qu’elle est grosse « 

Ou je céladone E … pendant que la feuj se plaque derrière moi pour me caresser les seins et se caresser elle même.

Les corps jouissent , les cris se mêlent et les capotes jonchent mon parquet de palissandre ( j’espere que le foutre n’attaque pas le vernis, je viens de le faire poser et la notice ne disait rien à ce sujet, c'est délicat de questionner le vendeur sur ce point...)

Fourier est ce soir là célébré et ses amours incohérents pratiqués en orgies quater car notre homme est plus ambitieux il les imagines en amours plus nombreux 32 !!

Ce soir là, la Feuj fait son premier quatuor et baise avec un non circoncis, il paraît que c’est long un prépuce …

Mon appartement connait sa première coquinerie collectiviste et devient ce que Fourier qualifie de civilisé.

« D'autre part, les civilisés se livrent à l’orgie toutes et quantes fois ils le peuvent, témoin la coutume des seigneurs de Moscou qui se font servir dans des appartements souterrains par des géorgiennes toutes nues ;

les honnêtes femmes de nos capitales aiment assez ce genre de divertissement, usité même chez les innocentes des campagnes. Toutes les coteries de parties, sextines et octavines, inclinent fortement à l'orgie et j'ai été plus d'une fois étonné en apprenant les [...] que font dans ces rassemblements secrets les femmes les plus pudibondes en apparence. Quelquefois aussi j'y ai assisté et j'ai toujours été surpris de la facilité que montrent les femmes à oublier subitement tous ces […] […] de morale qu'elles observent si régulièrement en public. »

Au matin je m’inquiète du ressenti de ma Feuj ,dont le sens de la propriété et de son refus du communautarisme, s’exprime parfois en cris et claquements de portes.

( j'y avais eu droit avant de retrouver nos amis, celle-ci étant furieuse de n'être pas la première à inaugurer les lieux )

"alors hier soir tu as trouvé cela comment ?"

J’ai été surpris de la facilité qu’elle avait montré à oublier sa jalousie, Fourrier avait raison les honnêtes femmes de nos capitales aiment se genre de divertissement.

 

Pour lire le Nouveau monde amoureux 

 

http://inventin.lautre.net/livres/Fourier-Nouveau-monde-amoureux.pdf


pour une brève note biographique sur Charles Fourier


Fils de marchands de draps, Charles Fourier, malgré son aversion pour le libéralisme, travaille comme employé de commerce à Lyon, puis à Paris en 1826. Il pose en 1808 les bases d'une réflexion sur une société communautaire dans son ouvrage ‘Théories des quatre mouvements et des destinées générales’, qu’il poursuit dans ‘Le nouveau monde industriel et sociétaire’ (1829). Sa théorie est à la recherche d’une harmonie humaine ; pour la trouver, il classe en 810 catégories chaque type d’homme et de femme. Sur cette base de 1620 caractères, il jette l’organisation des phalanstères composés d’autant de personnes. Selon Fourier, le travail se doit d’être attractif. De fait, chaque personne au sein du phalanstère oeuvre selon ses affinités, tout en accordant une place particulière à l’agriculture, ainsi qu’aux arts et aux sciences. Convaincu par son utopie, il tente de la faire réaliser par quelques mécènes fortunés, mais n’y parvient pas de son vivant. Après sa mort, quelques tentatives de création de phalanstères ont eu lieu, mais aucune n'approche le bonheur promis par le théoricien socialiste.

21/12/2012

Nuit de fin du Monde


 

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La chaleur de son sexe éjaculant sur ma bite.

Les abysses de mon plaisir engloutissant son corps qui me chevauchait.

Mes égarements à sa bouche qui m’embrasait.

Tout cela ne dit rien et tait tout.

Les mots butent sur l’indicible jouir qui nous transperçait.

Impuissant que je suis à exprimer mon cerveau qui explosait, mon corps qui se tordait de se retenir ou ma queue raide incapable de la quitter.

Je revois ses yeux illuminés de l’outre plaisir mais je ne peux les décrire.

Je sens dans ma chair les lambeaux vivants de ses spasmes sans réussir à les faire partager.

Inapte à dire les vagues qui nous ont  chavirés, les paroles qui nous ont excité,

A partager le goût des fluides expurgés de nos corps haletants.

Et pourtant je voudrai les écrire, les marteler, les claironner.

Fanfare d’elle en tintamarre de nos émois.

Affalé sur la couche de nos ébats, épuisé de ces milliards d’instants sans temps, je reste en apnée dans le stupre maculé de nos draps blancs.

Avec pour stigmates ;

des taches de nous,

des capotes que nous rêvions de ne plus mettre,

une fumée d’elle qui flotte en encens de son départ,

Je reste solitaire, immobile et sans vie, regardant à la télé une fin du monde que quelques heures plutôt nous pensions voir venir dans la stupeur de nos tremblements.

05/11/2012

Nuit de la Feuj

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« C’est bouché, je vais faire une marche arrière. »

L'accélération me plaque contre le siège du taxi, nous remontons à reculons en pleine vitesse sur 500 mètres le boulevard, coups de frein, braquage, contre braquage, un sens interdit, un deuxième sens interdit, accélération, évitement d’une voiture, nous voilà dans le bon sens, remake du film taxi, mais ce n’est pas à Marseille c’est à Pigalle.

10 mn plus tôt  je me heurtais à la porte close de la boutique Démonia, un taxi et me voilà à filer vers Pigalle paradis des sex shop pour une emplette pour cette soirée.

Nous pilons devant le Moon, émotion, tant de souvenirs mais c’est en face que je file,  au sexodrome.

15 euros la course, je n’ai que 50 euros, le taxiteur renâcle, «  j’ai des livres sterling » « oui ça je prends », décidément l’euro est foutu.

De jeunes couples parcourent en rigolant les rayons de la boutique, j’aime cette complicité sexuelle que je n’ai jamais eue dans mon couple…

La cravache choisie, les bracelets découverts et la laisse achetée je saute dans le métro la rejoindre.

La Feuj avait lâché aimer l’idée d’une cravache, son souhait fut un ordre qu’avec zèle je m’apprêtais à exécuter pour notre rencontre.

Rue Monsieur le Prince, la voilà nue, attachée, en position de prosternation sur le lit, ses fesses me sourient, je tire la laisse qui pénètre ses lèvres intimes.

De petits coups de cravache pour chauffer sa chair et préparer son corps.

Des tensions sur la chaîne pour la faire Feuler.

Sourire en pensant à l’article de ce magazine féminin qui s’interroge sur ce que l’on peut faire le soir d’une rencontre, « Surtout ne pas jouer les pervers disait la journaliste vous feriez fuir la dame. »

Je ne dois pas rencontrer de lectrices de ce magazine … ou alors la journaliste est nulle au lit.

Les coups pleuvent aléatoires dans leur force, générant des cris ou des sursauts.

Ma main enserre son cou, tandis que l’autre s’abat sur son cul.

Son visage écrasé sur le matelas exulte, la salive tache les draps, son con coule.

Ma main entre en elle l’explore entraînant des torsions de jouissances, mes doigts sont trempés, son sexe gicle de ses plaisirs.

Je cesse, elle se retourne et me suce, me pompe, décidément c’est vrai, les Feuj sont de formidables suceuses de bites circoncises, elles ont cet art de vous donner l’impression avec leur langue et leurs lèvres que votre prépuce est ressuscité de la brit-mila.

Un don donné aux filles de ceux qui coupent pour réparer le mal peut-être ?


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Sur mes indications un doigt explore mon intime en épice de sa fellation.

La garce aime le pouvoir que donne sa bouche, son regard brille à mes cris de jouissance, c’est délicieux sauf pour les voisins.

Un préservatif enfilé me voilà en elle, petit sexe bien serré que je découvre ivre de cyprine.

Mon corps la couvre, ma bouche aspire le lobe de son oreille, son corps tressaille, oubliés les coups, vive les caresses comme baume de mes brusqueries antérieures.

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Je ne me presse pas, je suis lent, trouver cette sensation d'un archet sur les cordes. Ce moment où ma bite ressent les moindres plis, comme pour les déplier.

La nuit ne fait que commencer, elle est rétive au cuni mauvais souvenirs de son mariage, sans état d’âme je vais me hâter de l’y convertir, cela sera une révélation.

69 en toutes les langues, elle qui parle hébreu et arabe.

Vais je devenir prosélyte ?  En tout ma Feuj a l'enthousisame des convertis.

Ses jouissances sont plus rapides que les miennes, peu importe c’est à la bouche qu’elle m’achèvera en un corps à corps fatal, hurlement de ma libération, goût de mon foutre sur son visage souillé, ma main qui avait repris la direction des opérations en est pleine, sur son corps je la nettoie.

j'aime ce sentiment de moi pénétrant sa peau, n'était ce pas un élixir de jouvence?

Elle veut rentrer dans la nuit, je m'y refuse, un départ nocturne serait un coitus interomptus, j'ai envie  de me blottir contre elle, de l'envelopper.

Une nuit douce, une nuit réparatrice, avant d’autres tempêtes car la Feuj est aussi versatile que bonne suceuse, le calme précède la tempête de colères qui jusque là m’avaient été épargnées dans mes rencontres.

Je la subis interloqué.

Reproches et rhabillements vite oubliés, nous voilà bras dessus bras dessous pour manger dans la salle si typique de la brasserie la Palette, rue de seine.

Paris est magnifique à deux.

L'envie de se revoir s'empare de nous, tant de cochonneries pas kasher à accomplir...

Le lendemain mon ami juif m’appelle pour demander "alors les Feuj  ? converti ?"

Dommage qu'il ne connaisse pas ce blog il lirait ma conversion.


 

 

10/09/2012

Nuit du couple novice

 

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- Vous étiez bien dans la chambre 4 avec le couple ?

Les yeux du réceptionniste sont pleins d’un sommeil de 4h du matin

- Oui, nous fêtions une initiation.

- Deux bouteilles de champagne ce n’est pas tous les soirs qu’on en demande.

- Ce n'est pas tous les soirs première ...

- Ah je vois …

Vous voulez un taxi ?

- Non, où est la station, j’ai besoin de marcher un peu, l'air frais de la nuit me fera du bien.

- Juste en haut de la rue, bonne nuit alors.

- Elle le fut merci.

Le boulevard Raspail est encore vivant, deux américaines sur le trottoir, regardent un taxi qui est libre.

- Attendez vous ce taxi ?

- Non

Ton sec destiné à couper court à toutes discussions, incommunicabilité moderne alors qu'elles doivent être suspendues à leurs notifications Facebook.

Je le hèle.

Rue Crozatier s’il vous plait.

Le chauffeur vérifie que je ne suis pas saoul avant de déverrouiller la porte.

Je m’affale sur le sky , ouvre la fenêtre grande et m’enivre de l’odeur chaude de l'air de Paris.

Des bandes de jeunes éméchés se jettent sous nos roues.

Boulevard St Germain, les filles titubent , des mecs se castagnent, demain leurs habits de fils de bonne famille seront souillés de leurs excès.

Passez par la Concorde s’il vous plait.

Les lumières dansent.

Mes yeux se ferment.

Mon sexe est apaisé.

Je suis bien.

Finir la nuit dans des bras qui m’attendent.

Dormir sur les souvenirs des instants fauves.

Leur laisser ceux de la transgression accomplie.

28/07/2012

SUMMER VINTAGE : Nuit de la secretaire

 

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Devant mon écran blanc, mes mots vides, comme mon corps.

Repu mais sans force, de nos sauvages ébats.

Ecorchures et courbatures,

mon sexe en souvenir de ses orgasmes,

mes doigts, désormais, hors de son corps pour coucher ces phrases,

témoignage du vide post coïtal ... du calme après la tempête.

Avenue Montaigne, rue Chomel, et rue de Ponthieu,

j'ai baisé le bonheur faite femme.

Et de ses baisers j'en ai fait des souvenirs.

Celui de nos jeux et de nos complicités.

Celui de sa frustration ... devant 14 cm de cuir dressé.

De nos ventres qui bouillaient, en un lieu trop public pour les exaucer.

De cette jambe si douce qui ne savait pas jouir, quand nous étions au bord de l'extase.

De ce tableau de Delvaux, visité, en une nuit sans fin.

De nos conversations, j'en ai fait des envies, celles de vivre aussi bien son couple.

De ses râles, j'ai composé un hymne à la joie, usant des capotes comme des notes.

De son bonheur j'en ai fait une étoile qui va maintenant me guider.

.

 

 

17/07/2012

Nuit Moldave

 

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"Zu Oranienburger Straße hôtel A ..."

Le parking est une véritable station de métro, les taxis jaunes en file déposent ou reprennent des clients.

L’adresse donnée, me voilà à retraverser Berlin en sens inverse, celui de la vertu, du lit qui m’attend, de la journée normale de visite de galeries et de musées, de mes amis qui n’imaginent pas que je me suis échappé conduit par le stupre de mon autre vie.

Je compose le numéro, je sais qu’elle ne dort pas, être vestiaire d’une soirée échangiste maintient en éveil. "Alors racontes", me dit-elle , "moi ce fut calme ce soir mais hier après midi dans le jardin ce ne le fut pas."

Me voilà dans un taxi Berlinois conduit par un kurde, à raconter au téléphone à une parisienne en soirée échangiste mon dépucelage avec une prostituée moldave dans un bordel ...

L’Artemis à Berlin est l’un d'eux, je l’avais sagement fréquenté trois ans auparavant me contentant de gouter à la décadence de la situation pour composer un poème que j'ai publié dans nuit berlinoise.

De retour dans la ville et en mal d’expérience à raconter une idée m’est venue, celle de tenter au sexe tarifé pour comparer.

L’endroit ressemble de l’extérieur à un hôtel baladin, si ce n’est la foule et les taxis devant l’entrée, là un desk où l’on vous demande si c’est votre première visite et votre langue.

Un prospectus vous est tendu. "Droit d’entrée 80 euros, boissons sans alcool à volonté, jetons alcool 10 euros, filles 60 euros la demie heure avec fellation et coït compris à leur régler directement après"

Je lis et m’acquitte du droit d’entrée. Autour de moi le monde entier, allemands, américains en uniformes, anglais en costumes, indiens, hommes d’affaires arabes ou turcs.

Les vestiaires sont pleins de vie, la douche accueille comme des sportifs les arrivants ou les sortants, de tous âges , des beaux, des petits, des biens membrés des circoncis, des asiatiques petitement montés, tout cela ri et se douche.

Peu d’hommes seuls, des groupes en copains, nous sommes loin des ambiances glauques. C’est comme un sauna libertin hyper propre, des femmes frottent partout, les clients déambulent en peignoirs beiges et chaussons bleus.

En bas une grande piscine, des transats, des hommes dorment certains se font masser par un professionnel, les saunas et hammam sont vident mais superbes.

Une salle de cinéma à gradin- lits, trois couples, deux se font sucer , le troisième est monté en amazone. L’escalier passé j’entre dans une pièce immense avec un îlot bar et gradins avec canapés beiges.

C’est le centre du lieu, des grappes de filles nues, soulignées d’une chaîne à la ceinture ou d’un serre taille, montées sur des talons compensés transparents, déambulent ou dansent. Blondes en majorité, canons en vérité.

Quelques noires, asiates ou beurettes. Des poitrines artificielles, des naturelles, de franchement très belles filles, la vingtaine.

Elles boivent parfois un verre avec des clients , assises sur eux, les caressent, fument, rigolent. Tout cela est assez léger, elles vous abordent et finalement on en vient à décliner presque tout le temps leurs sollicitations tellement il y en a.

Je bois mon verre en observant la scène, je cherche une jolie arabe ayant eu vent de la qualité de leurs caresses.

Hélas, les seins outrageusement refaits me rebutent je n'aime pas le look zahia. Une très fine blonde, taille moyenne, se présente devant moi, 25 ans, petit cul superbe et doré, des jambes longues et fines,des petits seins naturels, tant pis pour le Maghreb, j'opte pour la Moldavie et vive les voyages.

Issabela roule les r, je la suis à travers les couloirs, nous descendons aux coins câlins, ma main caresse le galbe excitant de ses fesses, elle se retourne et me fait des clins d'oeils...

Pour le reste ... comment dire ? voilà:

une carrosserie de bolide , un moteur mort

la professionnelle vous annonce un supplément si je craque dans sa bouche et fait tout pour l'obtenir, n'y arrivant pas elle passe vite au plat principal, décidément le client doit pas tenir bien longtemps.

Interloquée parce que je lui impose mes préservatifs dont je connais l'efficacité, elle met une ridicule noisette de crème, moi qui adore le gel, je suis circonspect.

Devant un tel postérieur, je sollicite une levrette, une main me guide puis reste pour contrôler les opérations et surtout tenter de me faire craquer plus vite, n'y parvenant pas elle demande une position plus traditionnelle.

Son sexe est mort sans vie, sans humidité, cela n'est franchement pas agréable.

Elle pousse des cris comme dans des pornos, cela en est risible, rapidement elle me demande de finir

"hey darling come on now ..."

J'accélère pour y arriver car même si le spectacle de son sexe lisse et fin est superbe, son contact n'est pas excitant, mes coups sont donc plus profonds ce qui provoque des cris.

"hey darling,  be careful to my pussy ! "

bon sang je n'aurai jamais imaginé cela, je faire accusé de défoncer une professionnelle ! Pourtant mes coups de reins n'ont rien de particulier, je termine pour en finir.

Elle vérifie que le préservatif est bien resté en place lorsque je me retire et nous allons à mon vestiaire pour régler ,elle me remercie.

Retour au bar, une fille se précipite sur moi

"ohhhh you have destroy the pussy of my friend !!!"

C'est tellement incongru que j'éclate de rires ,décidément le sexe tarifé n'est même pas une idée de ce que c'est que le vrai sexe, une bonne branlette est plus jouissive, c'est ce que j'ai du faire au retour de l'hôtel tellement cette expérience fut frustrante.


un article sur le lieu

le site du bordel

 

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19/06/2012

Nuit du container


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La douleur du passage est passée, laissant le plaisir monter de ma bite, les ondes de jouissance parcourent ma hampe , tournent autour , envahissent mon anus au sphincter dompté, sentiment de dilatation, comme si ma chair était déchirée.
 
A l'interieur de moi la longue et large bite de silicone m'habite, prend place, repoussant mes boyaux, les ouvrant à son inéxorable pénétration. Au plus profond je la sens au bout de mon sexe qui n'est qu'un gant qu'une main lubrique habiterait.
 
ce chibre artificiel habite le mien, le durcit, l'affole.
 
Je demande que les mouvements soient lents pour mieux les vivre, c'est au retrait que les frissons de plaisir electrisent mon échine, mes coups de reins se font profonds, entrainant E dans l'electrification de nos corps.
 
l'enculeuse dicte le plaisir de la baisée, mon corps est le tampon de leurs jeux.
 
elles se regardent et vibrent, l'une attendant que l'autre me pousse en elle, comme un piston décalé d'un plaisir lesbien où je serai sex toys
 
Le plaisir du recto verso est intense par l'echo qu'il provoque.
 
mes tétons bruissent de plaisirs et m'affolent quand je les frôles.
 
Je me noie dans cette jouissance: intense, lourde, orgiaque qui anilhe le temps et l'espace.
 
J'ouvre les yeux pour reprendre conscience, possession de mes sens , contrôler, respirer.
 
dans la glace qui couvre le mur de la cabine je vois 5 personnes enlacées, hard porn.
 
Je suis dans E en missionnaire, mon corps calé entre ses jambes repliées pour plus fermer à mon plaisir son sexe trempé. Elle suce R qui la caresse et observe la scène.
 
Derrière moi à genoux se trouve la jeune M qui ceint d'un gode ceinture m'envoie les longs et profonds coups de reins qui m'arrachent les cris de jouissance, brâme qui l'excite au point que coule le long de ses cuisses une cyprine chaude.
 
A moins que ce soit N qui la doigtant avec art la conduise aux vocalises qui nous excitent tous.
 
derrière nous; une vitre et des couples nous contemplant, la poignée de la porte tourne frénétiquement mais nous protège de leurs envies.

Décidement le container n'est pas la chaloupe, il est chaud chaud ce soir là. Songez être dans une boite à demi homo, enculé non par les beaux ephébes qui barbotaient à coté de moi dans la piscine, mais par une jeune donzelle à 70 % gouine, spécialiste de la fessée, et portant couette.
 
La situation est pour le moins inédite, rajoutez que c'était la première fois qu'elle jouait à l'homme avec un homme et qu'elle acceptera sans difficulté que je la baise de la façon la plus hétéro qui soit alors que jamais le premier soir notre lesbos ne se livre au mâle désir, vous comprendrez l'incroyable connivence qui nous a habité tous les 5.
 
Une évidence, moment rare qu'il convient de souligner.
 
Le lien du Container à visiter si vous êtes sur bordeaux
 

10/06/2012

Nuit cosmopolitan

 

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Couilles vides mais ventre creux, jambes cotonneuses mais dalle au ventre nous allons manger après avoir décalé deux fois notre réservation pour cause de blasphème sexuel.(voir nuit blasphème)
 
Si le bar est joli, le bistrot est à l'entresol, plafond bas, déco triste dans une salle qui tourne le dos à la place de la bourse de bordeaux.
 
Dommage, même si le repas est bon ni le ramage ni le plumage ne vaut vraiment le prix, soit, on l'aura compris un restau un peu décevant.
 
En payant à la caisse du parking quelques slaves en mendicité tentent de séduire un couple de jeunes lesbiennes, l'une blonde est toute douce, l'autre plus masculine, nous intervenons et la conversation s'engage, la masculine dit qu'elle n'aime pas les hommes malgré ce nous badinons gentiment, envie de lui proposer une partie à quatre, un jour il me faudra prendre le temps de la séduction au hasard des rencontres, mais pour l'heure nous avons rendez avec cosmopolitan

Je discute avec elle depuis quelques semaines et des photos de plage ou plutôt de son corps sur la plage m'avaient mis en émoi.

Libertine, elle fréquente avec son mari les clubs de la ville et c'est naturellement que suite au hasard de mes déplacements nous avons convenu de nous rencontrer dans son antre. Le cocktail m’avait l’air explosif, et c’est avec soif que j’avais envie d’y goûter en réel.

J'aurais pour ma part préféré un verre avec son mari dans un joli bar à vin de la ville, mais celui ci visiblement n'était pas intéressé par cette perspective.

Elle m’avait glissé tout de même que ce soir là elle serait comme à son habitude à la Chaloupe.

Direction de l'autre coté de la rive, la Chaloupe.

Après avoir dépassé la zone commerciale, nous nous engageons dans une rue bordée de petits SAM suffit , composition hétéroclite d’architecture petite bourgeoise, pétrie de jardins au cordeau, d'extensions plus où moins harmonieuses

On imagine plus la maison de mamie qu’un club.

La chaloupe a amarré dans un pavillon, années trente, le petit portail en fer et les quatre lampions colorés sur le perron confèrent un style Cap Ferret échoué en banlieue.

Ma vierge s’habille ou plutôt se déshabille, robe guess bleue à décolleté de face et de dos, talons hauts pour jambes soulignées par le moulé du cul et le si court du vêtement.

Une voiture freine pour admirer le spectacle délicieusement indécent de sa démarche à mes cotés, son regard s’amuse de cet hommage masculin trop appuyé quand la voiture repasse dans l’autre sens.

Nous entrons, une jeune brunette nous ouvre, cagole bordelaise aux cheveux de jais et à la coupe bol , joli cul moulé dans une robe noire à paillettes, sa petite taille se rehausse de ses talons très hauts.

Le salon de la villa a vu ses murs repoussés, un bar avec une cinquantenaire quintal et fausse blonde, affublée de la sempiternelle robe noire à strass des clubbers sert.

Ginette à son bar en robe de réveillon.

Une piste en carreaux blanc perce le sol noir, quelques canapés bleus, boite année 1980, les murs quand ils ne sont pas bleus gaz de France sont lambrissés de pins vernis, sommes nous dans un bistrot de village des années 70 ?

Sur les murs une alternance de tableaux de couples enlacés et de cousins rouges en forme de cœurs. Un faux bouquet et une reproduction chinoise de la vénus de Milo, le tout est rehaussé de quelques ballons multicolores conférant à la déco un coté kitsch.

« Le kitsch, ou kitch mot d'origine allemande devenu international, qualifie l'accumulation et l'usage hétéroclite, dans un produit culturel, de traits considérés comme triviaux, démodés ou populaires. Son emploi implique donc nécessairement un jugement de valeur et la norme qui le conditionne »

Je pense l’article de Clément  Greenberg qui associait le kistch au fascisme car cela flatte le goût des masses, faire de l’histoire de l’art, même en terres acculturées et  m'agacer de ma condescendance.

Mes fantasmes érotiques se teintent d'une aspiration à un raffinement, à une esthétique qui chassent le glauque  des corps qui s’emboitent, des chairs qui se frottent, des flux qui se mélangent, le rêve, l’érotisme sont nécessaires à mes aspirations libertines.

Pour sur, nous sommes loin des ambiances des tableaux de Paul Delvaux avec ces femmes nues et hiératiques qui avaient inspirées Stanley Kubrick dans eyes wide shut et qui parcourent mes fantasmes.

Les coins câlins sont à l'encan, tapisseries jaune essuyée de la Halle aux tapisseries, frise bleue, nous nous croyons dans une chambre de jeune fille d'il y a trente an, la Chaloupe serait elle un conservatoire du passé ?

Des lits rouges, les mêmes tableaux parfois une tapisserie bleue et de la mousseline pour l'intimité si votre libido n'est pas partie en courant.

Peu de personnes en ce vendredi soir, les femmes dansent seules, les hommes font tapisseries, l'attentisme est dans l'air.

Si les corps sont jolis chez les femmes, les tenues sont à l'unisson du lieu, les âges variés mais marqués sur les visages forts maquillés et obligatoirement tatouées.

Laissant les 4 filles danser nous nous accoudons au bar , un homme erre , la trentaine, jean et teeshirt, chaine en argent, un autre hypertrophié des muscles discute avec une femme qui s’ennuie ferme.

Bravant ma timidité, si si , je déteste aborder,  je me tourne vers elle :

"Seriez vous Cosmopolitan ? "

"heu non ils en servent pas ..."

Ce n’est pas une veste, c’est une incompréhension. Pourtant heureuse de quitter l'hypertrophié, elle se tourne vers moi qui n’ai rien à lui dire, ma compagne rit intérieurement de la situation, pour une fois sa jalousie ne sera pas testée.

Je quitte ma chaise et tente quelques « Cosmopolitan », à des femmes qui sont loin du bout de corps que j'avais vu de la Cosmopolitan censée être là, Echec elles me disent toutes qu’elles n’ont pas soif, certaines on pourtant l’œil alléché par la nouveauté, sentiment d’être de la viande fraiche.

Nulle trace d’une quelconque personne pouvant être la Cosmopolitan.

Un homme danse, le groupe des quatre femmes se concentre autour, laquelle va t il choisir ? Danse nuptiale d'oiseaux à crête.

Dans les coins câlins une femme qui ne sera non plus celle que je cherche mais qui visiblement accroche sur ma vierge, la déguste des yeux et l’attrape par le bras, là voilà happée, je ne pensais pas que les femmes pouvaient être aussi lourdes.

C’en est trop, tant pis pour Cosmopolitan nous avons envie de baiser mais pour rien au monde ici, nous filons à l’Hôtel deux est toujours mieux que mal accompagné.

La ville qui se reflète dans le fleuve nous redonne le goût du beau, Bordeaux est sublime, bonheur de ces lumières qui exaltent le classicisme des façades.

Ah l’hôtel éclats de rires de notre aventure en ce lieu décalé, sa tenue m’excite d’autant que nous l’avions acheté l’après midi et qu’elle était encore vierge de tous ébats. Je lui retrousse le peu de tissu qui masque encore son cul, chatte humide pour doigts avides.

Nous commençons à jouer, jeux de langues, de doigts pour apéritif coquin.

Soudain une idée, me pointe, je file vers son sac au vice, y prend Thom, son gode réaliste, la place en levrette et la pénètre avec la faisant doucement et langoureusement jouir.

Profitant de la montée de son plaisir j’accélère le mouvement, son corps se crispe et dans l’étouffement des draps j’entends un vas y défonces moi.

L’ordre est executé, thom bien au fond de sa chatte, je darde mon sexe tendu à l’extrême et m’enfonce dans son antre trempée, occupée.

La double pénétration la dilate, l’électrise, la tétanise, lui fait perdre tout contrôle, à grand coups de reins j’obéis à ses injonctions de plus.

Ma bite glisse sur thom et son sexe est étroit de l’encombrement engendrés par nos deux membres.

Elle hurle qu’elle est pleine, déchirée, que c’est bon, mes coups se font de plus en plus profonds tout en contrôlant le rythme pour que la frénésie et la vitesse n’altèrent pas son ressenti.

Mes mains calées sur ses fesses pour mieux les coulisser le temps n’est plus, mon ventre et mes fesses se contractent au plaisir, elle jouit et ses torsions d’explosion de plaisir accélèrent le mien. A chaque coup, la double sensation de la peau et des veines artificielles de thom avec l’intérieur de son vagin trempé, créé un contraste affolant et horriblement excitant.

Elle hurle et expulse ainsi les vagues de son orgasme qui ont pris possession de son corps.

Je vais partir, libérer cette énergie qui s’accumule à force de coups donnés, explosion d’un plaisir comprimé en mille étoiles scintillantes qui percent mon regard.

Le jet est puissant, libérateur, affolant, l’électricité embrase mon dos et mon anus, l’orgasme est magnifique.

Je reste en elle un temps, son corps est affalé sur le lit, dans le relâchement épuisé mais heureux des tensions vécues. Nos chairs respirent, mon corps est en sueur, je me retire et retire l’impassible thom qui de nous trois fut le seul frigide.

Nous avons ratés Cosmopolitan et nous n’avons pas joué à plusieurs dans le club mais la double pénétration qu’elle souhaitait ce soir lui a finalement été offerte.

 

 

28/05/2012

Nuit blasphème

A V E R T I S S E M E N T


Amie lectrice,

Si tu as fait le pèlerinage de Chartres ou l’accompagnement des invalides à Lourdes pour rencontrer ton mari que tu trompes virtuellement en lisant ce blog érotico arty,

Si ta robe de mariée était blanche comme l’immaculée conception,

Si le prêtre a béni ton union,

Si tu as tenté de noyer tes enfants en les aspergeant d’une eau glaciale et pourtant bénite,

Il vaut mieux que tu sautes cette note ou alors comme chez Dante, toi qui entres ici abandonne toute espérance.

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Au milieu de la foule j’attends, mes voisins sont pleins d’une ferveur qui me fascine et m’effraie. Plus que quelques minutes avant le Graal, les Ave Maria scandent le temps, murmures de prières en toutes langues. Suis-je le seul mécréant dans cette marée humaine ? Les éclopés et malades sur les civières ne le sont-ils pas, tout autant, par l’intérêt thérapeutique de leur ferveur ?

Qui a raison qui a tort ? Le jouisseur ou le fervent ? Le damné dans ce monde, enfermé dans les souffrances d’un corps ennemi, ou l’athée privilégié d’une santé épargnée, entouré de corps qui le font jouir ?

La grotte est devant moi, un sms de la vierge, elle est dans le TGV. À 17h, l’heure chantée par LLorca, elle sera là, elle me veut et m’écrit ses désirs au creux des reins, je dois cacher l’écran pour ne pas qu’on lise par dessus mon épaule, et lui réponds que je suis là pour elle, au milieu de son sanctuaire, ma quête va s’achever et une offrande lui sera apportée, mais que je n’ai qu’une hâte, quitter mon abstinence pour la foutre religieusement.

Le téléphone vibre encore, ce n’est plus la vierge, mais L…, encore que je suis vierge de mon corps en elle et qu’elle aussi est astrologiquement vierge. Décidément aujourd’hui je vois des vierges partout, un harem de vierges.

Je lui indique que je suis à Lourdes attendant de passer devant la grotte, non pas en pèlerinage mais pour recueillir un peu d’eau bénite pour une autre vierge qui à 300 km/h file vers mes bras lubriques.

Pour toute réponse un rire, puis un message « mon mari s’appelle Joseph »

La vie est trop drôle, j’apprends que je m’apprête à un double sacrilège, consacrer le con d’une vierge nympho avant de tenter dans quelques semaines de planter des cornes à Joseph.

Va falloir que ma verge soit à la hauteur de toutes ces vierges. 

En attendant, vite, penser à relire l’enfer de Dante, et se dire que mes pêchés seront si lourds que mon cercle sera très profond.

Le kiosque est atteint, « offrande conseillée 1 euro », tiens pour 33 centimes j’ai la même quantité d’eau bénite dans une boutique en face de l’entrée ! Mais ce n’est pas le moment de commettre le pêché d’avarice, au contraire celui de payer pour acheter une grâce, l’indulgence en quelque sorte.

Le petit flacon comporte une vierge dorée en ronde bosse, et un bouchon en couronne mariale, sur le cul made in PCC, certainement un royaume de dieu à faible coût de mains pieuses.

Devant moi des bidons se remplissent, jerricans bénits pour ferveur collective ou ablution quotidienne. On se croirait sur un point d’eau de camps de réfugiés tellement les contenants sont hétéroclites, tout le monde n’a pas sacrifié à l’offrande, je vois des bidons de marchands du temple en concurrence avec ceux de la sainte congrégation, Bruxelles et ses règles du libre échange a tout envahi.

Je presse le robinet, le jet d’eau emplit en quelques secondes ma fiole. Je renonce à boire malgré ma soif, je respecte l’eau bénite et ne veux pas la voir deux plus tard transformée en pisse.

Je sors en zigzaguant entre les processions, une femme tirée dans une carriole par une religieuse lance « Et cet après midi c’est journée libre avant la messe de ce soir ? » Décidément, suis-je le seul mécréant ?

Un signe du ciel pourtant, en payant ma note du café dans la rue Bernadette Soubirou, la serveuse s’appelle Espérance, les voies du seigneurs sont pleines d’humour.

En voiture je discute avec la femme de Joseph et lui confie mon intention à l’égard de la vierge, elle hurle de rire, je jubile de ma perversité, décidément il fera bon de dépuceler nos relations.

Je commence à aimer le culte marial que constitue l’adultère.

Après l’esprit saint, l’esprit des Lois, Bordeaux devant moi, façades grand siècle admirablement restaurées, une chaleur de plomb mais une trique d’airain comme un bourdon qui sonne dans mon corps.

Vite l’autel pour notre cérémonie.

La vierge est justement à l’hôtel toute excitée, nue en quelques secondes elle m’enlace et prend possession de ma bouche. Sexe dur et tendu, comme seuls préliminaires, je m’enfonce en elle, empalée de mon envie, soulagée de ses désirs.

Nos jeux de corps commencent quand je l’avise de ce que j’ai recueilli : de l’eau bénite pour en user comme du gel.

À cette idée elle se libère de mon étreinte, sexe tendu et luisant de sa cyprine, je libère le bouchon couronne de ma fiole, et mouille copieusement son sexe déjà humide de nos premiers ébats.

Il est trempé de l’idée de sacrilège, miraculeuse eau qui sans caresse rend humide un con, sacré de son excitation blasphématoire.

Je me noie dans la joie du coït ressuscité et je bats des reins pour des siècles et des siècles à nos corps fervents.

En réalité notre sentiment d’éternité fut mesuré de quelques minutes par l’horloge mécréante. Hiatus de perception, comme métaphore pour dire la science ennemie de la religion

Ses cris et spasmes comme des prières à ma copulatrice offense qui nous frappera de la foudre de l’orgasme.

Nos ébats telluriques nous laissent sans jambes mais heureux de nos retrouvailles, inaugurer un sex week-end par une partie de jambes en l’air bénite vaut bien quelques jambes cotonneuses et puis les vins de Bordeaux n’étaient ils pas encore il y a peu prescrits comme fortifiants ?

Vite sortir, une table nous attend, s’emplir après s’être vidés, voilà une vérité qui n’a pas besoin d’être révélée, la soirée ne fait que commencer, et je suis sur que ce soir il y aura du vin et des femmes.


 

03/04/2012

Nuit rêvée

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Dans la pénombre du lit partagé, le ventre tendu d'agapes bien arrosées, ma libido est loin, dans les limbes d'un estomac trop plein.
 
A côté de moi, ma logeuse me tourne le dos, enveloppée dans les bras de Morphée.
 
Je sens ses fesses s'agiter, ses jambes prendre vie, sa main sur son sexe, la dame se donne le plaisir nocturne que ma bite rassasiée qu'une poularde de Bresse à la broche lui a refusé avant l'extinction des feux.
 
Je suis intrigué, des râles commencent à poindre, la coquine n'y va pas de main morte.
 
Elle se redresse allume la lumière et ouvre le tiroir au stupre de la table de nuit, fouille, enlève menottes, vibro et autre boules pour un sexe rose à forme anatomique, de taille humaine ou plutôt d'une taille presque identique à la mienne.
 
Ce gode s'appelle Tom, nom de baptême donné alors qu'un Tom trop mou nous quittait d'une soirée trio et qu'il était avantageusement remplacé par la raideur de ce substitut d'homme qui fut appelé ainsi en souvenir des services rendus.

La voilà Tom en main qui se l'enfonce dans la chatte et commence à gémir.

Pas un mot à mon attention, ni un geste je suis absent.

Puis une main attrape mon bras gauche et pose ma main sur ses seins, son corps se love contre le mien, la main plaque la mienne pour que je lui presse la poitrine et le manège hédoniste continue jusqu'à son point d'acmé.

Tom est enlevé, ma main repoussée, le calme revient dans la chambre sans qu'une parole ne soit échangés.

Le lendemain à midi une confidence, " tu m'as divinement baisée cette nuit, c'était bon ... j'ai adoré"

suivie d'une confession, " je n'ai rien fait du tout cette nuit, tu dormais et tu t'es à ma stupéfaction branlée devant moi "

et d'une conclusion

pour la première fois nous avions vécu chacun différemment une crise de somnambulisme sexuel.

27/03/2012

Nuit dépravée

 

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Retour de pause restaurant après ces instants avec elle. Dans le lit de ma logeuse absente pour cause d'anniversaire et plus si affinités, je ferme les yeux
 
C ... est dans la salle de bain, moi sur cette couche qui a vu tant de galipettes qu'elle ne s'en souvient plus, en mémoire ma queue qui quelques heures plutôt enfin fusionnait avec le si mimi bas ventre de C. Tension enfin noyée dans la cyprine de son envie, fusion charnelle enfin consommée de nos corps appétant. Ses yeux qui tête en bas et sexe en l'air s'humidifiaient de mes vas et viens lents et profonds. Coups d'archets de musique de chambre. Ses cris oh oui, putain que c'est bon couverts par mes râles de plaisirs au déplaisir de la voisine.
 
Mentalement je me destinais à remettre le couvert, envie de sa chatte encore; moi qui avais été frustré lors de notre première rencontre de ne pouvoir visiter que son cul.
 
La sodomie est bonne mais plus grande est la fusion d'une bite dans une chatte et orpheline une unique sodomie.
 
Je ferme les yeux et une main me frôle, j'ouvre les yeux et vois étonné E ...  ma logeuse accroupie à me caresser, encore en tenue de sa soirée.
 
- Mais ton plan cul ?
 
- Oublié je suis rentrée.
 
Les longues jambes de C passent la porte, en soutien gorge et cul à l'air elle vient me rejoindre et découvre  E ...
 
surprise, arrêt, interrogations sur son visage.
 
Ma logeuse est une vorace et profitant de ma nudité m'enlace puis me dévore la bouche.
 
C... s'approche et s'assied sur le lit à nous regarder, acquiesçant implicitement à l'incroyable nuit qui allait se dérouler. Elle pourtant non libertine dont le la seule transgression au rite du couché amoureux fut trois rencontres adopte un mec.

Rapidement je suis en E ... et rapidement elle gémie, ce qui conduit C ... à se caresser à nos cotés.

Me voilà quittant E ... pour C ... qui commence à sucer E ... Puis deux bouches pour ma queue et quelques doigts pour mon cul en guise d'apéri-culs, il faut beaucoup de force pour ne pas exploser en préliminaires.

La nuit fut échange de l'une à l'autre les capotes emplissant la poubelle à chaque changement, me levant pour me laver les mains ou la bite pour respecter l'hygiène de chacune.

Scènes de trio banal si ce n'est l'efficacité et le naturel de C ... dans ses caresses buccales à E ... ou dans son laissé aller à nos caresses ondoyantes.

Mais le banal ne devait pas être le thème de cette nuit et cette coquine d'E ... propose à C ... de la prendre au gode ceinture ce qui ravie notre novice.

La voila sur E ... qui la pénètre de son gode, son cul m'est offert, ville ouverte aux soudards qui vont la piller, ma bite en bélier pour forcer ses défense s'enfonce comme doigt dans motte de beurre, il est vrai que mon chibre est raide de cette nouvelle composition.

Tout au fond je sent le gode d'E ... Commence alors une longue double pénétration ponctuée des cris de plaisirs ou d'encouragement de C ... littéralement ouverte de nos deux bites qui glissent doucement en elle pour l'affolement de ses sens.

E ... toujours dessous est ravie et reçois l'humide hommage de notre C qui coule sur elle.

Mon sexe se sent de plus en plus à l'aise dans son anus qui me laisse libre court, plus de lenteur , plus de mesure, j'entre au plus profond là où la bite de E ... me titille à travers la parois mon frein.

La voisine à du nous maudire de nos jouissances sonores au diapason de nos plaisirs.

Je sens que je vais exploser et sans retenue aucune conduit les coups de reins qui vont provoquer mon orgasme.

Celui ci est d'autant plus puissant qu'il est le premier de la soirée à ce moment là milieu de la nuit.

électrochoc au niveau de la bite dans ce cul devenu suffisamment lâche pour me permettre de coulisser sans difficulté, suffisamment étroit pour me conduire en d'infinis plaisirs.

Je m'écroule sur ses fesses, C ... est sandwich, tranche de coquine entre deux pains au levain pervers.

Je sors, sexe encore dur, C ... se libère de la bite en plastique d’E ... qui se relève.

La coquine est en transe de ce qu'elle a vu et vite me suce pour me remettre en selle, son orgasme sera puissant.

La nuit s'impose, nous nous serrons l'un contre l'autre, tendres visages sous mes bras qui les enserrent.

Parfois un bisous.

D’autre fois pris de bouffées de chaleur nous tentons de nous éloigner les uns des autres dans l'étroit lit, pour plus nous enlacer quand nos corps ont trop froidis.

Le sommeil nous donne quelques forces et au matin E est encore plus en appétit, C ... moins, je nourrie mon affamée de coups de rein bien appuyés ce qui réveille l'envie de C ....

La voilà sur le ventre à plat, moi au dessus d'elle en pompe matinale, me voilà sportif comme jamais je ne l'ai été, mes bras et mes reins épuisant notre C ...

E ... me lance garde des forces pour moi, et profitant d'une demande de souffle de C ... me souffle à elle pour jouir de moi.

Tout cela me donne envie de jouir mais mes excés me rendent l'orgasme plus difficile. J'ôte le préservatif, demande à E de m'enfoncer un anéros, me voilà ouvert de son entrée en mon tréfonds.

Ma bite se raidit plus encore, mes sens sont incroyablement plus aigus . Mon sphincter joue à titiller via l'anéros mon point P, je me trémousse et me sens déffaillir quand les bouches m'avalent.

Ma jouissance sera hurlante et plus grande sera celle de voir deux paires d'yeux brillants, du spéctacle d'une main qui branle une bite ivre de jouir et déversant en gouttes brûlantes la semence de mon engeance.


Tout cela fini à midi dans l'odeur fauve d'une nuit de stupre.

L’eau de la douche pour nous laver de nos pêchés et les mots posés ici pour me confesser de cette nuit de dépravé.

19/03/2012

Nuit des lys


 

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La Gare de Lyon n’est pas trop pleine, 22h, il ne fait même pas froid.

Valisette qui roule, je file hors de la gare, descends les escaliers et tourne vers le boulevard Diderot, les parisiens se pressent aussi, le vendredi jour de coït ?

Dans la rue je la croise, étudiante sage qui me rejoint de retour d’une soirée soumission & explications.

J’ai sommeil, je baille à décrocher la mâchoire. Le bistrot branché de son coin de rue nous refuse un café,  décidément nous sommes des ringues à ne pas vouloir boire d’alcool un vendredi soir.

Des jeunes sortis du bureau sont déjà saouls, jolies filles. L’alcool me les rend moins désirables, dommage.

Un snack nous accueil pour un expresso salvateur, les néons et le sol lavé autour de nous par la grosse black qui interroge sa copine sur les réactions de son ex à son largage rend le lieu triste.

La caféine fait effet, la vessie me presse, il est vrai que les toilettes du TGV sont tellement puantes que nul envie de les utiliser et dire qu’il y a des fantasmes sur celles ci.

Nous grimpons vers son nid d’aigle, 6e étage souffle coupé, il faudra un jour que je me mette au sport. Vessie soulagée.

Le programme ce soir ?

Nulle envie de baise là, je n’y suis pas, il me faut plus de folie pour me mettre en émoi, casser cette semaine, desserrer le nœud de stress qui bloque ma libido.

Elle le sent et ne me demande rien.

Nous nous changeons, moi chemise blanche, elle robe noire, direction le 18e.

En sortant je tombe sur la plaque de la rue Ordener, je n’y étais jamais allé mais ce nom évoque pour moi le fin fond de Paris, une terra inconita, pourtant rendue célèbre dans mon panthéon des rues par la biographie de Paul Eluard qui y a vécu avec ses parents.

Je l’indique à mon accompagnatrice, son corps qui  se presse contre le mien témoigne du pouvoir séducteur de la culture.

Nous grimpons la rue perpendiculaire, une borne pour s’asseoir et ma coquine enfile ses talons hauts, tenue de salope comme une armure revêtue avant le combat.

Le château des Lys mérite son nom du fait d’une tour ronde chapeautée.

Nous sonnons et entrons, pierres apparentes dans le sas et desk pour prendre les vêtements.

Une cliente sort, la cinquantaine vulgaire et grasse, rehaussée d’une robe floue et largement ouverte blanche, sur des chaussures à lacets dorés.

Nous nous regardons et entrons.

Une boite de nuit un peu miteuse, sans grand charme, des banquettes rouges.

Le mari de la cinquantenaire se trémousse, chaîne en or, tee shirt moulant sur ventre rebondit, mon coté esthète prend sur lui.

Nous commandons boire un verre pour se mettre dans l’ambiance.

Le champagne est bon, ouf.

Une jolie fille sur un tabouret du bar qui tourne le dos à la salle, comme pour l’ignorer, son copain , beau garçon au corps tatoué tente de la dérider, elle ne quittera jamais son promontoire.

Une vingtaine de personnes dansent, en faisant attention certains couples sont jolis.

Une femme en dessous blanc se déhanche devant nous, son corps est une énigme, comment peut on être aussi mal foutue et être assez sur de soi pour le montrer ?

Le libertinage à cet avantage qu’il aide à l’acceptation de son corps.

Le champagne, vin de fête, fait son effet notre regard est moins critique, nous allons visiter les lieux.

Une salle de restaurant traversée et des mandarines dégustées, nous grimpons vers les coins câlins.

Les lieux sont plus beaux que la piste de danse, un grand lit à baldaquin, un coin isolé façon boudoir, des marches une pièce petite bondée de corps qui s’emboitent, odeur âcre d’hommes.

La salle de bain bistrot est superbe.

Nous redescendons, pour tombers sur des hublots de navire dans une cloison de métal, une alcôve appétissante, face à un lit dont la tête est un miroir façon années 50, en face une banquette dans le sombre.

Un escalier à descendre et nous voilà à nouveau sur la piste, ambiance moins sexy que le haut.

La cave se visite, en pierre apparente, un sling mais avec coussin, une croix de st André, un rond de pilori rembourré et qui tourne.

Electricité dans le sexe, je déshabille ma coquine, l’attache à la croix de st André et commence à la doigter. Sa mouille me dit son envie.

J’hésite à la baiser ainsi ou la détacher et la placer sur le rond de pilori.

Deuxième option, elle est idéalement placée pour que ma bite qui y rentre comme dans un gant sur mesure tape le haut de son sexe.

Coups lents pour qu’elle me sente totalement.

Un trio descend les escaliers, une jolie métisse s’approche et caresse le corps de ma suppliciée qui rapidement avoue son orgasme, soubresauts dont les cris sont contrariés par une bronchite finissante.

J’enlève ma capote et remonte mon pantalon, le trio nous quitte, pas de commerces envisagés.

Cela m’a donné faim, envie de plus de conforts, d’échanges, de contact de peaux.

Nous remontons dans les étages supérieurs quelques couples baisent, ils ne nous donnent pas envie, le coin à hublot se rappel à nous, nous le cherchons dans ce dédale.

Il est occupé, un couple pas mal baise lentement , aucune frénésie , de la sensualité.En face d'eux un lit à miroir année 50 est libre , à droite sur la banquette à peine perceptible un couple est enlacé.

Vite deshabillés nous commençons à jouer.

Cela attire du monde, pause de couples qui nous contemplent, nous les ignorons pour plus nous concentrer sur notre plaisir.

J’enfile une capote, je bande dur, la fatigue de la semaine est passée, je suis un pervers d'être sensible au décorum comme s'il s'agissait de conjurer les années la pénombre de mon lit conjugal .

Je la pénètre au plus profond et commence un va et vient sensuel, magie des coups reliés au plaisir commun.

Un couple s’approche je me déplace pour qu’il vienne à coté de nous, l’homme tombe le pantalon et se fait sucer.

Dans l’alcôve des râles de plaisirs montent à chaque coup de reins très lents du voisin, elle est couchée sur le ventre, lui au dessus visiblement l’encule avec délice.

Ces cris sont excitants, la femme de l’autre couple se penche sur notre lit, à presque nous toucher, elle offre son fessier à son homme qui s’y enfonce et la fourrage vigoureusement.

Ils finissent.

Pendant ce temps nous continuons à jouir à l’unisson dans la décandance de cette proximité, Changeant de position au gré des variations de plaisir. Tout oublier pour ne vivre que ces vagues qui montent de nos sexes.

Viens l’orgasme, je me lâche, dieu que c’est bon.

Nous restons nus, enlacés à observer.

moment aussi important que les chevauchées.

Les couples passent et la fatigue nous gagne.

En bon macho je me lève et donne le signal, nous sommes vite rhabillés.

En bien éduqué je règle pendant qu'elle est aux toilettes.

Dehors il fait froid désormais, il est trois heure du matin, un taxi passe, je le hèle, chance de cocu et pourtant nous n'avons pas échangé.

Encore l’épreuve des 6 étages et vite dodo, demain je dois visiter trois galeries et garder des forces pour une nouvelle rencontre dans le café d’Amélie Poulin rue Lepic le week-end commence et il se prolongera jusqu’au mardi.

Dans la nuit je serai témoin d'une crise de somnambulisme sexuel que je conterai plus tard.

12/03/2012

Réflexions partouziques

 

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Son rayon fessier me cache le trou que je dois enfiler, il faut dire qu’il s’agite dur entre les cuisses de ma complice.


Ses formes ne m’excitent pas, point la douce courbe des fesses qu’il me plaît de contempler, ni le soyeux des peaux que j’aime humer.


Mon sexe se lasse de mes vaines tentatives et je sens qu’il va me lâcher,
En extrême-onction Je le lance une ultime fois et ne me rend pas compte que la cible est atteinte.


"Hummps ça fait mal , attend un peu" entends je entre deux râles.


Je ne puis attendre sans débander et me retire donc .


Je les laisse baiser et les regarde œuvrer.


Sexe flasque, penaud et un peu colère de mon manque de dureté ou mon incapacité à aller au bout de mes expériences.


Je crois que le sexe pluriel ne m’amuse plus et me dis qu’il est tant de reprendre mes rencontres duo.


Et puis je sais maintenant que je ne suis pas amateur de cul masculin ...


20/02/2012

Nuit du Hammam

 

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Le vent des Alpes avait figorifié notre balade en vélo dans les rues pentues du vieux Lyon , nos corps glacés hurlaient à vouloir du chaud en dégèle d'une libido hibernée. Ce n'était ni le cappuccino, ni le chocolat chaud de cette boutique junk food qui avait pu annoncer le dégèle de nos sens. Affrontant plus encore le froid de la nuit tombante nous nous sommes enfoncés vers la Croix Rousse jusqu'à une discrète porte de fer à l'enseigne Sun City.

Celle ci franchie, le prix de la nudité payé et accomplie grâce aux casiers désormais célébres du lieu, nous voilà dans une immense salle.

Partout des statues tantriques, une hauteur de plafond énorme soulignée par d'immenses lustres rouges, le bar en face, des canapés contre un rocher et au dessus de celui ci une vaste piscine où l'on peut nager entre les statues sous le regard de la cosmogonie indienne.

Le lieu est somptueux, énorme, incroyable et totalement vide. Nous tombons les paréos, mon accompagnatrice novice et pudique se sent génée. Je le suis aussi ne m'aimant point nu, vite l'eau et une nage sans frein d'un maillot, dans le bouillonnement de l'eau.Un couple se décote, nous le frôlons et nous nous réchauffons aux bulles chaudes. Nos yeux nous piques, le chlore nous gêne, il faut sortir. L'eau coule sur nos corps et le froid de l'air saisi nos chairs.

Paréos remis, nous allons vers l'entrée des étages, un salon de cuir nous attend. plus haut des cabines , un couple s'y affaire, nous le regardons . Corps qui s'accouplent en intimité partagée. Mon accompagnatrice est génée. je la conduis vers la porte vitrée du hammam.

Tout est noir, enveloppé par une brume mentolée. Au plafond on distingue des lueurs comme une voûte étoilée un soir de brouillard. Du sol au plafond des petits carreaux noirs, une banquette carrelée de ces même carreaux courre contre les murs. aucun angle tout est en douceur comme une construction de Gaudi.

Nous sommes seuls , la chaleur nous prend, nous nous asseyons et commençons à suer, son corps blanc sur le noir des carreaux m'excite, j'introduis deux doigts dans sa petite chatte, le lieu est aussi humide que notre hammam.Le regard qu'elle me jette est une invite à une première pour elle.

nous sommes trop chauds pour des préliminaires , assise sur la banquette elle écarte les jambes, je m'introduis accroupi devant, elle. Mon sexe tape sur son point G, mes jambes n'ont pas le temps de fatiguer elle part immédiatement.

nous voilà en levrette, elle les mains sur la banquette moi en arrière je vais et viens, de temps en temps une goutte brûlante tombe et nous fouette les sens de sa morsure. Piqûre d'épingle en piment de notre plaisir, nous l'attendons, elle ne vient jamais au même endroit, jamais au même rythme, à chaque fois un cris et un coups de rein plus puissant.

A ce rythme, elle cesse vite, se rassoie et me confesse qu'avec cette chaleur elle ne peut tenir très longtemps, c'est essoufflés et les jambes brisés que nous sortons.

Le canapé anglo indien du bar et un cocktail pour nous remettre toujours seuls.

il fait faim et nous avons reservé à heure fixe pour la suite de la soirée. Douche et vestiaires, un peu cotonneux, on en profite pour visiter le bas, dark room avec cage, slig, hummm dommage que nous soyons sans force, un coups d'oeil intérogateur de ma part, non, rires, vraiment dommage.

Nous sortons, la petite rue est vide, un couple , fin vingtaine, trés BCBG marche, joli, je sens qu'ils vont d'où nous venons, ils me dépassent, et tournent dans le passage du Sun city, je les envie pourquoi n'ai je pas eu la chance à leurs âges et d'apparence aussi sage qu'eux de ne pas avoir connu cela?

Nous pressons le pas à cause du froid, notre table dans un bar à vin nous attend, après les plaisirs charnels, ceux buccaux, Lyon n'est il pas connu pour sa bonne chair aussi.